Pour sa sixième édition, E Culturale a une nouvelle fois transformé les trois villages de Montegrossu en lieux de rencontres et de réflexion. Littérature, histoire et psychologie ont rythmé un week-end placé sous le signe de la proximité, avec des auteurs de renom venus partager leurs ouvrages et échanger avec un public fidèle.
Pendant deux jours, les village de Cassani, Lunghignanu et Montemaiò ont vécu au rythme de la littérature, de l’histoire et de la réflexion. Pour sa sixième édition, E Culturale a une nouvelle fois démontré que la culture trouve toute sa place au cœur du monde rural, en proposant des rencontres de qualité accessibles à tous.
Le festival s’est ouvert samedi soir dans l’église de Cassanu avec l’écrivain corse Marc Biancarelli, venu présenter son dernier roman Roman National, récemment publié aux éditions Actes Sud. Une rencontre suivie d’une séance de dédicaces qui a permis au public d’échanger directement avec l’auteur dans un cadre particulièrement intimiste.
Dimanche, le rendez-vous s’est poursuivi à Lunghignanu où Anna Moretti a entraîné les participants dans un voyage historique et littéraire consacré à « Napoléon dans la littérature russe », offrant un éclairage original sur la manière dont l’Empereur a inspiré les écrivains russes au fil des siècles.
La clôture de cette sixième édition s’est déroulée à Montemaiò, sur la place de la mairie, avec une conférence très attendue du psychologue, psychanalyste et écrivain Joseph Agostini, animée par Elisa Allard, modératrice de conférence.
Interroger la normalité
À travers ses deux derniers ouvrages, Les Faux Virils et Vivre avec son ou ses obsession(s), Joseph Agostini a proposé une réflexion profonde autour d’une question volontairement provocatrice : « Faut-il être fou pour vivre normalement ? »
L’auteur a invité le public à s’interroger sur les normes sociales qui façonnent les comportements contemporains.
« Les réseaux sociaux sont souvent des diktats. On a tendance à faire du copier-coller de leurs valeurs et de leurs critères. Est-ce que cela ne produit pas finalement davantage de personnes malheureuses que de personnes réellement adaptées et heureuses ? », a-t-il expliqué.
Pour lui, la véritable santé mentale ne consiste pas à rechercher un bonheur permanent mais à accepter toutes les émotions qui composent une vie.
« Quand on fait une psychanalyse, on apprend surtout à être lucide, à affronter sa tristesse et ses tourments plutôt qu’à les masquer derrière une injonction permanente au bonheur».
Une intervention qui a suscité de nombreux échanges avec le public autour de la notion de normalité, des injonctions sociales et du regard porté sur la différence.
La culture au plus près des habitants
Pour Marie-Antoinette Mambrini, deuxième adjointe au maire de Montegrossu et vice-présidente du CCAS, l’objectif du festival reste inchangé depuis sa création : rendre la culture accessible à tous.
« C’est très important d’organiser ce genre d’événement dans le rural. Cela permet d’amener la culture au plus proche des habitants, car tout le monde ne peut pas se déplacer dans les grandes villes. C’est finalement la culture qui vient à la rencontre des gens».
Cette volonté de proximité constitue l’ADN même d’E Culturale, qui investit successivement les trois villages de la commune afin que chaque hameau participe pleinement à cette dynamique culturelle.
Dix-huit ans d’engagement pour Musa Nostra
Partenaire fidèle de l’événement, l’association littéraire Musa Nostra, née à Bastia il y a dix-huit ans, accompagne le festival depuis ses débuts à Montegrossu.
Sa représentante, Lucia Memmi, n’a pas caché son attachement à cette manifestation.
« Depuis six ans, nous sommes très heureux de participer à E Culturale à l’invitation de toute l’équipe municipale. Nous venons présenter des auteurs, des livres et partager notre passion de la littérature ».
Elle souligne également la qualité de l’accueil réservé par la commune.
« Les habitants sont extrêmement sympathiques. C’est toujours un immense plaisir de revenir ici. Chaque année, nous proposons des auteurs différents afin de faire découvrir de nouveaux univers littéraires au public».
Les écrivains invités sont sélectionnés collectivement en fonction de la qualité de leurs ouvrages et des thématiques abordées, en concertation avec la municipalité et le CCAS.
Une édition qui confirme son succès
En réunissant littérature contemporaine, histoire et réflexion sur les grands enjeux de société, cette sixième édition d’E Culturale confirme la place singulière qu’occupe désormais le festival dans le paysage culturel balanin.
Au-delà des conférences, ce sont surtout les échanges entre auteurs et habitants qui font la richesse de cette manifestation. Dans les églises, sur les places de village ou au détour d’une séance de dédicaces, les rencontres se prolongent naturellement, illustrant parfaitement la vocation d’un festival qui place le dialogue et la proximité au cœur de son projet.
