À l’occasion d’un point presse ce jeudi, le directeur de cabinet du préfet de Corse-du-Sud, Florian Straser, a livré un premier bilan de la saison des incendies dans le département. Alors que les conditions météorologiques restent défavorables, les autorités appellent à la vigilance à l’approche de la période jugée la plus sensible de l’été.
Du fait de la sécheresse, des températures supérieures aux normales de saison et de l’absence de précipitations, l’été a commencé sous tension sur le front des incendies en Corse-du-Sud. Fin juin, un impact de foudre a ainsi déclenché un important feu dans la forêt territoriale de Bavella-Sambucu qui a ravagé 170 hectares jusqu’à son extinction début juillet. Depuis la pression n’est pas vraiment retombée, même si fort heureusement les surfaces parcourues par les flammes sont restées bien moindres. À l’occasion d’un point presse ce jeudi après-midi, le directeur de cabinet du préfet de Corse-du-Sud, Florian Straser, a tiré un premier bilan des incendies dans le département.
« Depuis début juillet, en incluant l’incendie de Quenza, on compte 46 départs de feu cumulés pour 190 hectares brûlés. En comparaison, en 2024, on était à 21 départs de feu et environ 5 hectares brûlés à la même période », dévoile en tempérant : « Bien évidemment, il y a l’incendie de Quenza qui alourdit le bilan et puis la saison 2024 était particulièrement faible notamment en juillet où on avait eu une activité vraiment restreinte ». Depuis le 1er janvier, ce sont en tout 77 départs de feu, pour 247 hectares brûlés qui ont été recensés en Corse-du-Sud. Et l’heure est à la prudence. « Juste avant le 15 août, nous entrons une période que l'on connaît comme étant la plus sensible. C'est la période historiquement où on a un cumul de départs de feu liés, pour une part, à des comportements malveillants, et pour une autre part à des départs de feu accidentels mais d'origine humaine souvent par négligence. C’est donc une période où on va être extrêmement vigilant à la fois compte tenu de la sécheresse et de la présence en grand nombre de touristes sur les zones concernées », explique Florian Straser en soulignant qu’une attention particulière sera portée à l’Extrême-Sud, où les conditions de sécheresse « pourraient amener à des propagations relativement rapides du feu, notamment sur les jours de vent ». « Les zones de Bonifacio et de Porto Vecchio sont quasiment constamment classées en orange pour les risques d'incendie. Le week-end prochain, il est même possible que l’on passe en risque très sévère d'incendie dans le sud du département. C'est un risque qui va devenir de plus en plus élevé au fur et à mesure des jours pendant le mois d'août » appuie-t-il.
En outre, une vigilance plus particulière est aussi portée à la vallée de la Gravona depuis quelques jours, avec trois départs de feu simultanés qui ont notamment éclaté cette semaine à Vero, Peri et Tavaco. « Dans ce territoire, nous avons connu cinq mises à feu depuis quelques jours qui sont reliées très probablement, sous le couvert de l'enquête en cours, à des comportements malveillants avec des preuves qu'on a pu retrouver et des recherches qui sont en cours. On a donc renforcé très significativement les patrouilles de gendarmerie sur le secteur et le dispositif de sapeurs-pompiers mis en place », indique Florian Straser en rappelant que « les derniers événements du genre remontent à 2018 sur ce secteur », et avaient conduit à l’arrestation d’un pyromane. « Comme tous les ans, nous avons également une vigilance très importante sur le secteur de Conca, avec des patrouilles mises en place spécifiques grâce au concours des armées sur le secteur pour empêcher l'action de potentiels pyromanes qui historiquement agissaient sur le secteur », ajoute-t-il. En raison d’une succession de départs de feu sur le secteur de Saint-Antoine à Ajaccio, vraisemblablement plus liés à de la négligence qu’à de la malveillance, les patrouilles de police et le dispositif de surveillance des sapeurs-pompiers a également été renforcé.
