L'actuel directeur du port de plaisance Charles-Ornano à Ajaccio, enfant du pays et homme d’expérience, Paul Corticchiato officialise sa candidature aux élections municipales de mars 2026 à Cutuli è Curtichjatu. Face au maire sortant Jean Biancucci, il revendique un engagement libre et transpartisan, dénonce quinze années d’immobilisme et propose un projet de développement pragmatique, durable et ancré dans l’identité villageoise, avec l’ambition affichée de réconcilier plaine et village et de redonner à la commune toute sa place au sein du pays ajaccien.
Pourquoi avoir choisi de vous présenter à l’élection de la mairie Cuttoli-Corticchiato ? Quel est le sens de votre engagement ?
Je suis né à Cutuli è Curtichjatu. J’y ai passé mon enfance et toute mon adolescence et je suis très attaché à mes racines familiales. C’est à la demande de nombreuses familles de la commune qui partageaient un sentiment de déclassement, d’immobilisme et surtout d’absence de vision d’avenir pour cette commune, rurale par son identité, ses paysages, son patrimoine, ses hameaux mais aussi périurbaine par sa proximité avec Aiacciu. Mon engagement en faveur de notre commune n’est dicté par personne, je l’ai décidé en homme libre, mué par des considérations affectives mais surtout par une volonté de créer une véritable dynamique de développement territoriale autour d’un projet qui parvienne à créer de la cohérence, du lien social, de la croissance et du bien-être pour les populations dans un cadre politique rénové et ambitieux. Ce constat de total immobilisme de la part du maire sortant n’est plus compatible avec les enjeux socio-économiques qui nous sont imposés aujourd’hui par cette société du XXIème siècle. Mes expériences professionnelles et mon parcours d’homme engagé dans la chose publique ont guidé mon choix de me mettre au service des Cuttolais et de conduire une liste aux prochaines municipales. Depuis plusieurs mois nous allons sur le terrain à la rencontre des habitants pour faire valoir un projet ambitieux, réaliste, pragmatique car en lien avec les attentes des Cuttolais et porté par une équipe de femmes et d’hommes sans étiquette politique, compétents, engagés, ancrés sur leur territoire et fiers de leur identité locale.
Jean Biancucci estime que votre objectif est avant tout celui de faire tomber l'unique bastion nationaliste au sein de la CAPA. Que répondez-vous à cela ?
En démocratie, le citoyen est le seul juge et pour ma part je m’engage dans une campagne respectueuse des valeurs et des idées de chacun, dans l’intérêt de mon village natal et de ses habitants. Ce qui compte, ce sont les idées partagées, les projets et les réalisations pour la commune et ses habitants. Mon engagement est trans-partisan. Je suis convaincu depuis toujours que l’échelon intercommunal et la mutualisation des moyens, la coopération territoriale sont des arguments irréfutables pour accompagner une politique de développement ambitieuse. Je ne raisonne donc pas dans une logique de rapport de force comme c’est le cas aujourd’hui entre Cutuli è Curtichjatu et la CAPA, mais au contraire dans une logique de partenariat, d’échange et de négociation intelligente qui préserve les intérêts collectifs d’une communauté. Cutuli et ses habitants méritent une place centrale au sein de l’intercommunalité. C’est une chance pour les communes, quel que soit leur obédience politique. La CAPA permet de faire avancer des projets concrets d’aménagement et de développement et si j’ai l’honneur d’en être le prochain maire je mettrai tout en œuvre pour que Cutuli rayonne au sein du pays ajaccien et porte des projets d’envergure à l’instar des autres communes présentent sur ce territoire.
L’actuel maire agite également la menace du centre de surtri, porté par la CAPA et le Syvadec, aux portes du villages. Pour vous ce centre est-il une bonne chose ?
En tant que citoyen je déplore le retard structurel en matière de gestion de nos déchets. Notre territoire et plus largement notre ile doivent sortir de cette incurie et il appartient aux élus de trouver des solutions pérennes et respectueuses de l’environnement, de la nature et de notre cadre de vie. Dire le contraire est irresponsable car aucune dynamique de développement ne peut s’amorcer sans cette exigence, et aujourd’hui il y a urgence. Urgence à agir car les points de collectes des déchets ménagers sont saturés. Ils polluent notre environnement et incommodent lourdement nos concitoyens. Le tri à la source incitatif est une solution que nous allons nous donner les moyens de mettre en œuvre de manière efficace et pragmatique, mais au regard du retard pris dans la gestion des déchets il convient de pallier à l’enfouissement en développant des alternatives. Le plan « déchets » adopté à l’Assemblée de Corse et voté par le maire de Cutuli è Curtichjatu en 2024 propose de mailler le territoire régional en l’équipant de deux centres de sur-tri adaptés et performants. Et dans ce cas précis il n’est nulle question d’un incinérateur sur Sarrola car il n’y a pas de brulage et donc pas de fumées. Distribuer des tracts mensongers sur le projet, parler d’atteinte à l’environnement, à la population et surtout aux enfants de l’école de Mezzana c’est simplement de l’instrumentalisation pour faire peur aux Cuttolais. Il va de soi que je serai très vigilant et intraitable sur le respect des étapes de la procédure. Je fais confiance, à priori, aux instances compétentes pour veiller au respect des normes environnementales afin que nous puissions collectivement sortir de l’impasse.
