Elu en 2020, le maire nationaliste de Figari, Jean Giuseppi, sollicitera à nouveau en mars la confiance des électeurs en vue d’un deuxième mandat. Il est pour l’heure le seul candidat déclaré dans cette commune de 1700 habitants. Son programme repose notamment sur la création d’une infrastructure sportive polyvalente, la remise en état du port et la préservation du bâti ancien des appétits spéculatifs.

Le maire sortant Jean Giuseppi souhaite s'inscrire dans la continuité. Il se représente avec une équipe similaire à celle qui a présidé à la destinée de la commune ces six dernières années.
Au terme de son premier mandat, Jean Giuseppi confie ne pas être usé par la fonction de maire. Au contraire : « C’est un rôle à temps plein et on a de plus en plus de responsabilités, oui. C’est vrai aussi que c’est de plus en plus dur de rechercher les financements pour des projets, mais il faut savoir être insistant ! Moi, ça ne m’arrête pas, car je suis viscéralement attaché à ma commune. » Si sa liste n’est pas encore finalisée, le maire sortant indique repartir avec « la quasi totalité » de son équipe municipale : « On veut s’inscrire dans la continuité. »
Une population qui ne cesse d'augmenter
Commune de plus en plus attractive, Figari a franchi la barre des 1 500 habitants entre 2020 et 2026, ce qui lui permettra de disposer de 19 conseillers municipaux au lieu de quinze actuellement. Signe de cette dynamique démographique, une classe supplémentaire a ouvert en 2021 à l’école maternelle. La mairie a réalisé des travaux sur ses deux sites scolaires (climatisation, toilettes extérieures, espace sportif, cour de de l’école maternelle). Et une crèche a vu le jour en septembre pour répondre à la demande de la population.
Un projet de halle aux sports
Aujourd’hui Jean Giuseppi souhaite faire aboutir un projet de halle aux sports, pour répondre au manque d’infrastructures sportives flagrant à Figari. Un projet innovant, puisque l’équipement serait modulable et connecté, pour permettre la pratique du futsal, handball, basket, volley et badminton. La municipalité souhaitait l’implanter sur le site du stade de foot, aujourd’hui à l’abandon. Mais elle a dû y renoncer car le bail emphytéotique qui régit ce terrain ne le permet pas. Toutefois « le projet sera porté sur un terrain communal, à proximité », rassure le maire.
Un cadre légal pour le port
L’autre priorité, c’est l’aménagement du port, qui ne dispose pas d’entité juridique : « Aujourd’hui, le port est est sans droit ni titre, il est anarchique et le mouillage y est interdit. » Jean Giuseppi souhaite lui donner un cadre légal qui permettra un usage conforme aux attentes de la population : « L’idée, ce serait de faire simplement une mise à l’eau, avec peut-être une capitainerie. Mais pas de marina. » Durant le premier mandat, le site a été dépollué : « Il y avait plus de vingt épaves de bateaux quand nous sommes arrivés aux responsabilités. On a mis un an et demi à tout enlever. »
Des vieilles pierres à préserver
Soucieuse de préserver son patrimoine bâti des appétits spéculatifs, la municipalité a déjà fait usage de son droit de préemption sur une vieille bâtisse dans un hameau : « Des gens du village ont été doublés par un acheteur de l’extérieur, qui a fait une surenchère, et on a trouvé ça assez choquant dans le cadre d’une vie de village, donc on a fait usage de notre droit de préemption. On a pu remettre ce logement en état pour le remettre en location, à un prix bien en dessous des prix du marché. » Au total, la municipalité a acquis trois bâtiments, dont la maison Lanfranchi en centre-bourg dans laquelle elle espère héberger des services de proximité, des commerces et des activités culturelles. S’il est ré2lu, Jean Giuseppi promet de continuer à garder « un œil vigilant » sur les vieilles pierres figaraises, n’excluant pas d’user à nouveau de son droit de préemption.
Plus de recettes issues de l'activité aéroportuaire ?
