Ouvert fin mai au rond-point du Pruneddu à Portivechju, U Ponti réunit marché agricole, magasin et espace restauration exclusivement centrés autour de productions locales. Au-delà de sa vocation commerciale, U Ponti a un objectif vertueux : tout faire pour éviter qu’un fruit ou un légume ne finisse à la poubelle.
L'anti-gaspi, un sacerdoce pour Camille Susini, Dumè Marcellesi (et son frère Thomas caché au fond).
Porté par les frères Thomas et Dumè Marcellesi (eux-mêmes cultivateurs), U Ponti comprend un magasin avec épicerie, primeur et cave, une exploitation maraîchère, une boulangerie, une fromagerie et un bistrot agricole. Au centre du projet : des produits alimentaires, corses exclusivement. Une grosse vingtaine de maraîchers alimentent notamment les étals de fruits et légumes d’U Ponti. Et les débuts sont prometteurs, commercialement parlant : « On parvient à vendre directement 85 à 90 % des produits », s’en réjouit Dumè Marcellesi.
Et les 10 à 15 % restants ? Un fruit, ou un légume un peu fripé n'est pas bon à jeter : il est certes retiré de la vente classique mais peut se retrouver soit dans une cagette à prix réduit, soit en cuisine pour être transformé (en jus, salade ou compote) avant de se retrouver à la carte du bistrot. Et pour les fruits réellement impropres à la consommation, direction le compost, « qui n’est pas une poubelle », en est convaincu Dumè Marcellesi. Fort de ces trois leviers de reconversion, le Porto-Vecchiais certifie que, depuis l’ouverture, « on n’a pas mis un gramme de fruit ou de légume à la poubelle ».
3,1% des produits finissent à la poubelle au niveau national
À l'échelle de la filière, les écarts sont autrement plus importants. Selon une étude publiée en 2025 par FranceAgriMer et Interfel, 30 % des fruits et légumes sont écartés du circuit du frais au cours de la chaîne. Une partie (18 %) est toutefois valorisée pour l'alimentation humaine ou animale. Au final, les pertes et gaspillages au stade de la consommation s’élèvent à 3,1 %.
Et les 10 à 15 % restants ? Un fruit, ou un légume un peu fripé n'est pas bon à jeter : il est certes retiré de la vente classique mais peut se retrouver soit dans une cagette à prix réduit, soit en cuisine pour être transformé (en jus, salade ou compote) avant de se retrouver à la carte du bistrot. Et pour les fruits réellement impropres à la consommation, direction le compost, « qui n’est pas une poubelle », en est convaincu Dumè Marcellesi. Fort de ces trois leviers de reconversion, le Porto-Vecchiais certifie que, depuis l’ouverture, « on n’a pas mis un gramme de fruit ou de légume à la poubelle ».
3,1% des produits finissent à la poubelle au niveau national
À l'échelle de la filière, les écarts sont autrement plus importants. Selon une étude publiée en 2025 par FranceAgriMer et Interfel, 30 % des fruits et légumes sont écartés du circuit du frais au cours de la chaîne. Une partie (18 %) est toutefois valorisée pour l'alimentation humaine ou animale. Au final, les pertes et gaspillages au stade de la consommation s’élèvent à 3,1 %.
En amont de la vente, il convient aussi de respecter le produit, et en cela, la saisonnalité joue à plein sur l’approvisionnement des étals. « On n’a plus une seule tomate depuis le 5 septembre », relève Dumè Marcellesi. L'an dernier, son exploitation agricole en avait pourtant produit « jusqu'au 20 octobre ». Mais cette année, la canicule a écourté les récoltes : « Avec des températures constamment élevées, y compris la nuit, les plants se mettent en position de défense. » Si les courgettes et les concombres ont davantage résisté, poivrons et aubergines ont beaucoup souffert également. Dumè Marcellesi prend acte du changement climatique : « On fait le choix de dire aux gens : il n'y a plus de tomates, c'est l'évolution de la nature. »
Tous les jours, les employés d’U Ponti vérifient inlassablement l’état des produits. « C’est même notre mission principale », reconnaît Camille Susini, la directrice du magasin. Et elle ne s’arrête pas là : « On discute aussi beaucoup avec les clients, et on leur donne des conseils de conservation. Par exemple, d’éviter de les superposer ou d’en acheter trop d’un coup. » Les bases du zéro déchet sont posés, mais U Ponti souhaite aller encore plus loin dans la nouvelle vie des produits déclassés : « On aimerait proposer nos propres produits finis et transformés », confie Camille Susini, qui rêve de lancer la marque U Ponti, à travers « une gamme de pots pour bébés, des plats cuisinés ou des légumes en bocaux ». Rien ne se perd, tout se déguste !
Tous les jours, les employés d’U Ponti vérifient inlassablement l’état des produits. « C’est même notre mission principale », reconnaît Camille Susini, la directrice du magasin. Et elle ne s’arrête pas là : « On discute aussi beaucoup avec les clients, et on leur donne des conseils de conservation. Par exemple, d’éviter de les superposer ou d’en acheter trop d’un coup. » Les bases du zéro déchet sont posés, mais U Ponti souhaite aller encore plus loin dans la nouvelle vie des produits déclassés : « On aimerait proposer nos propres produits finis et transformés », confie Camille Susini, qui rêve de lancer la marque U Ponti, à travers « une gamme de pots pour bébés, des plats cuisinés ou des légumes en bocaux ». Rien ne se perd, tout se déguste !