Quel bilan tirez-vous des 15 années Biancucci à la tête de la commune ?
C’est un constat d’échec qui prédomine et cela se traduit sur les 15 dernières années par l’absence d’investissements structurants et l’absence de demande de subventions alors que le maire sortant a fait partie de l’exécutif de la majorité territoriale pendant 10 ans. Pour exemple, la sécurisation routière de la sortie de Mezzana en créant un rond-point aurait dû être à minima sa priorité. Aujourd’hui on nous parle d’un tunnel à 14 millions d’euros ttc. Et puis la commune du Cutuli ne dispose toujours pas, géographiquement parlant, d’une centralité forte, il y a une grande fragilité dans l’accès aux services publics, l’habitat s’étend de manière anarchique et très désorganisée, les terres agricoles ne sont plus accessibles à l’élevage et à l’agropastoralisme (+ 350 ha ont été artificialisés), la gestion des déchets (ménagers, alimentaires, encombrants, verts, …) est catastrophique, il y a une très forte dépendance aux véhicules personnels (+ de 2 par foyer), … Le projet que nous portons est résolument en rupture avec ces constats. Il est tourné vers l’avenir et s’inscrit dans une dynamique de développement durable et respectueuse de notre identité. Je le dis très souvent, on ne fera pas une ville à la campagne et nous sommes, tous convaincus, que notre principale richesse réside dans cet esprit villageois qu’il nous appartient de préserver et de faire vivre. Nos propositions sont concrètes, finançables et prêtes à être mises en œuvre sans augmenter les impôts qui je le rappelle sont les plus importants de la région sans pratiquement aucun service en contrepartie. Depuis plusieurs années la commune est bénéficiaire de plus d’1,3 M€ et rien n’a été programmé. Aujourd’hui on nous vend du rêve avec des projets anciens qui ne sont pas subventionnés à ce jour et on veut nous faire croire que ce qui n’a pas été réalisé pendant 15 ans va l’être dans un futur proche. L’opposition réfléchie que nous représentons doit certainement y être pour quelque chose.
Comment réussir à réconcilier plaine et village dans une commune aussi vaste géographiquement parlant ?
Cela commence par restaurer le lien entre le village et la plaine avec des services de proximité efficients et d’une qualité de vie préservée. Pour une complémentarité entre la plaine et le village, il faut réfléchir à la fois sur les habitats, l’aménagement paysager et environnemental qui les abritent, les écosystèmes qui les composent et le type de modèle économique que l’on veut dynamiser. 77,5 % des habitations sont des maisons individuelles qui accueillent plus de 850 ménages sans commodités en termes de services publics, de mobilité, de commerces de proximité. Le grand centre urbain et sa périphérie ont tout dévoré. 1400 véhicules rejoignent chaque jour Aiacciu sans qu’une réflexion approfondie soit menée sur l’intermodalité à partir de la gare de Mezzana. Pour toutes ces questions des moyens techniques et financiers existent et il nous appartient de les mobiliser en sachant convaincre nos partenaires institutionnels (CdC, CAPA, services déconcentrés de l’Etat). Mes fonctions professionnelles de directeur du port d’Aiacciu m’ont permis de développer des compétences dans l’ingénierie de projet et la mobilisation des financements locaux, nationaux et européens. Cette expérience, je souhaite la mettre à profit pour faire bouger les lignes et faire avancer Cutuli è Curtichjatu.
La commune dispose d'une vaste réserve foncière potentiellement constructible, comment envisagez-vous le développement de la commune ?
De manière raisonnée Cutuli è Curtchjatu, de par sa proximité avec Aiacciu a la chance de pouvoir être toujours attractive. Le PLU actuel n’ayant pas été révisé depuis plus de 20 ans, il faudra s’y atteler et le mettre en conformité avec le PADDUC. Le reformater en y intégrant des considérations, environnementales, paysagères, agropastorales. Un développement respectueux de la nature, de son environnement, de son patrimoine, de son cadre de vie qui prenne en compte le lien social et sa nécessaire inclusion sont à mes yeux une priorité.