Une nouvelle réussite pour la commune de Montegrossu qui prouve, une fois encore, que la culture peut rayonner loin des grandes scènes et trouver dans les villages un public fidèle, curieux et toujours plus nombreux.
Le festival s’est ouvert samedi soir dans l’église de Cassanu avec l’écrivain corse Marc Biancarelli, venu présenter son dernier roman Roman National, récemment publié aux éditions Actes Sud. Une rencontre suivie d’une séance de dédicaces qui a permis au public d’échanger directement avec l’auteur dans un cadre particulièrement intimiste.
Dimanche, le rendez-vous s’est poursuivi à Lunghignanu où Anna Moretti a entraîné les participants dans un voyage historique et littéraire consacré à « Napoléon dans la littérature russe », offrant un éclairage original sur la manière dont l’Empereur a inspiré les écrivains russes au fil des siècles.
La clôture de cette sixième édition s’est déroulée à Montemaiò, sur la place de la mairie, avec une conférence très attendue du psychologue, psychanalyste et écrivain Joseph Agostini, animée par Elisa Allard, modératrice de conférence.
Interroger la normalité
À travers ses deux derniers ouvrages, Les Faux Virils et Vivre avec son ou ses obsession(s), Joseph Agostini a proposé une réflexion profonde autour d’une question volontairement provocatrice : « Faut-il être fou pour vivre normalement ? »
L’auteur a invité le public à s’interroger sur les normes sociales qui façonnent les comportements contemporains.
« Les réseaux sociaux sont souvent des diktats. On a tendance à faire du copier-coller de leurs valeurs et de leurs critères. Est-ce que cela ne produit pas finalement davantage de personnes malheureuses que de personnes réellement adaptées et heureuses ? », a-t-il expliqué.
Pour lui, la véritable santé mentale ne consiste pas à rechercher un bonheur permanent mais à accepter toutes les émotions qui composent une vie.
« Quand on fait une psychanalyse, on apprend surtout à être lucide, à affronter sa tristesse et ses tourments plutôt qu’à les masquer derrière une injonction permanente au bonheur».
Une intervention qui a suscité de nombreux échanges avec le public autour de la notion de normalité, des injonctions sociales et du regard porté sur la différence.
La culture au plus près des habitants
Pour Marie-Antoinette Mambrini, deuxième adjointe au maire de Montegrossu et vice-présidente du CCAS, l’objectif du festival reste inchangé depuis sa création : rendre la culture accessible à tous.
« C’est très important d’organiser ce genre d’événement dans le rural. Cela permet d’amener la culture au plus proche des habitants, car tout le monde ne peut pas se déplacer dans les grandes villes. C’est finalement la culture qui vient à la rencontre des gens».
Cette volonté de proximité constitue l’ADN même d’E Culturale, qui investit successivement les trois villages de la commune afin que chaque hameau participe pleinement à cette dynamique culturelle.
Dix-huit ans d’engagement pour Musa Nostra
Partenaire fidèle de l’événement, l’association littéraire Musa Nostra, née à Bastia il y a dix-huit ans, accompagne le festival depuis ses débuts à Montegrossu.
Sa représentante, Lucia Memmi, n’a pas caché son attachement à cette manifestation.
« Depuis six ans, nous sommes très heureux de participer à E Culturale à l’invitation de toute l’équipe municipale. Nous venons présenter des auteurs, des livres et partager notre passion de la littérature ».
Elle souligne également la qualité de l’accueil réservé par la commune.
« Les habitants sont extrêmement sympathiques. C’est toujours un immense plaisir de revenir ici. Chaque année, nous proposons des auteurs différents afin de faire découvrir de nouveaux univers littéraires au public».
Les écrivains invités sont sélectionnés collectivement en fonction de la qualité de leurs ouvrages et des thématiques abordées, en concertation avec la municipalité et le CCAS.
Une édition qui confirme son succès
En réunissant littérature contemporaine, histoire et réflexion sur les grands enjeux de société, cette sixième édition d’E Culturale confirme la place singulière qu’occupe désormais le festival dans le paysage culturel balanin.
Au-delà des conférences, ce sont surtout les échanges entre auteurs et habitants qui font la richesse de cette manifestation. Dans les églises, sur les places de village ou au détour d’une séance de dédicaces, les rencontres se prolongent naturellement, illustrant parfaitement la vocation d’un festival qui place le dialogue et la proximité au cœur de son projet.
Une nouvelle réussite pour la commune de Montegrossu qui prouve, une fois encore, que la culture peut rayonner loin des grandes scènes et trouver dans les villages un public fidèle, curieux et toujours plus nombreux.



