Chaque 17 janvier, le village de Cassanu se retrouve autour de l’une de ses traditions les plus anciennes et les plus fédératrices, celle de la célébration de Sant’Antone Abbate, saint patron de la confrérie qui porte son nom. Une fête religieuse et populaire à la fois, profondément enracinée dans la mémoire collective, où se mêlent foi, transmission et convivialité.
Chaque 17 janvier, le village de Cassanu se retrouve autour de l’une de ses traditions les plus anciennes et les plus fédératrices, celle de la célébration de Sant’Antone Abbate, saint patron de la confrérie qui porte son nom. Une fête religieuse et populaire à la fois, profondément enracinée dans la mémoire collective, où se mêlent foi, transmission et convivialité.
La confrérie de Sant’Antone Abbate de Cassanu compte aujourd’hui une vingtaine de confrères, reflétant une belle continuité générationnelle. « Ça va de l’âge de mon oncle Jean-Marie, 70 ans, jusqu’aux plus jeunes », précise Maddalena Agostini. Après l’intronisation, l’an dernier, de Jean-Roch Bernard et Loup-Andrea Gabrielli c’est Olivier Bianconi qui a rejoint cette année la fraternité à l’occasion de la fête patronale.
Comme le veut la tradition, la célébration s’est tenue le jour même du 17 janvier, autour d’une messe suivie d’une procession dans le village, rassemblant de nombreux Cassanais. « Tous les ans, on essaie de faire la fête le jour même, le 17. Il y a la messe et la procession au village, qui rassemble beaucoup de monde », rappelle Maddalena Agostini.
Au cœur de la fête, le feu de Noël, soigneusement entretenu jusqu’au jour du saint, parfois même au-delà. « On garde le feu exprès jusqu’à Sant’Antone, il est tout le temps là, pour qu’on puisse faire en priorité les soissons et la soupe de pois chiche », explique-t-elle. Une tradition dont l’origine se perd dans le temps.
« Je ne sais pas vraiment depuis quand ça existe mais je ne peux pas te dire, mais moi j’ai quarante ans et j’ai toujours connu ça. J’ai toujours fêté Sant’Antone sur la place comme ça».
Les confréries voisines sont chaque année invitées à se joindre à la célébration. « Certaines sont à nos côtés, d’autres ne viennent pas toujours forcément, parce que Sant’Antone est fêté partout le 17, mais les gens des villages aux alentours viennent tous les ans », souligne Maddalena Agostini, rappelant l’ancrage régional de cette dévotion partagée.
Cette année, l’intronisation d’Olivier Bianconi a donné une résonance particulière à la cérémonie. « J’ai rejoint la confrérie Sant’Antone Abbate de Cassanu à la suite de la proposition de son prieur, Jean-Marie Agostini. Intégrer cette vieille fraternité, fondée aux premières heures du XVIIᵉ siècle, revêt pour moi une portée profondément symbolique », confie-t-il.
S’il a grandi à Calvi, Olivier Bianconi rappelle que « les racines de ma famille, depuis plusieurs siècles, sont ancrées sur les flancs du Montegrosso ». Vivre aujourd’hui au village et rejoindre la confrérie est pour lui « une manière d’inscrire mes pas dans ceux qui m’ont précédé ».
Au-delà de l’héritage familial, sa démarche se veut spirituelle et collective. « Elle procède d’un désir de servir, d’abord l’Église, puis cette foi populaire si profondément enracinée dans notre île, humble et vivante, que le pape François avait saluée lors de son ultime voyage terrestre parmi nous». Rejoindre la confrérie, ajoute-t-il, « c’est accepter de se mettre au service de la communauté, de veiller à maintenir des liens de solidarité, et de participer à cette transmission culturelle et spirituelle multiséculaire».
La figure de Saint Antoine le Grand guide cet engagement. « Père du monachisme, il choisit le dépouillement, le silence et l’ascèse, non par fuite du monde, mais pour mieux en saisir l’essentiel». Un message qu’Olivier Bianconi juge particulièrement actuel. « À l’heure de la dispersion et du bruit permanent, son exemple nous invite à retrouver le sens de la mesure, de l’engagement discret et du service désintéressé».
Très symboliquement, son intronisation a eu lieu le jour même de la fête du saint. En conclusion, il a tenu à exprimer sa gratitude. « Je remercie chaleureusement le père Laurent pour la célébration de cette messe et pour l’hommage rendu aux confréries de Corse, les consœurs de Calvi, les confrères venus de Feliceto, Lumio, Calenzana, Zilia et Montemaggiore, ainsi que les sœurs du couvent de Marcassu pour leur accueil et leurs chants. Ma reconnaissance va également à l’ensemble des nombreux Balanins présents et aux paroissiens bénévoles qui ont contribué à l’organisation de cette célébration et au banquet fraternel autour du feu qui l’a prolongée».
La confrérie de Sant’Antone Abbate de Cassanu compte aujourd’hui une vingtaine de confrères, reflétant une belle continuité générationnelle. « Ça va de l’âge de mon oncle Jean-Marie, 70 ans, jusqu’aux plus jeunes », précise Maddalena Agostini. Après l’intronisation, l’an dernier, de Jean-Roch Bernard et Loup-Andrea Gabrielli c’est Olivier Bianconi qui a rejoint cette année la fraternité à l’occasion de la fête patronale.