Justement, quelles seront les priorités et les axes de votre programme pour le développement de la commune ?
Notre programme aura l'ambition de préserver le cadre de vie, d’améliorer les services à la population et de renforcer l'attractivité sans perdre l'âme du territoire. Pour répondre aux besoins, réduire le déficit structurel, recréer le lien intergénérationnel entre les habitants de la commune et lutter contre l’isolement des personnes âgées, nous avons dressé plusieurs priorités. Tout d'abord, la création d’un pôle socio-culturel et sportif à la plaine de Cutuli è Curtichjatu, comprenant une maison d’assistantes maternelles, un jardin d’enfants, une maison des services publics, un pôle associatif et culturel et un espace sportif multi activités. Par ailleurs nous voulons rénover l’école et le bâtiment communal avec en priorité, le remplacement des fenêtres existantes qui ne sont pas isolées, la création d’un préau pour les élèves, la création d’un espace d’activités éducatives et sportives mitoyen à destination des élèves et des enfants du village. Nous souhaitons également créé une déchetterie municipale (déchets verts, encombrants), ainsi qu'une place de village et d’indispensables places de stationnement, tout comme des logements à destination des primo-accédants et des ménages modestes (bail réel solidaire) pour l’installation et l’accès à la propriété de nos jeunes. Enfin, nous souhaitons également agir pour l’enfouissement des réseaux filaires aériens, la sécurisation des accès routiers et des arrêts des bus scolaires ainsi que l’entretien des accotements, la mise en place de référents de quartiers élus ou non et une réflexion sera aussi engagée sur l’assainissement à la plaine de Cutuli. Le programme sera aussi tourné vers l’agriculture (maraichage, cultures pérennes), l’agropastoralisme (notamment les élevages de petits ruminants), l’agroforesterie, l’installation des jeunes agriculteurs, l’accès au foncier agricole, la récupération des eaux pluviales par la création de bassins pluviaux et/ou de retenues collinaires, la prévention des incendies par le démaquisage.Mais aussi la mise en valeur de notre patrimoine historique, culturel et naturel en s’appuyant sur les compétences institutionnelles mais surtout en aidant et en accompagnant les associations dynamiques existantes sur le territoire communal. C'est un programme complet, concret et centré sur la sécurité, la solidarité, l'économie locale, la transition écologique et la qualité de vie de notre territoire et de ses habitants. Sur la base d’une page blanche, notre ambition est de parvenir à créer un lien d'appartenance et d'attachement à notre village.
Je suis né à Cutuli è Curtichjatu. J’y ai passé mon enfance et toute mon adolescence et je suis très attaché à mes racines familiales. C’est à la demande de nombreuses familles de la commune qui partageaient un sentiment de déclassement, d’immobilisme et surtout d’absence de vision d’avenir pour cette commune, rurale par son identité, ses paysages, son patrimoine, ses hameaux mais aussi périurbaine par sa proximité avec Aiacciu. Mon engagement en faveur de notre commune n’est dicté par personne, je l’ai décidé en homme libre, mué par des considérations affectives mais surtout par une volonté de créer une véritable dynamique de développement territoriale autour d’un projet qui parvienne à créer de la cohérence, du lien social, de la croissance et du bien-être pour les populations dans un cadre politique rénové et ambitieux. Ce constat de total immobilisme de la part du maire sortant n’est plus compatible avec les enjeux socio-économiques qui nous sont imposés aujourd’hui par cette société du XXIème siècle. Mes expériences professionnelles et mon parcours d’homme engagé dans la chose publique ont guidé mon choix de me mettre au service des Cuttolais et de conduire une liste aux prochaines municipales. Depuis plusieurs mois nous allons sur le terrain à la rencontre des habitants pour faire valoir un projet ambitieux, réaliste, pragmatique car en lien avec les attentes des Cuttolais et porté par une équipe de femmes et d’hommes sans étiquette politique, compétents, engagés, ancrés sur leur territoire et fiers de leur identité locale.
Jean Biancucci estime que votre objectif est avant tout celui de faire tomber l'unique bastion nationaliste au sein de la CAPA. Que répondez-vous à cela ?