Sujet incontournable à Figari : l’aéroport, propriété de la Collectivité de Corse, concédé à la CCI., qui voit passer près d’un million de voyageurs par an. « Pour nous, l’aéroport génère des contraintes, mais peu de recettes, regrette Jean Giuseppi. La commune ne récupère que la taxe sur le foncier bâti, soit un peu moins de 200 000 euros par an. » Désireux d’être associé de manière plus conséquente aux recettes générées, le maire dit avoir sollicité le président de l’exécutif, Gilles Simeoni : « On a engagé une discussion sur ces questions et j’attends une réponse. »
Une population qui ne cesse d'augmenter
Commune de plus en plus attractive, Figari a franchi la barre des 1 500 habitants entre 2020 et 2026, ce qui lui permettra de disposer de 19 conseillers municipaux au lieu de quinze actuellement. Signe de cette dynamique démographique, une classe supplémentaire a ouvert en 2021 à l’école maternelle. La mairie a réalisé des travaux sur ses deux sites scolaires (climatisation, toilettes extérieures, espace sportif, cour de de l’école maternelle). Et une crèche a vu le jour en septembre pour répondre à la demande de la population.
Un projet de halle aux sports
Aujourd’hui Jean Giuseppi souhaite faire aboutir un projet de halle aux sports, pour répondre au manque d’infrastructures sportives flagrant à Figari. Un projet innovant, puisque l’équipement serait modulable et connecté, pour permettre la pratique du futsal, handball, basket, volley et badminton. La municipalité souhaitait l’implanter sur le site du stade de foot, aujourd’hui à l’abandon. Mais elle a dû y renoncer car le bail emphytéotique qui régit ce terrain ne le permet pas. Toutefois « le projet sera porté sur un terrain communal, à proximité », rassure le maire.
Un cadre légal pour le port
L’autre priorité, c’est l’aménagement du port, qui ne dispose pas d’entité juridique : « Aujourd’hui, le port est est sans droit ni titre, il est anarchique et le mouillage y est interdit. » Jean Giuseppi souhaite lui donner un cadre légal qui permettra un usage conforme aux attentes de la population : « L’idée, ce serait de faire simplement une mise à l’eau, avec peut-être une capitainerie. Mais pas de marina. » Durant le premier mandat, le site a été dépollué : « Il y avait plus de vingt épaves de bateaux quand nous sommes arrivés aux responsabilités. On a mis un an et demi à tout enlever. »
Des vieilles pierres à préserver
Soucieuse de préserver son patrimoine bâti des appétits spéculatifs, la municipalité a déjà fait usage de son droit de préemption sur une vieille bâtisse dans un hameau : « Des gens du village ont été doublés par un acheteur de l’extérieur, qui a fait une surenchère, et on a trouvé ça assez choquant dans le cadre d’une vie de village, donc on a fait usage de notre droit de préemption. On a pu remettre ce logement en état pour le remettre en location, à un prix bien en dessous des prix du marché. » Au total, la municipalité a acquis trois bâtiments, dont la maison Lanfranchi en centre-bourg dans laquelle elle espère héberger des services de proximité, des commerces et des activités culturelles. S’il est ré2lu, Jean Giuseppi promet de continuer à garder « un œil vigilant » sur les vieilles pierres figaraises, n’excluant pas d’user à nouveau de son droit de préemption.
Plus de recettes issues de l'activité aéroportuaire ?
Sujet incontournable à Figari : l’aéroport, propriété de la Collectivité de Corse, concédé à la CCI., qui voit passer près d’un million de voyageurs par an. « Pour nous, l’aéroport génère des contraintes, mais peu de recettes, regrette Jean Giuseppi. La commune ne récupère que la taxe sur le foncier bâti, soit un peu moins de 200 000 euros par an. » Désireux d’être associé de manière plus conséquente aux recettes générées, le maire dit avoir sollicité le président de l’exécutif, Gilles Simeoni : « On a engagé une discussion sur ces questions et j’attends une réponse. »


