Dans un contexte sportif tendu, marqué par la place de lanterne rouge en Ligue 2, les socios du Sporting Club de Bastia ont rencontré ce mercredi 11 février le président Claude Ferrandi et son staff au stade Armand-Cesari, à Furiani. Une réunion publique à l’initiative des supporters pour obtenir des réponses claires sur les finances, le mercato et l’avenir immédiat du club.
« Une situation financière saine »
C’était un échange nécessaire au vu de la situation sportive du Sporting, lanterne rouge de Ligue 2. Un exercice de transparence envers les socios et les supporters, avec une réunion qui a débuté dans le vif du sujet, notamment avec les questions sur les finances du club. Son président, Claude Ferrandi, l’a assuré : « Aujourd’hui le Sporting est un club sain. On était parti sur un budget à 14 millions d’euros. Avec les investisseurs, on avait prévu de lever 4 millions, on n’a pu en lever que 3,1 millions. »
Le président du club a rappelé que le budget a été validé avec un encadrement de la masse salariale en raison d’une crainte liée au changement de statut. Claude Ferrandi a également évoqué les postes de dépenses les plus importants : « 5,3 millions d’euros de masse salariale, 1,5 million pour le staff et 1,7 million pour la formation » ainsi que les autres coûts : « Organiser un match à Furiani coûte 1,2 million d’euros, les déplacements 600.000 euros par an. La masse salariale représente 50 % du budget. On est dans les bons ratios pour la DNCG. »
Si le président ne ferme pas la porte à l’ouverture du capital à des investisseurs étrangers à la Corse, il fixe toutefois une ligne rouge : « Pas question d’ouvrir le club à n’importe qui. Il y aura une approbation, et il faudra savoir qui sont ces gens-là. Et surtout ce que cela implique pour le club. Est-ce qu’on est prêt à vendre notre âme ? »
Claude Ferrandi a rappelé le contexte économique difficile pour les clubs de Ligue 2 et l’obligation d’être raisonnable : « Il faut accepter de travailler en intégrant vraiment qui on est aujourd’hui. Le Sporting est un grand club qui se bat avec peu de moyens. »
Le mercato
Les interrogations des socios ont également porté sur le mercato : seulement deux recrues, un contraste avec les concurrents directs qui se sont renforcés mais aussi la possibilité de faire appel à des joueurs au chômage ou encore au réseau corse présent dans le staff des clubs professionnels.
Gilles Cioni : « Je suis frustré de ne pas avoir fait un numéro 9. On ne peut pas dire que c’est un échec, car on a recruté deux joueurs d’expérience qui peuvent apporter une plus-value. »
Le coordinateur sportif a évoqué un mercato difficile en raison du classement du club : « On a surtout été attaqués sur notre effectif. J’ai perdu beaucoup d’énergie pour retenir les joueurs. » Rappelant que « certains ont préféré aller à Laval, Grenoble, Amiens qu’au Sporting, et parfois ce n’est pas que financier. »
Concernant l’aide des anciens joueurs du Sporting Club de Bastia présents dans les staffs de grands clubs, Gilles Cioni a rappelé la réalité du football aux supporters bastiais : « J’ai eu Grégory Lorenzi, Jean-Louis Leca et Flo Ghisolfi. Il faut que vous sachiez que ce sont des gens qui doivent rendre des comptes à leurs actionnaires. Je ne mets pas en doute leur capacité à aider le Sporting, car ce sont des enfants du club, mais ils ne peuvent pas faire ce qu’ils veulent. »
Sur les joueurs au chômage : « On n’a pas pris le risque de faire signer des joueurs qui n’ont plus joué depuis six mois. »
Ces questions sur le mercato ont permis à Claude Ferrandi de clarifier les inquiétudes autour de Medhi Merghem : « Aujourd’hui Medhi est qualifié. » Avant d’expliquer que l’imbroglio administratif autour de sa situation de joueur libre était lié, selon lui, à un non-versement de salaire de la part de la JS Kabylie et aux procédures qui ont suivi.
L’intention d’acheter Juan Guevara a également été évoquée : « L’option d’achat pour Juan Guevara est à 300.000 euros. Je pense qu’on pourra le faire pour la saison 26-27. » a avancé Claude Ferrandi
Préparer la saison prochaine
Des dirigeants qui n’ont pas échappé à la grande interrogation du moment : le Sporting Club de Bastia sera-t-il en Ligue 2 ou en Ligue 3 la saison prochaine ? Si, du côté de la présidence, « en toute sincérité », c’est « quelque chose que l’on n’aborde pas », le discours reste centré sur le maintien : « Ça fait partie des risques, mais aujourd’hui on est focus sur le maintien. Aujourd’hui on parle de budget Ligue 2, pas du budget Ligue 3. »
Pourtant, la question est plus que légitime, notamment en termes de construction de l’effectif : « On ne pourra pas recruter si on ne sort pas quelques joueurs. Ça fait partie du schéma. Aujourd’hui, on est 29 dans le vestiaire. » a indiqué Claude Ferrandi.
Pour Gilles Cioni, le coordinateur sportif : « On est tous d’accord qu’il faut remodeler l’équipe en faisant partir des joueurs et en en faisant entrer d’autres, avec un recrutement plus ciblé qui nous corresponde un peu plus. » Rappelant qu’il faut également : « des profils jeunes à potentiel, car on est forcé de vendre tous les ans. On est obligé de passer par cette politique de jeunes joueurs pour les revendre, et de joueurs pour les encadrer. » Évoquant « une équipe compétitive difficile à maintenir sur deux ou trois ans, car on aura l’obligation de vendre », tout en préférant « toujours des joueurs qui se battent sur le terrain. »
Lanterne rouge de Ligue 2, avec le spectre de la relégation qui guette, l’exaspération de certains supporters s’est faite, vivement, entendre. L’équipe dirigeante, appelant à l’union sacrée, a expliqué que le club « est sur le bon chemin pour se sauver » .