En démocratie, le citoyen est le seul juge et pour ma part je m’engage dans une campagne respectueuse des valeurs et des idées de chacun, dans l’intérêt de mon village natal et de ses habitants. Ce qui compte, ce sont les idées partagées, les projets et les réalisations pour la commune et ses habitants. Mon engagement est trans-partisan. Je suis convaincu depuis toujours que l’échelon intercommunal et la mutualisation des moyens, la coopération territoriale sont des arguments irréfutables pour accompagner une politique de développement ambitieuse. Je ne raisonne donc pas dans une logique de rapport de force comme c’est le cas aujourd’hui entre Cutuli è Curtichjatu et la CAPA, mais au contraire dans une logique de partenariat, d’échange et de négociation intelligente qui préserve les intérêts collectifs d’une communauté. Cutuli et ses habitants méritent une place centrale au sein de l’intercommunalité. C’est une chance pour les communes, quel que soit leur obédience politique. La CAPA permet de faire avancer des projets concrets d’aménagement et de développement et si j’ai l’honneur d’en être le prochain maire je mettrai tout en œuvre pour que Cutuli rayonne au sein du pays ajaccien et porte des projets d’envergure à l’instar des autres communes présentent sur ce territoire.
L’actuel maire agite également la menace du centre de surtri, porté par la CAPA et le Syvadec, aux portes du villages. Pour vous ce centre est-il une bonne chose ?
En tant que citoyen je déplore le retard structurel en matière de gestion de nos déchets. Notre territoire et plus largement notre ile doivent sortir de cette incurie et il appartient aux élus de trouver des solutions pérennes et respectueuses de l’environnement, de la nature et de notre cadre de vie. Dire le contraire est irresponsable car aucune dynamique de développement ne peut s’amorcer sans cette exigence, et aujourd’hui il y a urgence. Urgence à agir car les points de collectes des déchets ménagers sont saturés. Ils polluent notre environnement et incommodent lourdement nos concitoyens. Le tri à la source incitatif est une solution que nous allons nous donner les moyens de mettre en œuvre de manière efficace et pragmatique, mais au regard du retard pris dans la gestion des déchets il convient de pallier à l’enfouissement en développant des alternatives. Le plan « déchets » adopté à l’Assemblée de Corse et voté par le maire de Cutuli è Curtichjatu en 2024 propose de mailler le territoire régional en l’équipant de deux centres de sur-tri adaptés et performants. Et dans ce cas précis il n’est nulle question d’un incinérateur sur Sarrola car il n’y a pas de brulage et donc pas de fumées. Distribuer des tracts mensongers sur le projet, parler d’atteinte à l’environnement, à la population et surtout aux enfants de l’école de Mezzana c’est simplement de l’instrumentalisation pour faire peur aux Cuttolais. Il va de soi que je serai très vigilant et intraitable sur le respect des étapes de la procédure. Je fais confiance, à priori, aux instances compétentes pour veiller au respect des normes environnementales afin que nous puissions collectivement sortir de l’impasse.
Quel bilan tirez-vous des 15 années Biancucci à la tête de la commune ?
C’est un constat d’échec qui prédomine et cela se traduit sur les 15 dernières années par l’absence d’investissements structurants et l’absence de demande de subventions alors que le maire sortant a fait partie de l’exécutif de la majorité territoriale pendant 10 ans. Pour exemple, la sécurisation routière de la sortie de Mezzana en créant un rond-point aurait dû être à minima sa priorité. Aujourd’hui on nous parle d’un tunnel à 14 millions d’euros ttc. Et puis la commune du Cutuli ne dispose toujours pas, géographiquement parlant, d’une centralité forte, il y a une grande fragilité dans l’accès aux services publics, l’habitat s’étend de manière anarchique et très désorganisée, les terres agricoles ne sont plus accessibles à l’élevage et à l’agropastoralisme (+ 350 ha ont été artificialisés), la gestion des déchets (ménagers, alimentaires, encombrants, verts, …) est catastrophique, il y a une très forte dépendance aux véhicules personnels (+ de 2 par foyer), … Le projet que nous portons est résolument en rupture avec ces constats. Il est tourné vers l’avenir et s’inscrit dans une dynamique de développement durable et respectueuse de notre identité. Je le dis très souvent, on ne fera pas une ville à la campagne et nous sommes, tous convaincus, que notre principale richesse réside dans cet esprit villageois qu’il nous appartient de préserver et de faire vivre. Nos propositions sont concrètes, finançables et prêtes à être mises en œuvre sans augmenter les impôts qui je le rappelle sont les plus importants de la région sans pratiquement aucun service en contrepartie. Depuis plusieurs années la commune est bénéficiaire de plus d’1,3 M€ et rien n’a été programmé. Aujourd’hui on nous vend du rêve avec des projets anciens qui ne sont pas subventionnés à ce jour et on veut nous faire croire que ce qui n’a pas été réalisé pendant 15 ans va l’être dans un futur proche. L’opposition réfléchie que nous représentons doit certainement y être pour quelque chose.
