Les hommages se multiplient en Corse, et au-delà, après la mort de Dominique Bucchini, ancien maire de Sartene et président de l'assemblée de Corse. Les hommages viennent de tous les bords. Ils saluent l'homme, son engagement et la fidélité à son engagement, l'élu, sa présence, son intégrité, sa droiture.
L’hommage d’Emile Zuccarelli
Les fédérations de la Corse du Parti communiste français
Les communistes viennent de perdre un être cher : leur camarade Dominique Bucchini.
Difficile de choisir des mots pour décrire ce qu’il incarnait : Justice, Solidarité, Fraternité, Émancipation, Ouverture et Respect sont sans doute les plus justes.
On ajoutera "Humanité", le nom de son journal "que l'on vend le matin d'un dimanche à l'affiche qu'on colle au mur du lendemain ".
Nous n'oublierons pas son visage souriant, son regard vif, sa voix chantante, sa poignée de main ferme et sincère, ses paroles d'affection, tout ce qui faisait de lui un être rayonnant et attachant.
Nous n'oublierons pas non plus son élégance d’esprit et de cœur, son attachement à notre culture et notre langue dont il savait si bien mettre en valeur la richesse.
On retiendra de sa vie remarquable, son engagement indéfectible au Parti communiste français, son intégrité et sa droiture.
Dans ses nombreuses fonctions de Maire, de Député européen, de conseiller général, de président de l’Assemblée de Corse, Dominique a agi avec le souci permanent de promouvoir l’intérêt général au service "des spoliés de la terre".
Il avait fait siennes ces paroles si fortes de Jean Nicoli pour les perpétuer et faire en sorte que l’histoire de la Résistance ne s’efface pas. Il était admiratif de ces camarades qui se sont dressés contre la barbarie fachiste pour écrire cette page glorieuse.
Avec intelligence et humilité, le militant qu’il était n’a jamais oublié ses racines populaires et sartenaises.
Partout où il exerça, dans l’éducation nationale, en Afrique puis sur le continent en Vendée ou à Montreuil en région parisienne, il a laissé l’empreinte de son passage comme homme, comme pédagogue, comme passionné de foot, comme militant communiste. Les témoignages nombreux sont unanimes.
Très souvent au stand de la Corse à la Fête de l’Huma celles et ceux qui ont eu, comme nous la chance de le côtoyer, venaient le saluer et exprimer leur plaisir d’avoir eu ces beaux moments avec Dominique.
Homme de culture, il se tournait, dans les moments difficiles vers les grands poètes Aragon, Eluard ou Prévert. Il n’était pas rare qu’il récite ou chante quelques strophes avec un réel bonheur de nous les faire entendre.
En ce moment nos pensées émues vont à sa famille à sa femme, ses enfants et petits-enfants qu’il chérissait.
PNC
LDH
Uniti
Acteur majeur de la vie publique insulaire, Dominique Bucchini a incarné, tout au long de son parcours, une conception exigeante et sincère du service public. Son engagement, guidé par la justice sociale, la démocratie et la dignité humaine, a marqué durablement notre histoire collective.
Homme de convictions fortes, mais toujours ouvert au dialogue, il a su porter la voix de la Corse avec hauteur de vue, sens des responsabilités et attachement indéfectible au bien commun. Son héritage politique et moral demeure une référence pour celles et ceux qui considèrent l’action publique comme un devoir au service de tous.
La liste UNITI s’associe à la douleur de sa famille, de ses proches, de ses amis et de l’ensemble de celles et ceux qui ont travaillé à ses côtés. Nous leur adressons nos condoléances les plus sincères et notre profonde solidarité.
Parti socialiste de Corse-du-Sud
La fédération du Parti socialiste de Corse-du-Sud rend hommage à Dominique Bucchini, grande figure de la gauche corse et ami fidèle du Parti socialiste, décédé à Sartène à l’âge de 82 ans.
Enseignant, militant communiste, maire de Sartène pendant près de vingt-cinq ans, député européen et président de l’Assemblée de Corse de 2010 à 2015, Dominique Bucchini a incarné une gauche populaire, exigeante et républicaine, engagée sans relâche pour la justice sociale, l’égalité et la solidarité.
Son combat constant contre la violence, le racket et toutes les formes d’intimidation, au nom de l’État de droit et de la primauté de la loi républicaine, restera l’un des marqueurs forts de son engagement politique. Ce courage force le respect.
