En travaux depuis deux ans, le couvent Saint-François voit le bout de sa rénovation arriver. Ce couvent franciscain construit au XIIIe siècle jouxte le cimetière marin de Bonifacio. Il était utilisé par l’école de musique, mais sa vétusté ne s’accordait plus à une dynamique associative et culturelle digne de ce nom. Désormais, il peut afficher de nouvelles ambitions.
Réuni récemment, le conseil municipal bonifacien a reparlé brièvement des travaux du couvent Saint-François, à la faveur d’un avenant au marché de réhabilitation, qui portait sur le lot plomberie-chauffage. Commencé à l’automne 2024, le chantier touche à sa fin. Au cours du premier semestre 2026, les menuiseries ont été posées, la trémie du futur ascenseur réalisée et les réseaux techniques passés. Plusieurs interventions doivent encore être menées avant la réception du bâtiment, telles que la finalisation des enduits extérieurs, la création d’un réseau d’évacuation des eaux ou la mise en place des appareillages électriques et sanitaires.
Le chantier vise avant tout à améliorer les conditions d’utilisation du bâtiment, qui était occupé par l’école de musique. « Il aurait fallu donner la Légion d’honneur aux enseignants qui ont enseigné pendant des années dans cet endroit qui, certes, avait du charme, mais où il y avait surtout une humidité terrible, pas de lumière... », a rappelé le maire Jean-Charles Orsucci, le maire de Bonifacio. L’école de musique bénéficiera enfin de locaux adaptés qui lui permettront « de franchir encore un cap », espère l’élu, qui souhaite voir le couvent jouer, à l’échelle culturelle, un rôle comparable à celui du COSEC pour le sport.
En effet, le nouveau couvent Saint-François a été pensé pour être en mesure d’accueillir d’autres activités : danse et expressions corporelles, peinture, permanences associatives et même galerie d’expositions temporaires. L’opération comprend également une mise aux normes du bâtiment et son accessibilité aux personnes à mobilité réduite.
Pour parvenir à cette nouvelle configuration, l’intervention a été lourde. La toiture a été entièrement refaite, avec une nouvelle charpente en châtaignier corse et des lauzes provenant d’Orezza. Les éléments patrimoniaux conservables, comme certaines tomettes, ont été déposés afin d’être restaurés puis reposés. Le bâtiment de 763 m² est inscrit au titre des Monuments historiques depuis 1976.
3 M€ de travaux
Le projet répondait à un état des lieux devenu préoccupant. Un diagnostic réalisé en 2017 avait relevé des problèmes sur les façades, les menuiseries et l’étanchéité, ainsi que des difficultés liées à l’accessibilité. Le couvent avait déjà fait l’objet d’une importante campagne de restauration entre 1978 et 1982, après avoir connu plusieurs périodes d’abandon.
L’opération représente désormais plus de 3 millions d’euros hors taxes. La Fondation du patrimoine accompagne la commune avec une collecte fixée à 450 000 euros : au 24 septembre, 439 932 euros avaient été réunis, auxquels s’ajoutent 78 220 euros de mécénat et autres aides.
Dans l’attente de la fin des travaux, espérés pour la fin de l’année, le maire est allé visiter le couvent. Il s’est réjoui du résultat, même si la multiplication des sanitaires dans le couvent le laisse perplexe : « Il y en a partout ! Les normes, faut arrêter un peu avec ça, ça mange quand même un peu de l’espace et tout le monde ne va pas pas faire pipi en même temps... En tout cas, la gastro ne passera par nous. Ou bien si elle passe, on aura de quoi y répondre ! »
Le chantier vise avant tout à améliorer les conditions d’utilisation du bâtiment, qui était occupé par l’école de musique. « Il aurait fallu donner la Légion d’honneur aux enseignants qui ont enseigné pendant des années dans cet endroit qui, certes, avait du charme, mais où il y avait surtout une humidité terrible, pas de lumière... », a rappelé le maire Jean-Charles Orsucci, le maire de Bonifacio. L’école de musique bénéficiera enfin de locaux adaptés qui lui permettront « de franchir encore un cap », espère l’élu, qui souhaite voir le couvent jouer, à l’échelle culturelle, un rôle comparable à celui du COSEC pour le sport.
En effet, le nouveau couvent Saint-François a été pensé pour être en mesure d’accueillir d’autres activités : danse et expressions corporelles, peinture, permanences associatives et même galerie d’expositions temporaires. L’opération comprend également une mise aux normes du bâtiment et son accessibilité aux personnes à mobilité réduite.
Pour parvenir à cette nouvelle configuration, l’intervention a été lourde. La toiture a été entièrement refaite, avec une nouvelle charpente en châtaignier corse et des lauzes provenant d’Orezza. Les éléments patrimoniaux conservables, comme certaines tomettes, ont été déposés afin d’être restaurés puis reposés. Le bâtiment de 763 m² est inscrit au titre des Monuments historiques depuis 1976.
3 M€ de travaux
Le projet répondait à un état des lieux devenu préoccupant. Un diagnostic réalisé en 2017 avait relevé des problèmes sur les façades, les menuiseries et l’étanchéité, ainsi que des difficultés liées à l’accessibilité. Le couvent avait déjà fait l’objet d’une importante campagne de restauration entre 1978 et 1982, après avoir connu plusieurs périodes d’abandon.
L’opération représente désormais plus de 3 millions d’euros hors taxes. La Fondation du patrimoine accompagne la commune avec une collecte fixée à 450 000 euros : au 24 septembre, 439 932 euros avaient été réunis, auxquels s’ajoutent 78 220 euros de mécénat et autres aides.
Dans l’attente de la fin des travaux, espérés pour la fin de l’année, le maire est allé visiter le couvent. Il s’est réjoui du résultat, même si la multiplication des sanitaires dans le couvent le laisse perplexe : « Il y en a partout ! Les normes, faut arrêter un peu avec ça, ça mange quand même un peu de l’espace et tout le monde ne va pas pas faire pipi en même temps... En tout cas, la gastro ne passera par nous. Ou bien si elle passe, on aura de quoi y répondre ! »