Comment réussir à réconcilier plaine et village dans une commune aussi vaste géographiquement parlant ?
Cela commence par restaurer le lien entre le village et la plaine avec des services de proximité efficients et d’une qualité de vie préservée. Pour une complémentarité entre la plaine et le village, il faut réfléchir à la fois sur les habitats, l’aménagement paysager et environnemental qui les abritent, les écosystèmes qui les composent et le type de modèle économique que l’on veut dynamiser. 77,5 % des habitations sont des maisons individuelles qui accueillent plus de 850 ménages sans commodités en termes de services publics, de mobilité, de commerces de proximité. Le grand centre urbain et sa périphérie ont tout dévoré. 1400 véhicules rejoignent chaque jour Aiacciu sans qu’une réflexion approfondie soit menée sur l’intermodalité à partir de la gare de Mezzana. Pour toutes ces questions des moyens techniques et financiers existent et il nous appartient de les mobiliser en sachant convaincre nos partenaires institutionnels (CdC, CAPA, services déconcentrés de l’Etat). Mes fonctions professionnelles de directeur du port d’Aiacciu m’ont permis de développer des compétences dans l’ingénierie de projet et la mobilisation des financements locaux, nationaux et européens. Cette expérience, je souhaite la mettre à profit pour faire bouger les lignes et faire avancer Cutuli è Curtichjatu.
La commune dispose d'une vaste réserve foncière potentiellement constructible, comment envisagez-vous le développement de la commune ?
De manière raisonnée Cutuli è Curtchjatu, de par sa proximité avec Aiacciu a la chance de pouvoir être toujours attractive. Le PLU actuel n’ayant pas été révisé depuis plus de 20 ans, il faudra s’y atteler et le mettre en conformité avec le PADDUC. Le reformater en y intégrant des considérations, environnementales, paysagères, agropastorales. Un développement respectueux de la nature, de son environnement, de son patrimoine, de son cadre de vie qui prenne en compte le lien social et sa nécessaire inclusion sont à mes yeux une priorité.
Justement, quelles seront les priorités et les axes de votre programme pour le développement de la commune ?
Notre programme aura l'ambition de préserver le cadre de vie, d’améliorer les services à la population et de renforcer l'attractivité sans perdre l'âme du territoire. Pour répondre aux besoins, réduire le déficit structurel, recréer le lien intergénérationnel entre les habitants de la commune et lutter contre l’isolement des personnes âgées, nous avons dressé plusieurs priorités. Tout d'abord, la création d’un pôle socio-culturel et sportif à la plaine de Cutuli è Curtichjatu, comprenant une maison d’assistantes maternelles, un jardin d’enfants, une maison des services publics, un pôle associatif et culturel et un espace sportif multi activités. Par ailleurs nous voulons rénover l’école et le bâtiment communal avec en priorité, le remplacement des fenêtres existantes qui ne sont pas isolées, la création d’un préau pour les élèves, la création d’un espace d’activités éducatives et sportives mitoyen à destination des élèves et des enfants du village. Nous souhaitons également créé une déchetterie municipale (déchets verts, encombrants), ainsi qu'une place de village et d’indispensables places de stationnement, tout comme des logements à destination des primo-accédants et des ménages modestes (bail réel solidaire) pour l’installation et l’accès à la propriété de nos jeunes. Enfin, nous souhaitons également agir pour l’enfouissement des réseaux filaires aériens, la sécurisation des accès routiers et des arrêts des bus scolaires ainsi que l’entretien des accotements, la mise en place de référents de quartiers élus ou non et une réflexion sera aussi engagée sur l’assainissement à la plaine de Cutuli. Le programme sera aussi tourné vers l’agriculture (maraichage, cultures pérennes), l’agropastoralisme (notamment les élevages de petits ruminants), l’agroforesterie, l’installation des jeunes agriculteurs, l’accès au foncier agricole, la récupération des eaux pluviales par la création de bassins pluviaux et/ou de retenues collinaires, la prévention des incendies par le démaquisage.Mais aussi la mise en valeur de notre patrimoine historique, culturel et naturel en s’appuyant sur les compétences institutionnelles mais surtout en aidant et en accompagnant les associations dynamiques existantes sur le territoire communal. C'est un programme complet, concret et centré sur la sécurité, la solidarité, l'économie locale, la transition écologique et la qualité de vie de notre territoire et de ses habitants. Sur la base d’une page blanche, notre ambition est de parvenir à créer un lien d'appartenance et d'attachement à notre village.