La mandature 2010–2015 à l’Assemblée de Corse restera celle d’un dialogue politique exigeant et sans tabou sur les grands enjeux qui traversent la Corse : logement, précarité, aménagement du territoire, questions sociales et sociétales, mais aussi les sujets transversaux qui interpellent l’ensemble des Corses, tels que la langue, la terre et la sortie de la clandestinité, sur lesquels des avancées réelles ont été obtenues.
Homme de culture et de transmission, Dominique Bucchini croyait à l’émancipation par le savoir comme fondement de l’égalité républicaine.
Avec sa disparition, la Corse perd une voix de gauche forte et libre, la République un ardent défenseur.
Les socialistes de Corse-du-Sud garderont de Dominique le souvenir d’un grand humaniste fidèle en amitié et avide de débattre.
Toujours prêt à l’affrontement au nom de ses idées et sans jamais se départir du respect de l’autre, c’était sa façon à lui de mener le combat politique.
Respectons sa mémoire et sachons suivre l’exemple qu’il nous a laissé.
Nous pensons à sa famille et à ses proches et leurs adressons nos condoléances les plus sincères.
CGT de Haute-Corse
disparition de Dominique Bucchini.
Ancien Président de l’Assemblée de Corse, ancien Maire de Sartène et figure de proue du Parti Communiste,
Dominique était bien plus qu'un responsable politique : il était un repère moral, un homme de convictions
inébranlables et un ami fidèle du monde du travail.
Un homme de valeurs et d'engagements
Pour nous, militants syndicaux, Dominique Bucchini incarnait les mots de Justice, de Solidarité et de Fraternité. Tout
au long de son parcours — de l’Éducation Nationale à ses mandats de Député européen ou de conseiller général — il
a agi avec une obsession constante : la défense de l’intérêt général et le service de ceux qu'il appelait, à la suite de
Jean Nicoli, « les spoliés de la terre ».
Entre la Corse et la République
Dominique portait en lui une synthèse rare et exemplaire. Il était profondément attaché à sa terre, à sa culture et à
la langue corse, dont il savait si bien magnifier la richesse. Mais cet attachement ne fut jamais un repli ; il était
indissociable de son amour pour la République Française, une République sociale, laïque et universelle.
Il restera pour nous l'héritier de la Résistance, celui qui s'est toujours dressé contre la barbarie et l'injustice avec une
droiture qui forçait le respect de tous, au-delà des clivages.
Une empreinte humaine indélébile
Nous garderons en mémoire son élégance d’esprit, sa poignée de main ferme et son optimisme combatif. Qu’il soit
au stand de la Corse à la Fête de l’Humanité ou sur le terrain auprès des travailleurs en lutte, Dominique apportait sa
chaleur, sa culture immense et sa capacité à citer Aragon ou Éluard pour éclairer les moments les plus sombres.
« Avec lui, le militantisme n’était pas seulement un combat, c’était une forme de pédagogie et d’humanité. »
L’Union Départementale CGT de Haute-Corse adresse ses plus sincères condoléances à sa femme, ses enfants, ses
petits-enfants ainsi qu'à ses camarades du Parti Communiste.
Nous saluons une dernière fois le pédagogue, l'élu intègre et le militant infatigable.
À dopu Dominique, amicacciu di lotta, comme disait Aragon un de tes auteurs préférés : « Certains jours, j'ai rêvé
d'une gomme à effacer l'immondice humaine ».
Jean-Martin Mondoloni
politique. Au-delà de nos échanges publics, nous avions su construire une
relation authentique depuis sa bienveillance, sa culture et sa profonde
corsitude. Cette rencontre aura aussi bien imprégné mes engagements
que mon parcours d’homme. Aussi, avec d'autres, je pleure sa disparition
et présente à sa famille et ses proches mes condoléances les plus émues.
Ch’ellu riposi in pace.
Jean-Jacques Panunzi
Il a traversé cinquante ans d’histoire politique de notre île, cinquante ans au cours desquels il a su prendre des positions courageuses. Du quart de siècle à la tête de la commune de Sartène à celle de l’Assemblée de Corse dont il fut le dernier président non nationaliste, sans compter les trente-six années passées au sein de cette institution, ainsi qu’au Conseil Général de la Corse du Sud et un passage au Parlement européen de 1981 à 1984, Dominique Bucchini a été de tous les combats, avec ardeur, convictions et un sens aigu de l’intérêt général tout au long de ce parcours d’exception. La Corse ne peut que lui en être reconnaissante.
A sa famille et à ses proches, je tiens à présenter mes condoléances attristées et sincères.


