Roller Derby : Les Bastiaises en souffrance à Marseille

Rédigé le 03/04/2025
Philippe Jammes

En déplacement à Marseille le week-end dernier pour la 2e journée du championnat N2 zone Sud, le Roller Derby Bastiacciu espérait assurer son maintien. Battues sur le fil, les joueuses bastiaises devront finalement passer par les barrages.

« Le déplacement a été compliqué » souligne la Marie-Pierre Samani, la créatrice du club. « Après une très belle 1ère étape où nous avions enregistré à Montpellier deux victoires pour une défaite, nous n’avons pu rivaliser ce week-end à Marseille. Nous payons les soucis de manque de créneaux d’entrainement et nous devions aussi composer avec de nombreuses joueuses absentes pour blessures ».

Samedi, lors de la 1ère journée de cette 2e étape, les Rolling Castagne se sont inclinées 87-194 contre les Mars Invaders de Marseille. « La journée de samedi a vraiment été très compliquée et on n'a pas donné ce qu'on voulait » commente  Marie-Pierre, alias « Maria Caillasse »sur le parquet. Ce dimanche, nos rolleuses corses ont cette fois subi la loi des Rad'ass de Toulon, 106- 153. « Le match a été plus serré, nous avons tout donné et réalisé tout de même une belle partie. Mais ces deux défaites sont synonymes de barrages, des barrages que nous ne pourrons peut-être pas disputer, faute de joueuses disponibles » déclare déçue, un brin dépitée MP Samani. « On est donc proches de la relégation en N3 pour l'année prochaine. C'est une bonne claque au moral pour le club, mais peut-être aussi l'occasion de se remettre en question et de remettre les choses à plat pour redémarrer sur de bonnes bases la saison prochaine». Réaction à chaud de Marie-Pierre qui tempère cependant sa déception. « Vous avez raison, ce sont des réactions à chaud mais il va vraiment falloir qu'on discute entre nous. Savoir comment on peut négocier et appréhender ces barrages dans les meilleures conditions». Un revers pour mieux rebondir ?

On veut le croire et on peut être optimistes au vu de la mentalité des compétitrices bastiaises, des combattantes qui ont démontré qu’en seulement quelques années on peut passer de l’ombre d’un parking bastiais aux lumières des plus grands complexes sportifs du sud de la France. Faites-nous encore rêver les filles !