C’était un échange nécessaire au vu de la situation sportive du Sporting, lanterne rouge de Ligue 2. Un exercice de transparence envers les socios et les supporters, avec une réunion qui a débuté dans le vif du sujet, notamment avec les questions sur les finances du club. Son président, Claude Ferrandi, l’a assuré : « Aujourd’hui le Sporting est un club sain. On était parti sur un budget à 14 millions d’euros. Avec les investisseurs, on avait prévu de lever 4 millions, on n’a pu en lever que 3,1 millions. »
Le président du club a rappelé que le budget a été validé avec un encadrement de la masse salariale en raison d’une crainte liée au changement de statut. Claude Ferrandi a également évoqué les postes de dépenses les plus importants : « 5,3 millions d’euros de masse salariale, 1,5 million pour le staff et 1,7 million pour la formation » ainsi que les autres coûts : « Organiser un match à Furiani coûte 1,2 million d’euros, les déplacements 600.000 euros par an. La masse salariale représente 50 % du budget. On est dans les bons ratios pour la DNCG. »
Si le président ne ferme pas la porte à l’ouverture du capital à des investisseurs étrangers à la Corse, il fixe toutefois une ligne rouge : « Pas question d’ouvrir le club à n’importe qui. Il y aura une approbation, et il faudra savoir qui sont ces gens-là. Et surtout ce que cela implique pour le club. Est-ce qu’on est prêt à vendre notre âme ? »
Claude Ferrandi a rappelé le contexte économique difficile pour les clubs de Ligue 2 et l’obligation d’être raisonnable : « Il faut accepter de travailler en intégrant vraiment qui on est aujourd’hui. Le Sporting est un grand club qui se bat avec peu de moyens. »
Le mercato
Les interrogations des socios ont également porté sur le mercato : seulement deux recrues, un contraste avec les concurrents directs qui se sont renforcés mais aussi la possibilité de faire appel à des joueurs au chômage ou encore au réseau corse présent dans le staff des clubs professionnels.
Gilles Cioni : « Je suis frustré de ne pas avoir fait un numéro 9. On ne peut pas dire que c’est un échec, car on a recruté deux joueurs d’expérience qui peuvent apporter une plus-value. »
Le coordinateur sportif a évoqué un mercato difficile en raison du classement du club : « On a surtout été attaqués sur notre effectif. J’ai perdu beaucoup d’énergie pour retenir les joueurs. » Rappelant que « certains ont préféré aller à Laval, Grenoble, Amiens qu’au Sporting, et parfois ce n’est pas que financier. »
Concernant l’aide des anciens joueurs du Sporting Club de Bastia présents dans les staffs de grands clubs, Gilles Cioni a rappelé la réalité du football aux supporters bastiais : « J’ai eu Grégory Lorenzi, Jean-Louis Leca et Flo Ghisolfi. Il faut que vous sachiez que ce sont des gens qui doivent rendre des comptes à leurs actionnaires. Je ne mets pas en doute leur capacité à aider le Sporting, car ce sont des enfants du club, mais ils ne peuvent pas faire ce qu’ils veulent. »
Sur les joueurs au chômage : « On n’a pas pris le risque de faire signer des joueurs qui n’ont plus joué depuis six mois. »
Ces questions sur le mercato ont permis à Claude Ferrandi de clarifier les inquiétudes autour de Medhi Merghem : « Aujourd’hui Medhi est qualifié. » Avant d’expliquer que l’imbroglio administratif autour de sa situation de joueur libre était lié, selon lui, à un non-versement de salaire de la part de la JS Kabylie et aux procédures qui ont suivi.
L’intention d’acheter Juan Guevara a également été évoquée : « L’option d’achat pour Juan Guevara est à 300.000 euros. Je pense qu’on pourra le faire pour la saison 26-27. » a avancé Claude Ferrandi
Préparer la saison prochaine
Des dirigeants qui n’ont pas échappé à la grande interrogation du moment : le Sporting Club de Bastia sera-t-il en Ligue 2 ou en Ligue 3 la saison prochaine ? Si, du côté de la présidence, « en toute sincérité », c’est « quelque chose que l’on n’aborde pas », le discours reste centré sur le maintien : « Ça fait partie des risques, mais aujourd’hui on est focus sur le maintien. Aujourd’hui on parle de budget Ligue 2, pas du budget Ligue 3. »
Pourtant, la question est plus que légitime, notamment en termes de construction de l’effectif : « On ne pourra pas recruter si on ne sort pas quelques joueurs. Ça fait partie du schéma. Aujourd’hui, on est 29 dans le vestiaire. » a indiqué Claude Ferrandi.
Pour Gilles Cioni, le coordinateur sportif : « On est tous d’accord qu’il faut remodeler l’équipe en faisant partir des joueurs et en en faisant entrer d’autres, avec un recrutement plus ciblé qui nous corresponde un peu plus. » Rappelant qu’il faut également : « des profils jeunes à potentiel, car on est forcé de vendre tous les ans. On est obligé de passer par cette politique de jeunes joueurs pour les revendre, et de joueurs pour les encadrer. » Évoquant « une équipe compétitive difficile à maintenir sur deux ou trois ans, car on aura l’obligation de vendre », tout en préférant « toujours des joueurs qui se battent sur le terrain. »
Lanterne rouge de Ligue 2, avec le spectre de la relégation qui guette, l’exaspération de certains supporters s’est faite, vivement, entendre. L’équipe dirigeante, appelant à l’union sacrée, a expliqué que le club « est sur le bon chemin pour se sauver » .


