Vero - Guy Orsoni, détenu, n'assistera pas aux obsèques de son père

Rédigé le 16/01/2026
La rédaction avec l'AFP

Guy Orsoni, qui purge une peine de 13 ans de prison, n'a pas fait de demande de sortie pour assister aux obsèques de son père Alain qui auront lieu samedi, après son assassinat lundi aux funérailles de sa mère, a appris l'AFP de source proche du dossier.

Vero - Guy Orsoni, détenu, n'assistera pas aux obsèques de son père

HO / SPANISH INTERIOR MINISTRY / AFP

Agé de 41 ans et considéré comme une figure du banditisme corse, Guy Orsoni a été condamné en mai à 13 ans de prison pour avoir voulu tenter d'assassiner en 2018 Pascal Porri, de la bande rivale corse du "Petit Bar", et est "placé à l'isolement pour sa sécurité", a précisé une autre source proche du dossier.

Contacté par l'AFP, son avocat Me Martin Reynaud n'a pas souhaité s'exprimer.

Alain Orsoni, figure du nationalisme corse reconverti dans les affaires a été assassiné lundi à 71 ans aux obsèques de sa mère, décédée à 91 ans, dans son village de Vero. Il sera incinéré samedi au crématorium d'Ajaccio avant un "rassemblement familial" prévu à Vero, sans passage au cimetière où il a été mortellement atteint par une balle en pleine poitrine, a précisé jeudi à l'AFP une source proche du dossier.

Il a été tué par "un seul tir" qui a engendré "plusieurs blessures", la balle, tirée par "un fusil de chasse au sens large", ayant "traversé le bras", a indiqué le nouveau parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco) en charge de l'enquête en co-saisine avec la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille.

Vendredi, il reposait au funérarium d'Ajaccio où ses proches recevaient les condoléances.

Les investigations ont été confiées à la police judiciaire d'Ajaccio ainsi qu'à l'Office central de lutte contre le crime organisé (OCLO), pour "meurtre en bande organisée", "participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime" et "participation à une organisation criminelle".


C'est la première enquête dont s'est saisi le Pnaco depuis son entrée en fonction le 5 janvier, "au regard notamment de la qualité de la victime et de son appartenance au milieu corse".