Maxime Ancian, 25 ans, est l’un de ces personnages du monde sportif qu’on a plaisir à rencontrer. Un passionné qui vit pour le sport malgré son handicap moteur de naissance. S’il peut marcher avec un déambulateur, il se déplace surtout avec un fauteuil. Et quand on parle tennis, ses yeux pétillent. Le sport c’est sa vie. Aussi a-t-il entamé une formation en vue de l’obtention du BPJEPS, diplôme d'éducateur sportif multi activités. Dans le cadre de la partie pratique de son cursus, CNI l’a rencontré sur les courts de tennis du centre territorial de la ligue corse de tennis où s'est disputé l’ITF « Internaziunali di Corsica ».
- Maxime d'où vous vient cette passion pour le Tennis?
- Mes grands-parents tenaient le Country Club à Borgo dans les années 80, c’était l’un des plus grands clubs de tennis de Corse. J’ai donc baigné dans ce sport tout petit. Depuis quelques années je pratique le tennis-fauteuil. C’est très dur mais je m’entraine 4 à 5 fois par semaine avec Michael Dayan pour progresser et disputer des tournois. Je pense d’ailleurs opter pour un nouveau fauteuil, plus adapté à mon niveau.
- Parlez-nous de ce cursus entrepris en septembre dernier ?
- Le sport c’est ma vie. Après un bac en 2019, un BTS ingénieur en 2021, 2 ans d’étude en licence science ingénierie, j’avais débuté un STAPS mais j’ai arrêté en route. Aujourd’hui j’ai un contrat en alternance et je suis salarié à la ligue corse de tennis où je viens 3 fois par semaine avec pour mission d'y développer le tennis-fauteuil. Parallèlement je suis des cours à la Maison Sport et Santé de Lucciana pour passer mon diplôme BPJEPS multi activités. Parallèlement aussi j’interviens dans des écoles ou centres de loisir pour animer des séances de découverte et de démonstration de tennis fauteuil. En juillet 2025, lors du 1er ITF de la ligue, j’avais organisé une table ronde autour du sport et du handicap et une initiation au tennis-fauteuil. Une manière pour moi de sensibiliser la population insulaire à cette pratique sportive. Récemment j’ai aussi animé des stages en ACM (ndlr : Accueil Collectif de Mineurs) et au sein de l’association OPRA à Paese Novu. On y a fait du basket-fauteuil et une sensibilisation au handicap. Au départ j’avais beaucoup d’appréhension de m’adresser à ces jeunes mais je me suis régalé et attaché aux enfants. Aujourd’hui je suis encore avec des jeunes, de 9 à 14 ans, du centre de loisir de Lucciana, pour une partie pratique de ce diplôme. J’interviens donc en organisateur et non pas en animateur. Suite à cette journée je monterai mon dossier et en septembre je passerai un oral d’une vingtaine de minutes devant un jury.
- Décrivez-nous cette journée…
- Je leur ai déjà présenté en quoi consistait cet ITF, ce qu’étaient des professionnels. Puis ils ont participé à divers ateliers avec le staff de la ligue. Je ne faisais que coordonner tout ça. On avait mis en place des ateliers sur les règles du tennis, les différents coups, des visionnages de match avec un quizz, un atelier de dessin afin de construire une fresque, des initiations sur le terrain couvert ou encore un jeu de loto avec le principal partenaire du tournoi : La Corsica. Durant toute cette journée j’ai réussi à partager ma passion, faire entrer ces jeunes dans mon univers.
- La suite ?
- J’ai donc cet oral en septembre mais je ne compte pas m’arrêter là. Ce BPJEPS se veut une passerelle car je souhaite suivre une autre formation, voire un diplôme universitaire. Je vais continuer mes entrainements en vue de tournois. Je vais également m’occuper de mon association qui s’intitule « Ensemble pour le tennis fauteuil » car nous ne sommes que quatre joueurs en Corse et c'est donc très compliqué de trouver des partenaires. J'aimerais former des DE en Corse, lancer des actions de sensibilisation.
Comment un jeune avec une telle mentalité, une telle volonté, une telle passion, pourrait-il essuyer un … revers ?
- Mes grands-parents tenaient le Country Club à Borgo dans les années 80, c’était l’un des plus grands clubs de tennis de Corse. J’ai donc baigné dans ce sport tout petit. Depuis quelques années je pratique le tennis-fauteuil. C’est très dur mais je m’entraine 4 à 5 fois par semaine avec Michael Dayan pour progresser et disputer des tournois. Je pense d’ailleurs opter pour un nouveau fauteuil, plus adapté à mon niveau.
- Parlez-nous de ce cursus entrepris en septembre dernier ?
- Le sport c’est ma vie. Après un bac en 2019, un BTS ingénieur en 2021, 2 ans d’étude en licence science ingénierie, j’avais débuté un STAPS mais j’ai arrêté en route. Aujourd’hui j’ai un contrat en alternance et je suis salarié à la ligue corse de tennis où je viens 3 fois par semaine avec pour mission d'y développer le tennis-fauteuil. Parallèlement je suis des cours à la Maison Sport et Santé de Lucciana pour passer mon diplôme BPJEPS multi activités. Parallèlement aussi j’interviens dans des écoles ou centres de loisir pour animer des séances de découverte et de démonstration de tennis fauteuil. En juillet 2025, lors du 1er ITF de la ligue, j’avais organisé une table ronde autour du sport et du handicap et une initiation au tennis-fauteuil. Une manière pour moi de sensibiliser la population insulaire à cette pratique sportive. Récemment j’ai aussi animé des stages en ACM (ndlr : Accueil Collectif de Mineurs) et au sein de l’association OPRA à Paese Novu. On y a fait du basket-fauteuil et une sensibilisation au handicap. Au départ j’avais beaucoup d’appréhension de m’adresser à ces jeunes mais je me suis régalé et attaché aux enfants. Aujourd’hui je suis encore avec des jeunes, de 9 à 14 ans, du centre de loisir de Lucciana, pour une partie pratique de ce diplôme. J’interviens donc en organisateur et non pas en animateur. Suite à cette journée je monterai mon dossier et en septembre je passerai un oral d’une vingtaine de minutes devant un jury.
- Décrivez-nous cette journée…
- Je leur ai déjà présenté en quoi consistait cet ITF, ce qu’étaient des professionnels. Puis ils ont participé à divers ateliers avec le staff de la ligue. Je ne faisais que coordonner tout ça. On avait mis en place des ateliers sur les règles du tennis, les différents coups, des visionnages de match avec un quizz, un atelier de dessin afin de construire une fresque, des initiations sur le terrain couvert ou encore un jeu de loto avec le principal partenaire du tournoi : La Corsica. Durant toute cette journée j’ai réussi à partager ma passion, faire entrer ces jeunes dans mon univers.
- La suite ?
- J’ai donc cet oral en septembre mais je ne compte pas m’arrêter là. Ce BPJEPS se veut une passerelle car je souhaite suivre une autre formation, voire un diplôme universitaire. Je vais continuer mes entrainements en vue de tournois. Je vais également m’occuper de mon association qui s’intitule « Ensemble pour le tennis fauteuil » car nous ne sommes que quatre joueurs en Corse et c'est donc très compliqué de trouver des partenaires. J'aimerais former des DE en Corse, lancer des actions de sensibilisation.
Comment un jeune avec une telle mentalité, une telle volonté, une telle passion, pourrait-il essuyer un … revers ?



