Initialement prévue vendredi 25 juillet, jour de la Saint Jacques, la célébration avait été repoussée pour cause de mauvaises conditions météorologiques, au mercredi 30 juillet par l’Associu San Ghjacumu di Sisco. La fête patronale a connu un beau succès dans le petit hameau moyenâgeux de Balba dans le Cap Corse.

L'Associu San Ghjacumu di Sisco s'investit au quotidien pour la préservation du patrimoine de Balba.
Selon la tradition orale, la petite chapelle San Ghjacumu date de 1333. Une dalle de schiste apposée sur la façade principale au-dessus de l’entrée semble l’attester. Afin de consolider la structure de l’édifice, des contreforts ont été édifiés sur les façades latérales au XIXe siècle. Depuis le 17 janvier 2013, la chapelle et le mobilier intérieur sont classés. Dans les années 80, face à la dégradation avancée de l’édifice, une poignée de villageois a entrepris des travaux pour la restaurer. «On doit tout à nos anciens » explique Alain Clémenceau, président de l’association San Ghjacumu, dont l’objectif est la restauration et l’entretien de la chapelle. « On a pris la suite il y a 4 ans mais c’est à eux que l’on doit le bon état de notre chapelle. Délabrée, détériorée, au fil des ans nos anciens ont refait le toit, la façade, les meubles. Aujourd’hui on est dans cette même philosophie, grâce aux fonds récoltés, avec de nombreux projets dont la pose de gouttières pour éviter les infiltrations et des travaux sur les façades ». Aux côtés du jeune-homme, enseignant à Bastia, des villageois dynamiques et motivés : Marcel Raffalli, vice-président, Cathy Boubay, trésorière, Lorraine De Moro Giafferi, secrétaire. « Notre association qui compte une trentaine de membres, met un point d’honneur à perpétuer la tradition, à organiser tous les ans, le 25 juillet, la fête patronale du village » commente C. Boubay.
Un hommage à Saint Jacques de Compostelle
« On ignore pourquoi cette chapelle honore St Jacques de Compostelle. Peut-être un l’hommage d’un villageois qui s’est rendu à Compostelle » avance une villageoise. Une chose est sûre, le hameau, y compris la tour ronde de 1536, a été construit autour de l’édifice religieux. Pas de doute non plus sur le saint honoré. La fameuse coquille Saint Jacques apparait sur la cape du Saint représenté sur une toile de 2,05 m sur 1,35 m qui s’affiche au-dessus de l’autel, intitulée : « Saint Jacques et Saint Michel aux pieds de la Vierge à l’enfant ». On y voit la Vierge, agenouillée sur des nuées, tenant l’Enfant-Jésus dans ses bras. Elle est entourée de neuf têtes d’anges, de Saint Jacques tenant son bourdon de pèlerin dans sa main gauche et Saint Michel, vêtu en militaire romain, une lance à la main.
L’auteur du tableau est inconnu, il pourrait être l’œuvre d’un jeune artiste italien du 18e siècle, disciple d’un grand maître. « La toile était en très mauvais état en raison notamment de l’humidité et nous avons dû la faire restaurer » explique A. Clémenceau. C’est une restauratrice de Calenzana, Madeleine Allegrini, qui a effectué le minutieux travail. « Un travail remarquable. Elle a procédé par petites retouches. Elle a véritablement sauvé la toile. Le cadre a aussi été refait » ajoute C. Boubay. Si à l’origine on trouvait sur la toile, collée à la cape de St Jacques, une coquille St Jacques en métal précieux, celle-ci a été mise sous cadre dans la chapelle pour mieux la protéger.
On distingue toutefois sur la peinture la trace de celle-ci. De même la couronne qui ornait la tête de l’Enfant-Jésus a elle aussi était encadrée à droite de l’autel. Autres belles reliques : un ciboire du 16e, un bronze « La mise au tombeau » du 16e et un ostensoire à ampoule du 17e.
