Ce vendredi après-midi, lors d’une rencontre avec la presse, Nicolas Septe a tiré le bilan de l’année 2025 sur le plan judiciaire. Saluant les avancées dans la lutte contre la criminalité organisée, avec la mise en place du PRACO, ce pôle régional qui coordonne désormais l’action des parquets, le procureur de la République d’Ajaccio a souligné que l’année à venir sera consacrée à renforcer ces acquis.
« Pour nous, l’année 2025 a été une année charnière. Il n’y aura pas de retour en arrière ». Ce vendredi après-midi, le procureur de la République d’Ajaccio, Nicolas Septe, avait convié la presse pour lui présenter ses vœux pour la nouvelle année. Mais l’exercice lui a surtout permis de tirer le bilan de l’année écoulée, qui a selon été surtout marquée par une prise de conscience collective de l’emprise mafieuse sur l’île. Évoquant en premier lieu le travail des collectifs anti mafia qui ont notamment organisé une séance de travail sur la situation locale et la loi narcotrafic, il a également pointé les manifestations antimafia qui ont eu lieu à Ajaccio et Bastia et qui ont « participé de cette prise de conscience collective et de la nécessité de lutter contre les dérives mafieuses à tous les niveaux, y compris au niveau de l’Éducation nationale ».
En outre, il a relevé que dans sa circulaire de politique pénale générale du 16 octobre 2025, le Garde des Sceaux, fixant les grandes orientations générales d’action, a attaché « une importance particulière à la lutte contre la criminalité organisée et en fait une priorité d’action pour les parquets ». Et il a surtout rappelé que lors de son déplacement en Corse, en février 2025, Gérald Darmanin « a dit qu’il voulait doter la Corse de moyens pour lutter contre la criminalité organisée spécifiques à la Corse ». Une promesse à laquelle le ministre a entendu donner suite avec la circulaire de politique pénale territoriale pour la Corse sortie en juin 2025, qui constitue « la base et le fondement de l’action contre la criminalité organisée, notamment par la création du pôle régional anti-criminalité organisée (PRACO) », a rappelé le procureur de la République d’Ajaccio en soulignant que ce « pôle non juridictionnel de coordination de l’action, créée au parquet général de la Cour d’appel de Bastia, est un pôle unique, différent du PNACO, qui a été mis en œuvre début janvier et est en train d’être constitué et armé humainement pour son travail ».
En outre, il a relevé que dans sa circulaire de politique pénale générale du 16 octobre 2025, le Garde des Sceaux, fixant les grandes orientations générales d’action, a attaché « une importance particulière à la lutte contre la criminalité organisée et en fait une priorité d’action pour les parquets ». Et il a surtout rappelé que lors de son déplacement en Corse, en février 2025, Gérald Darmanin « a dit qu’il voulait doter la Corse de moyens pour lutter contre la criminalité organisée spécifiques à la Corse ». Une promesse à laquelle le ministre a entendu donner suite avec la circulaire de politique pénale territoriale pour la Corse sortie en juin 2025, qui constitue « la base et le fondement de l’action contre la criminalité organisée, notamment par la création du pôle régional anti-criminalité organisée (PRACO) », a rappelé le procureur de la République d’Ajaccio en soulignant que ce « pôle non juridictionnel de coordination de l’action, créée au parquet général de la Cour d’appel de Bastia, est un pôle unique, différent du PNACO, qui a été mis en œuvre début janvier et est en train d’être constitué et armé humainement pour son travail ».
« Ce Praco sera d'abord un lieu d'échange opérationnel entre le parquet d'Ajaccio et le parquet de Bastia, pour échanger sur les évolutions de la criminalité organisée en Corse et pouvoir disposer d'un certain nombre d'informations sur l'écosystème en général », a expliqué Nicolas Septe dans la foulée en détaillant : « Nous avons constaté qu'un certain nombre de dossiers d'incendies criminels peuvent avoir des ramifications avec la Corse du Sud, qu'il y a des mouvements ou des phénomènes qui touchent la Haute Corse, mais qui sont limitrophes de la Corse du Sud. Ces phénomènes doivent être appréhendés de manière régionale. C'est un peu l'idée du PRACO, c'est de ne pas considérer qu'il y a de véritables frontières entre le Nord et le Sud, et de travailler en bonne intelligence. Bien évidemment, nous le ferons sous l'autorité du parquet général, puisque c'est lui qui fixe les orientations stratégiques, qui est le chef d'orchestre de ce PRACO ».
Pour le procureur de la République d’Ajaccio une « impulsion étatique et judiciaire » a donc bien été donnée en matière de lutte contre la criminalité organisée en 2025 et a déjà donné des résultats concrets. Pour preuve, avance Nicolas Septe, les actions menées par la JIRS, le Parquet national financier ou encore la Junalco ont permis de faire avancer plusieurs dossiers sensibles. « Toutes ces juridictions ont participé et œuvré pour lutter contre les dérives criminelles en Corse. Les résultats sont tangibles », a souligné Nicolas Septe.
Alors qu’en 2025, l’accent avait aussi été largement mis autour de la lutte contre le trafic de stupéfiants et a donné lieu à une vingtaine de comparutions immédiates, « notamment pour des livraisons de drogues à la manière des ubers », le procureur a en outre assuré que cette problématique serait maintenue en 2026 comme priorité d’action du parquet ajaccien. « Notre objectif est d’être plus efficace en 2026 et de s’attaquer à ceux qui se cachent derrière les réseaux », a-t-il précisé en dévoilant qu’en lien avec la préfecture, le parquet entend traquer les entrées de produits de stupéfiants sur l’île. « Nous voulons être plus pro actifs sur les contrôles dans les ports et aéroports », a-t-il appuyé en regrettant en parallèle l’inquiétant rajeunissement des profils de consommateurs de stupéfiants, et notamment de cocaïne, sur l’île.
Pour le procureur de la République d’Ajaccio une « impulsion étatique et judiciaire » a donc bien été donnée en matière de lutte contre la criminalité organisée en 2025 et a déjà donné des résultats concrets. Pour preuve, avance Nicolas Septe, les actions menées par la JIRS, le Parquet national financier ou encore la Junalco ont permis de faire avancer plusieurs dossiers sensibles. « Toutes ces juridictions ont participé et œuvré pour lutter contre les dérives criminelles en Corse. Les résultats sont tangibles », a souligné Nicolas Septe.
Alors qu’en 2025, l’accent avait aussi été largement mis autour de la lutte contre le trafic de stupéfiants et a donné lieu à une vingtaine de comparutions immédiates, « notamment pour des livraisons de drogues à la manière des ubers », le procureur a en outre assuré que cette problématique serait maintenue en 2026 comme priorité d’action du parquet ajaccien. « Notre objectif est d’être plus efficace en 2026 et de s’attaquer à ceux qui se cachent derrière les réseaux », a-t-il précisé en dévoilant qu’en lien avec la préfecture, le parquet entend traquer les entrées de produits de stupéfiants sur l’île. « Nous voulons être plus pro actifs sur les contrôles dans les ports et aéroports », a-t-il appuyé en regrettant en parallèle l’inquiétant rajeunissement des profils de consommateurs de stupéfiants, et notamment de cocaïne, sur l’île.



