Le samedi 7 et dimanche 8 mars à Ajaccio, la DRAC de Corse et l’Institut national de recherches archéologiques préventives ont organisé la première édition des Journées régionales de l’archéologie. L’occasion de sensibiliser la population contre le pillage archéologique qui pourrait tenter les possesseurs de détecteurs de métaux.
Cette première édition des Journées régionales de l’archéologie avait pour objectif de présenter l’actualité de la recherche archéologique préventive et programmée, ainsi que les enjeux d’étude, de protection, et de valorisation du patrimoine archéologique de la Corse. Ces deux journées ont permis de fédérer l’ensemble des acteurs de la recherche archéologique présents sur l’île, tout en valorisant le travail partenarial conduit avec les collectivités, les universités et les laboratoires au niveau régional, national et international.
Point d’orgue de cette première édition, la remise officielle des scellés de gendarmerie, issus de la saisie judiciaire réalisée en 2022 à la suite d’une affaire de pillage de biens archéologiques. En scrutant d’éventuelles tentatives de revente sur les réseaux sociaux, les enquêteurs étaient tombés sur des annonces particulièrement douteuses, en l’occurrence des pièces de monnaie du Moyen-Âge et divers objets militaires. « En remontant le fil, ils ont découvert un réseau organisé qui faisait de la revente sur toute la Corse », révèle Laetitia Deudon, cheffe du service régional de l’archéologie à la Direction régionales des affaires culturelles (DRAC). Ce pillage, opéré en divers endroits en Corse, s’est ajouté à d’autres ayant fait l’actualité ces dernières années, comme le trésor du golfe de Lava ou les fouilles illégales avec détecteur de métaux opérées sur le site antique d’Aleria.
"Chasse au trésor"
Au-delà de la symbolique remise des scellés, une convention a été signée entre les services de la gendarmerie nationale et la DRAC, en vue d’intensifier la lutte contre le pillage archéologique. Car le phénomène va croissant, confirme Laetitia Deudon : « Il y a eu plusieurs affaires de pillage entre 2019 et 2024, avec aussi des vols de pierres sur des monuments historiques ou des églises. » Selon l’archéologue, cette augmentation du pillage archéologique est dû « à la forte promotion, sur les réseaux sociaux, du phénomène de la chasse au trésor. Et on voit de plus en plus se développer des activités de détecteurs de métaux. »
Leur usage est autorisé quand il s’agit d’inspecter une portion de plage ou de maquis, mais il est bien évidemment prohibé sur un site archéologique classé, les sanctions pénales pouvant aller jusqu’à sept années d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende. « Le patrimoine archéologique, c’est un bien commun, rappelle Laetitia Deudon. Le confisquer, pour un motif vénal, c’est fragiliser la ressource et ça engendre une perte d’informations scientifiques. »
Point d’orgue de cette première édition, la remise officielle des scellés de gendarmerie, issus de la saisie judiciaire réalisée en 2022 à la suite d’une affaire de pillage de biens archéologiques. En scrutant d’éventuelles tentatives de revente sur les réseaux sociaux, les enquêteurs étaient tombés sur des annonces particulièrement douteuses, en l’occurrence des pièces de monnaie du Moyen-Âge et divers objets militaires. « En remontant le fil, ils ont découvert un réseau organisé qui faisait de la revente sur toute la Corse », révèle Laetitia Deudon, cheffe du service régional de l’archéologie à la Direction régionales des affaires culturelles (DRAC). Ce pillage, opéré en divers endroits en Corse, s’est ajouté à d’autres ayant fait l’actualité ces dernières années, comme le trésor du golfe de Lava ou les fouilles illégales avec détecteur de métaux opérées sur le site antique d’Aleria.
"Chasse au trésor"
Au-delà de la symbolique remise des scellés, une convention a été signée entre les services de la gendarmerie nationale et la DRAC, en vue d’intensifier la lutte contre le pillage archéologique. Car le phénomène va croissant, confirme Laetitia Deudon : « Il y a eu plusieurs affaires de pillage entre 2019 et 2024, avec aussi des vols de pierres sur des monuments historiques ou des églises. » Selon l’archéologue, cette augmentation du pillage archéologique est dû « à la forte promotion, sur les réseaux sociaux, du phénomène de la chasse au trésor. Et on voit de plus en plus se développer des activités de détecteurs de métaux. »
Leur usage est autorisé quand il s’agit d’inspecter une portion de plage ou de maquis, mais il est bien évidemment prohibé sur un site archéologique classé, les sanctions pénales pouvant aller jusqu’à sept années d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende. « Le patrimoine archéologique, c’est un bien commun, rappelle Laetitia Deudon. Le confisquer, pour un motif vénal, c’est fragiliser la ressource et ça engendre une perte d’informations scientifiques. »

Des fouilles subaquatiques ont été réalisées dans la rivière Solenzara. PHOTO CORSE IMAGES SOUS-MARINES ALAIN TOUZET
Des fouilles dans les rivières aussi
Durant le week-end, un hommage a été rendu à Louis Ambrogi, l’un des pionniers de l’archéologie sous-marine en Corse. Décédé il y a quelques années, il avait participé à de nombreuses campagnes d’archéologie en mer, tout autour de l’île. Accompagné de Franck Allegrini-Simonetti et Michel Oliva, il avait notamment déclaré l’épave de la Giraglia, en 1992.
En Corse, l’archéologie se pratique sur terre, en mer, mais aussi dans les rivières. Des pieux en bois qui constituaient les vestiges d’un pont ont récemment été découverts dans la rivière Solenzara. La DRAC va développer ce type de fouilles en eaux douces dès le mois d’avril, en encadrant des fouilles dans les embouchures du Golu et du Tavignanu. « Nous recherchons des vestiges de digues et d’aménagements portuaires et fluviaux qui pourraient nous renseigner sur l’activité portuaire de l’île au cours de l’histoire », détaille Laetitia Deudon. Des fouilles qui pourraient aussi s’étendre sur les lagunes de l’étang de Diana et de Biguglia. A Biguglia, la DRAC espère notamment retrouver trace de pêcheries qui s’y étaient installées entre le XIIIe et le XIXe siècle.
Durant le week-end, un hommage a été rendu à Louis Ambrogi, l’un des pionniers de l’archéologie sous-marine en Corse. Décédé il y a quelques années, il avait participé à de nombreuses campagnes d’archéologie en mer, tout autour de l’île. Accompagné de Franck Allegrini-Simonetti et Michel Oliva, il avait notamment déclaré l’épave de la Giraglia, en 1992.
En Corse, l’archéologie se pratique sur terre, en mer, mais aussi dans les rivières. Des pieux en bois qui constituaient les vestiges d’un pont ont récemment été découverts dans la rivière Solenzara. La DRAC va développer ce type de fouilles en eaux douces dès le mois d’avril, en encadrant des fouilles dans les embouchures du Golu et du Tavignanu. « Nous recherchons des vestiges de digues et d’aménagements portuaires et fluviaux qui pourraient nous renseigner sur l’activité portuaire de l’île au cours de l’histoire », détaille Laetitia Deudon. Des fouilles qui pourraient aussi s’étendre sur les lagunes de l’étang de Diana et de Biguglia. A Biguglia, la DRAC espère notamment retrouver trace de pêcheries qui s’y étaient installées entre le XIIIe et le XIXe siècle.