Après trois jours de grève, une sortie de conflit se dessine à la Corsica Linea. Le STC annonce avoir signé un protocole avec la direction, notamment sur la titularisation de CDD et le report de l’affrètement du Massalia au 1er janvier. La CGT, de son côté, reste dans l’attente d’une réponse de la direction concernant ses préavis.
Après trois jours de mobilisation, une sortie de grève se dessine à la Corsica Linea. Le STC annonce avoir signé ce vendredi après-midi un protocole de sortie de grève avec la direction, à l’issue d’une réunion avec le président de la compagnie. Pour rappel, le mouvement avait débuté mardi, sur fond de désaccord notamment autour de l’affrètement du Massalia, navire de La Méridionale, sur les lignes de la délégation de service public, en remplacement d’un navire de la Corsica Linea. Vendredi matin encore, le STC avait bloqué l’accès au port de commerce de Bastia, affirmant qu’aucun passager ne pourrait embarquer tant que des réponses claires n’étaient pas données.
Selon Maxime Piaggi, déléguée STC à la Corsica Linea, les discussions avec la direction ont finalement permis de trouver un accord sur les principaux points de blocage. « Le plus gros point de blocage, c’était la titularisation d’un certain contingent de CDD, et on a réussi à se mettre d'accord », explique-t-elle. « Il y a eu aussi un point très positif, c'est le décalage de l'affrètement du Massalia au 1er janvier. Suite à ça, il sera, jusqu'en mars, sur les lignes de la délégation de service public, sûrement sur Propriano, avant d’aller sur les lignes Sète et Alger. Ensuite, il devrait être prioritaire pour passer sur les lignes d’Afrique du Nord, et c’est ce qu’on voulait à la base. On voulait qu’il soit positionné sur les lignes en supplément du Jean Nicoli, ce qui fait que le Massalia aurait l'équipage Méridionale et on aurait notre équipage, comme ça les deux compagnies peuvent faire naviguer leurs équipages sans aucune casse sociale chez l’une ou chez l’autre. »
La situation n’est cependant pas encore identique pour l’ensemble des organisations syndicales. Du côté de la CGT, une réponse de la direction « est encore attendue concernant les préavis » déposés par le syndicat, précise Frédéric Alpozzo, secrétaire général CGT des marins de Marseille.