Enfin, le directeur de cabinet du préfet de Corse du Sud a tenu à faire un point sur les moyens aériens positionnés en Corse, qui avaient beaucoup fait couler d’encre au début de l’été, en appuyant sur l’engagement de l’État de ce côté-là. En effet, outre les deux Canadair positionnés à Ajaccio depuis début juillet, Florian Straser a noté que d’autres avions peuvent renforcer rapidement l’île en cas de besoin. « Lors du week-end où nous étions en risque incendie très sévère, on avait trois avions sur la Corse grâce au renfort d’un Dash. Cela a permis de mettre en place ce qu'on appelle un gué aérien armé avec un Canadair, c'est-à-dire qu’un avion qui se maintient en activité de vol régulière toute la journée pour agir encore plus rapidement que d'habitude », souligne-t-il, « Nous avions également bénéficié d'un hélicoptère bombardier lourd supplémentaire le week-end dernier qui a eu une activité très importante sur les feux du Nebbio ».
« Depuis début juillet, en incluant l’incendie de Quenza, on compte 46 départs de feu cumulés pour 190 hectares brûlés. En comparaison, en 2024, on était à 21 départs de feu et environ 5 hectares brûlés à la même période », dévoile en tempérant : « Bien évidemment, il y a l’incendie de Quenza qui alourdit le bilan et puis la saison 2024 était particulièrement faible notamment en juillet où on avait eu une activité vraiment restreinte ». Depuis le 1er janvier, ce sont en tout 77 départs de feu, pour 247 hectares brûlés qui ont été recensés en Corse-du-Sud. Et l’heure est à la prudence. « Juste avant le 15 août, nous entrons une période que l'on connaît comme étant la plus sensible. C'est la période historiquement où on a un cumul de départs de feu liés, pour une part, à des comportements malveillants, et pour une autre part à des départs de feu accidentels mais d'origine humaine souvent par négligence. C’est donc une période où on va être extrêmement vigilant à la fois compte tenu de la sécheresse et de la présence en grand nombre de touristes sur les zones concernées », explique Florian Straser en soulignant qu’une attention particulière sera portée à l’Extrême-Sud, où les conditions de sécheresse « pourraient amener à des propagations relativement rapides du feu, notamment sur les jours de vent ». « Les zones de Bonifacio et de Porto Vecchio sont quasiment constamment classées en orange pour les risques d'incendie. Le week-end prochain, il est même possible que l’on passe en risque très sévère d'incendie dans le sud du département. C'est un risque qui va devenir de plus en plus élevé au fur et à mesure des jours pendant le mois d'août » appuie-t-il.
En outre, une vigilance plus particulière est aussi portée à la vallée de la Gravona depuis quelques jours, avec trois départs de feu simultanés qui ont notamment éclaté cette semaine à Vero, Peri et Tavaco. « Dans ce territoire, nous avons connu cinq mises à feu depuis quelques jours qui sont reliées très probablement, sous le couvert de l'enquête en cours, à des comportements malveillants avec des preuves qu'on a pu retrouver et des recherches qui sont en cours. On a donc renforcé très significativement les patrouilles de gendarmerie sur le secteur et le dispositif de sapeurs-pompiers mis en place », indique Florian Straser en rappelant que « les derniers événements du genre remontent à 2018 sur ce secteur », et avaient conduit à l’arrestation d’un pyromane. « Comme tous les ans, nous avons également une vigilance très importante sur le secteur de Conca, avec des patrouilles mises en place spécifiques grâce au concours des armées sur le secteur pour empêcher l'action de potentiels pyromanes qui historiquement agissaient sur le secteur », ajoute-t-il. En raison d’une succession de départs de feu sur le secteur de Saint-Antoine à Ajaccio, vraisemblablement plus liés à de la négligence qu’à de la malveillance, les patrouilles de police et le dispositif de surveillance des sapeurs-pompiers a également été renforcé.
Enfin, le directeur de cabinet du préfet de Corse du Sud a tenu à faire un point sur les moyens aériens positionnés en Corse, qui avaient beaucoup fait couler d’encre au début de l’été, en appuyant sur l’engagement de l’État de ce côté-là. En effet, outre les deux Canadair positionnés à Ajaccio depuis début juillet, Florian Straser a noté que d’autres avions peuvent renforcer rapidement l’île en cas de besoin. « Lors du week-end où nous étions en risque incendie très sévère, on avait trois avions sur la Corse grâce au renfort d’un Dash. Cela a permis de mettre en place ce qu'on appelle un gué aérien armé avec un Canadair, c'est-à-dire qu’un avion qui se maintient en activité de vol régulière toute la journée pour agir encore plus rapidement que d'habitude », souligne-t-il, « Nous avions également bénéficié d'un hélicoptère bombardier lourd supplémentaire le week-end dernier qui a eu une activité très importante sur les feux du Nebbio ».