Un accident provoqué par un véhicule, survenu fin septembre devant l’école Marcellesi, a relancé la question de la sécurisation des abords des établissements scolaires à Portivechju. L’élu d’opposition Jean-Michel Sauli estime qu’il convient de la renforcer. Jean-Christophe Angelini n’est pas contre, mais refuse de voir la politique qu’il a menée dans ce domaine être réduite à l’agissement d’un chauffard.
Mercredi soir au conseil municipal, un débat s'est engagé afin de savoir ce qu'il conviendrait de faire de plus pour améliorer la sécurisation aux abords des écoles porto-vecchiaises.
« U rispettu, un ci n'è più. » Jean-Michel Sauli fulmine après l’accident qui a conduit « une grand-mère » à être hospitalisée, « choquée ». Elle traversait la route devant l’école élémentaire Marcellesi avec son petit-fils quand elle a été renversée par un individu au volant de sa voiture. Très investi sur ces questions de sécurisation de l’espace public aux abords des écoles, Jean-Michel Sauli y voit un avertissement à prendre au sérieux. Et enjoint le conseil municipal porto-vecchiais à réagir : « Un jour, il y aura une catastrophe et on va regarder par terre parce qu’on aura honte », redoute l’élu d’opposition, proche de Georges Mela.
Et mercredi soir, lors du conseil municipal, il a vu dans l’affectation au budget de 187 667 euros un levier financier « pour générer [les postes de] trois policiers municipaux ou cinq ASVP (les agents de surveillance de la voie publique, NDLR) ». Des effectifs supplémentaires qu’il souhaiterait voir postés aux abords des écoles, prioritairement aux heures d’entrée et de sortie des enfants. Cette somme de 187 667 euros correpond au produit des amendes de police, reversé par l’État à la commune sur l’année 2025. Problème : la législation impose d’affecter cette somme à des dépenses relatives au financement d’opérations d’amélioration des transports en commun et de sécurité routière. Non pour ouvrir des postes de policiers municipaux ou d’ASVP. « Ca n’enlève rien au fait que s’il faut des effectifs supplémentaires, on pourrait voir comment on redispatche », a accueilli favorablement Jacky Agostini, l’adjoint aux finances.
"Ne faisons pas de démagogie"
Se gardant bien de minimiser « la dangerosité » de l’accident dont a été victime cette grand-mère porto-vecchiaise, Nathalie Maisetti a rappelé que celui-ci avait eu lieu en dehors des heures d’école, soit « à 16 h 50 ». Ce qui a fait bondir Jean-Michel Sauli : « Il y a la garderie après. On ne peut pas dire : "c’est bon, la cloche a sonné..." » Au diapason de son adjointe aux affaires scolaires, Jean-Christophe Angelini est monté d’un cran dans l’agacement : « Ne faisons pas de démagogie. C’est un accident, comme il en arrive partout. Le risque zéro n’existe pas et j’en suis profondément désolé. Mais je ne peux pas laisser dire qu’on n’a rien fait. En matière de sécurité, on a beaucoup fait. Et cela ne peut pas être réduit à un imbécile au volant d’une voiture qui percute l’un des nôtres... » En réaction à l’intervention du maire, Georges Mela a pris la défense de son colistier : « Notre objectif n’est pas de profiter d’un événement malheureux pour faire ressurgir des manquements des uns et des autres. Ce que veut dire Jean-Mi, c’est que si demain un drame survient, on sera tous responsables de façon collective. C’est pour cela qu’il convient de se pencher sur le problème et voir comment on a la possibilité de flécher des crédits aux abords des écoles, autant que faire se peut. »
Mi-septembre, un feu tricolore intelligent avait été installé par la municipalité devant l’école de Trinité, en vue de réduire la vitesse sur cette ligne droite sensible. « On a répondu à la demande des parents », a précisé Nathalie Maisetti, qui planche également sur « une solution pour l’école de Murateddu ». Elle a proposé enfin aux élus de se réunir en commission afin de faire émerger des solutions pour chaque établissement, au cas par cas. De son côté, le conseiller municipal en charge de la politique de la ville, Cyril Peres-Cesari, a annoncé « travailler avec le sous-préfet sur un contrat intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance. D’ici janvier-février, ce contrat sera lancé ».
Et mercredi soir, lors du conseil municipal, il a vu dans l’affectation au budget de 187 667 euros un levier financier « pour générer [les postes de] trois policiers municipaux ou cinq ASVP (les agents de surveillance de la voie publique, NDLR) ». Des effectifs supplémentaires qu’il souhaiterait voir postés aux abords des écoles, prioritairement aux heures d’entrée et de sortie des enfants. Cette somme de 187 667 euros correpond au produit des amendes de police, reversé par l’État à la commune sur l’année 2025. Problème : la législation impose d’affecter cette somme à des dépenses relatives au financement d’opérations d’amélioration des transports en commun et de sécurité routière. Non pour ouvrir des postes de policiers municipaux ou d’ASVP. « Ca n’enlève rien au fait que s’il faut des effectifs supplémentaires, on pourrait voir comment on redispatche », a accueilli favorablement Jacky Agostini, l’adjoint aux finances.
"Ne faisons pas de démagogie"
Se gardant bien de minimiser « la dangerosité » de l’accident dont a été victime cette grand-mère porto-vecchiaise, Nathalie Maisetti a rappelé que celui-ci avait eu lieu en dehors des heures d’école, soit « à 16 h 50 ». Ce qui a fait bondir Jean-Michel Sauli : « Il y a la garderie après. On ne peut pas dire : "c’est bon, la cloche a sonné..." » Au diapason de son adjointe aux affaires scolaires, Jean-Christophe Angelini est monté d’un cran dans l’agacement : « Ne faisons pas de démagogie. C’est un accident, comme il en arrive partout. Le risque zéro n’existe pas et j’en suis profondément désolé. Mais je ne peux pas laisser dire qu’on n’a rien fait. En matière de sécurité, on a beaucoup fait. Et cela ne peut pas être réduit à un imbécile au volant d’une voiture qui percute l’un des nôtres... » En réaction à l’intervention du maire, Georges Mela a pris la défense de son colistier : « Notre objectif n’est pas de profiter d’un événement malheureux pour faire ressurgir des manquements des uns et des autres. Ce que veut dire Jean-Mi, c’est que si demain un drame survient, on sera tous responsables de façon collective. C’est pour cela qu’il convient de se pencher sur le problème et voir comment on a la possibilité de flécher des crédits aux abords des écoles, autant que faire se peut. »
Mi-septembre, un feu tricolore intelligent avait été installé par la municipalité devant l’école de Trinité, en vue de réduire la vitesse sur cette ligne droite sensible. « On a répondu à la demande des parents », a précisé Nathalie Maisetti, qui planche également sur « une solution pour l’école de Murateddu ». Elle a proposé enfin aux élus de se réunir en commission afin de faire émerger des solutions pour chaque établissement, au cas par cas. De son côté, le conseiller municipal en charge de la politique de la ville, Cyril Peres-Cesari, a annoncé « travailler avec le sous-préfet sur un contrat intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance. D’ici janvier-février, ce contrat sera lancé ».