Comme le veut la tradition, la célébration s’est tenue le jour même du 17 janvier, autour d’une messe suivie d’une procession dans le village, rassemblant de nombreux Cassanais. « Tous les ans, on essaie de faire la fête le jour même, le 17. Il y a la messe et la procession au village, qui rassemble beaucoup de monde », rappelle Maddalena Agostini.
Au cœur de la fête, le feu de Noël, soigneusement entretenu jusqu’au jour du saint, parfois même au-delà. « On garde le feu exprès jusqu’à Sant’Antone, il est tout le temps là, pour qu’on puisse faire en priorité les soissons et la soupe de pois chiche », explique-t-elle. Une tradition dont l’origine se perd dans le temps.
« Je ne sais pas vraiment depuis quand ça existe mais je ne peux pas te dire, mais moi j’ai quarante ans et j’ai toujours connu ça. J’ai toujours fêté Sant’Antone sur la place comme ça».
Les confréries voisines sont chaque année invitées à se joindre à la célébration. « Certaines sont à nos côtés, d’autres ne viennent pas toujours forcément, parce que Sant’Antone est fêté partout le 17, mais les gens des villages aux alentours viennent tous les ans », souligne Maddalena Agostini, rappelant l’ancrage régional de cette dévotion partagée.
Cette année, l’intronisation d’Olivier Bianconi a donné une résonance particulière à la cérémonie. « J’ai rejoint la confrérie Sant’Antone Abbate de Cassanu à la suite de la proposition de son prieur, Jean-Marie Agostini. Intégrer cette vieille fraternité, fondée aux premières heures du XVIIᵉ siècle, revêt pour moi une portée profondément symbolique », confie-t-il.
S’il a grandi à Calvi, Olivier Bianconi rappelle que « les racines de ma famille, depuis plusieurs siècles, sont ancrées sur les flancs du Montegrosso ». Vivre aujourd’hui au village et rejoindre la confrérie est pour lui « une manière d’inscrire mes pas dans ceux qui m’ont précédé ».
Au-delà de l’héritage familial, sa démarche se veut spirituelle et collective. « Elle procède d’un désir de servir, d’abord l’Église, puis cette foi populaire si profondément enracinée dans notre île, humble et vivante, que le pape François avait saluée lors de son ultime voyage terrestre parmi nous». Rejoindre la confrérie, ajoute-t-il, « c’est accepter de se mettre au service de la communauté, de veiller à maintenir des liens de solidarité, et de participer à cette transmission culturelle et spirituelle multiséculaire».
La figure de Saint Antoine le Grand guide cet engagement. « Père du monachisme, il choisit le dépouillement, le silence et l’ascèse, non par fuite du monde, mais pour mieux en saisir l’essentiel». Un message qu’Olivier Bianconi juge particulièrement actuel. « À l’heure de la dispersion et du bruit permanent, son exemple nous invite à retrouver le sens de la mesure, de l’engagement discret et du service désintéressé».
Très symboliquement, son intronisation a eu lieu le jour même de la fête du saint. En conclusion, il a tenu à exprimer sa gratitude. « Je remercie chaleureusement le père Laurent pour la célébration de cette messe et pour l’hommage rendu aux confréries de Corse, les consœurs de Calvi, les confrères venus de Feliceto, Lumio, Calenzana, Zilia et Montemaggiore, ainsi que les sœurs du couvent de Marcassu pour leur accueil et leurs chants. Ma reconnaissance va également à l’ensemble des nombreux Balanins présents et aux paroissiens bénévoles qui ont contribué à l’organisation de cette célébration et au banquet fraternel autour du feu qui l’a prolongée».
À Cassanu, Sant’Antone Abbate demeure ainsi bien plus qu’une fête, c’est un temps fort de transmission, de foi vécue et de cohésion villageoise, où la flamme du feu rejoint celle de la mémoire collective. Saint Antoine Abbé, aussi appelé Antoine le Grand, est une figure fondatrice du christianisme oriental.
Né en Égypte au IIIᵉ siècle, il est considéré comme le père du monachisme. Renonçant très jeune à ses biens, il choisit une vie de dépouillement, de prière et de solitude dans le désert, non par rejet du monde, mais pour en atteindre l’essentiel. Son combat spirituel, fait de discipline intérieure, de maîtrise de soi et de solidarité fraternelle, a profondément marqué l’histoire chrétienne. Associé dans la tradition populaire au feu, à la protection des animaux et à la vie rurale, Saint Antoine Abbé incarne une foi simple et exigeante, intimement liée aux communautés villageoises.
À Cassanu, comme dans de nombreux villages de Corse, sa fête demeure un moment où la spiritualité rejoint la terre, la mémoire collective et le lien entre les générations.
Né en Égypte au IIIᵉ siècle, il est considéré comme le père du monachisme. Renonçant très jeune à ses biens, il choisit une vie de dépouillement, de prière et de solitude dans le désert, non par rejet du monde, mais pour en atteindre l’essentiel. Son combat spirituel, fait de discipline intérieure, de maîtrise de soi et de solidarité fraternelle, a profondément marqué l’histoire chrétienne. Associé dans la tradition populaire au feu, à la protection des animaux et à la vie rurale, Saint Antoine Abbé incarne une foi simple et exigeante, intimement liée aux communautés villageoises.
À Cassanu, comme dans de nombreux villages de Corse, sa fête demeure un moment où la spiritualité rejoint la terre, la mémoire collective et le lien entre les générations.


