Un restaurateur porto-vecchiais crée l’engouement sur les réseaux sociaux

Rédigé le 25/01/2026
Julien Castelli

En mars 2025, Maxime Candas, chef du restaurant "L’Ardoise" à Porto-Vecchio, s’est lancé un peu par hasard dans la création de contenu. En moins d’un an, ses recettes d’aïoli maison ou de veau corse lui ont permis de fidéliser 113 000 abonnés et totaliser 32 millions de vues ! Cette nouvelle notoriété, le cuisinier-vidéaste souhaite désormais la mettre au service des autres.

« Tout a commencé avec une mayonnaise. » Une recette simple, rapide, efficace qui l’a fait percer, comme on dit sur les réseaux sociaux. « Elle a fait cinq millions de vues », n’en revient toujours pas Maxime Candas. Car oui, la mayonnaise a pris, et pas qu’un peu. Le cuistot porto-vecchiais se prend au jeu, à raison d’une vidéo quotidienne diffusée sur Tik Tok, Facebook et Instagram. Des vidéos d’une minute où il revisite des standards divers et variés de la cuisine, tels que le tiramisu, le pot-au-feu, ou le fish & chips (en version corse !). Dix mois plus tard, l’audience n’a pas faibli : « J’ai des notifications tout le temps, c’est fou ! » De ces vidéos, il en a même tiré un livre – un condensé de recettes de sauces froides -  qu’il a vendu à 400 exemplaires sur le Net. « L’idée, c’était de dépoussiérer un peu les recettes de grand-mère, même s’il y en a de très bonnes. »

"Je cuisine même le Figatellu"

Tout va très vite pour Maxime Candas, qui a ouvert son restaurant, L’Ardoise, il y a seulement trois ans avec son épouse Claire. Alors qu’à Porto-Vecchio, beaucoup d’établissements ferment hors-saison, les Candas ont joué la carte de l’ouverture à l’année. Leur emplacement, rue du Maréchal-Juin, y est pour beaucoup : ils sont en ville, certes, mais trop excentrés pour attirer les touristes. Par conséquent – et c’est peu banal à Porto-Vecchio - ils ont décidé de fermer le midi l’été, alors qu’ils enchaînent deux services quotidiens six jours sur sept le reste de l’année. « Ma visibilité sur les réseaux m’a apporté au moins 30 % de fréquentation en plus, se réjouit Maxime. Ce qui fait que cette année, on a pu travailler pour la première fois sans plate-forme de réservation. » 

Les Candas ne courent pas après les clients : la taille modeste de leur salle de restauration (25 places) limite leurs ambitions : « Les vidéos, c’est juste une plus-value, confirme le chef porto-vecchiais, qui n’a pas l’intention d’agrandir son restaurant. Et puis ça m’amuse. » Maxime Candas a été contacté récemment par un télé locale, qui lui a proposé de se filmer sur un format de cinq minutes, pour mettre en avant notamment des produits et recettes corses (*). Les Candas ne le sont pas, corses : « Je suis originaire de l’Oise et ma femme est du Nord. Ma mère vivait déjà à Porto-Vecchio et on est venus la rejoindre après le Covid. » Sur sa carte qui change tous les mois, L’Ardoise propose « une cuisine traditionnelle d’ici et d’ailleurs » et Maxime s’est très bien fait à l’ici : « Aujourd’hui, je cuisine même le figatellu », sourit-il.

Fort de ses 113 000 abonnés et 32 millions de vidéos vues, le restaurateur porto-vecchiais souhaite aujourd’hui se servir de sa notoriété pour mettre en lumière les produits corses ainsi que la chaîne alimentaire porto-vecchiaise : « Je compte faire des vidéos chez mes producteurs notamment, pour valoriser leur travail et montrer tout ce qu’on peut trouver de bon ici. »

(*) Maxime Candas a accepté bénévolement