Ce mercredi l’association l’Associu San Ghjacumu di Sisco avait donc programmé une messe, à l’extérieur, pour célébrer le Saint comme il se soit. Elle a été dite par le Père Michel Magdeleine, responsable de l’unité paroissiale de Brando, assisté du diacre Gérard Cesari. Autour de l’accordéoniste Armand Paoli, enfant du pays, sa chorale «Core di Sisco» a animé l’office. Un buffet convivial et un concert du groupe siscais « Radica » ont suivis.
« Voir ce monde est encourageant » se réjouissait Alain Clémenceau. « En hiver nous sommes une quinzaine à vivre ici, en été on approche la soixantaine. Tout l’été on laisse la chapelle ouverte car elle se situe sur le sentier des chapelles de Sisco et c’est important pour nous de faire découvrir notre patrimoine. La chapelle est aussi ouverte pour la Toussaint et à Pâques et pour différents offices : baptêmes, mariage, décès. Le dernier baptême a été célébré en 2016 ». Une phrase qui fait rebondir aussitôt Ange-Pierre Vivoni, le maire de Sisco. « Figurez-vous que j’ai été baptisé dans cette chapelle le 30 juillet 1951 ! ».
Un hommage à Saint Jacques de Compostelle
« On ignore pourquoi cette chapelle honore St Jacques de Compostelle. Peut-être un l’hommage d’un villageois qui s’est rendu à Compostelle » avance une villageoise. Une chose est sûre, le hameau, y compris la tour ronde de 1536, a été construit autour de l’édifice religieux. Pas de doute non plus sur le saint honoré. La fameuse coquille Saint Jacques apparait sur la cape du Saint représenté sur une toile de 2,05 m sur 1,35 m qui s’affiche au-dessus de l’autel, intitulée : « Saint Jacques et Saint Michel aux pieds de la Vierge à l’enfant ». On y voit la Vierge, agenouillée sur des nuées, tenant l’Enfant-Jésus dans ses bras. Elle est entourée de neuf têtes d’anges, de Saint Jacques tenant son bourdon de pèlerin dans sa main gauche et Saint Michel, vêtu en militaire romain, une lance à la main.
L’auteur du tableau est inconnu, il pourrait être l’œuvre d’un jeune artiste italien du 18e siècle, disciple d’un grand maître. « La toile était en très mauvais état en raison notamment de l’humidité et nous avons dû la faire restaurer » explique A. Clémenceau. C’est une restauratrice de Calenzana, Madeleine Allegrini, qui a effectué le minutieux travail. « Un travail remarquable. Elle a procédé par petites retouches. Elle a véritablement sauvé la toile. Le cadre a aussi été refait » ajoute C. Boubay. Si à l’origine on trouvait sur la toile, collée à la cape de St Jacques, une coquille St Jacques en métal précieux, celle-ci a été mise sous cadre dans la chapelle pour mieux la protéger.
On distingue toutefois sur la peinture la trace de celle-ci. De même la couronne qui ornait la tête de l’Enfant-Jésus a elle aussi était encadrée à droite de l’autel. Autres belles reliques : un ciboire du 16e, un bronze « La mise au tombeau » du 16e et un ostensoire à ampoule du 17e.
Ce mercredi l’association l’Associu San Ghjacumu di Sisco avait donc programmé une messe, à l’extérieur, pour célébrer le Saint comme il se soit. Elle a été dite par le Père Michel Magdeleine, responsable de l’unité paroissiale de Brando, assisté du diacre Gérard Cesari. Autour de l’accordéoniste Armand Paoli, enfant du pays, sa chorale «Core di Sisco» a animé l’office. Un buffet convivial et un concert du groupe siscais « Radica » ont suivis.
« Voir ce monde est encourageant » se réjouissait Alain Clémenceau. « En hiver nous sommes une quinzaine à vivre ici, en été on approche la soixantaine. Tout l’été on laisse la chapelle ouverte car elle se situe sur le sentier des chapelles de Sisco et c’est important pour nous de faire découvrir notre patrimoine. La chapelle est aussi ouverte pour la Toussaint et à Pâques et pour différents offices : baptêmes, mariage, décès. Le dernier baptême a été célébré en 2016 ». Une phrase qui fait rebondir aussitôt Ange-Pierre Vivoni, le maire de Sisco. « Figurez-vous que j’ai été baptisé dans cette chapelle le 30 juillet 1951 ! ».