Cité technique de Montesoro : la CGT Educ’Action de Corse exige des moyens pour accroitre la sécurité

Rédigé le 10/01/2026
Philippe Jammes

Après la montée au créneau du personnel et des enseignants de la cité scolaire de Montesoro, la CGT Educ’Action de Corse appelle à la sérénité mais exige des moyens pour accroitre la sécurité dans l’établissement.


« Suite aux récents événements survenus à la cité technique de Montesoro, la CGT Educ’Action de Corse tient à exprimer sa position et son soutien indéfectible aux personnels » écrit Charles Casabianca de la CGT Educ’Action. « Nous condamnons avec la plus grande fermeté l’agression verbale, un acte inacceptable, dont a été victime la direction de l’établissement de la part d'une mère d’élève ».
Le secrétaire de l’UD CGT de Haute-Corse souligne que l’ensemble des personnels de la cité technique exerce leurs missions dans des conditions de plus en plus dégradées. « Nos établissements scolaires ont un besoin vital de sérénité. La violence, qu'elle soit physique ou verbale, n'a aucune place au sein de nos structures éducatives. L’école doit rester un sanctuaire dédié à l’apprentissage et au respect mutuel. Au-delà de cet incident, c'est la question globale de l'état de nos lycées et collèges qui est posée ». Aussi le syndicat s’adresse-t-il aussi à la Collectivité de Corse : « Il est aujourd’hui urgent et impératif de mettre en place un plan massif de rénovation des établissements scolaires du second degré. Pour les grands établissements comme la cité technique de Montesoro, au cœur d’un quartier dégradé de Bastia et délaissé des politiques publiques, et dont la configuration architecturale et l'emprise foncière sont particulièrement vastes, des mesures concrètes doivent être prises » et Charles Casabianca de préconiser et de réclamer une sécurisation périmétrale pour réduire drastiquement les possibilités d'intrusion et pour protéger la communauté éducative, des moyens technologiques et humains pour renforcer la surveillance des abords, 
et un entretien et une maintenance rigoureuse ainsi qu'une rénovation annuelle conséquente pour pallier le vieillissement des infrastructures.
« L’éducation de nos enfants et les conditions de travail des personnels ne peuvent plus être la variable d’ajustement des politiques budgétaires » conclut la CGT Educ’Action de Corse qui dit rester vigilante et mobilisée « pour que chaque établissement redevienne un lieu sûr et digne de la mission de service public qui est la nôtre ».