Le tribunal administratif de Bastia a rejeté ce lundi le recours contestant le résultat des élections municipales de mars 2026. Après cette décision, le maire Gilles Simeoni a salué une « victoire juridictionnelle », tout en revenant sur les accusations portées contre sa liste. De son côté, Julien Morganti conteste l’analyse du tribunal et annonce qu’un recours devant le Conseil d’État sera « très probablement » introduit.
Alors que le tribunal administratif de Bastia a rejeté ce lundi le recours contestant le résultat des élections municipales de mars 2026, le maire de la ville, Gilles Simeoni, a tenu une conférence de presse dans l’après-midi pour réagir à cette décision. Il affirme accueillir cette décision avec « satisfaction » et y voit une « victoire juridictionnelle ». « C’est une victoire qui vient confirmer la victoire politique et qui vient surtout rappeler que le suffrage universel a parlé en faveur de la liste Bastia Inseme », a déclaré le maire.
Au cours de cette conférence de presse, l’élu est également revenu sur la procédure engagée après le scrutin. Il a notamment vivement critiqué la position de Julien Morganti, lui reprochant d’avoir « d'abord menti aux Bastiais en disant qu'il n'était pas au courant de ce recours, alors même qu'il avait été introduit pour deux tiers électeurs, qui étaient par ailleurs délégués, ou en tout cas très proches de sa liste ». « Il s'est ensuite, avec un certain nombre de ses colistiers et élus, joint officiellement au recours, et ils ont fait leurs les critiques et les griefs qui étaient développés », a souligné Gilles Simeoni, martelant que la décision du tribunal administratif est « aussi une victoire de la morale et de l'éthique ».
Gilles Simeoni a également dénoncé « la mise en cause de la probité et de l’intégrité des élus de Bastia Inseme », faisant référence aux accusations affirmant que sa liste aurait acheté des suffrages afin de remporter les élections municipales. « Ce n'est pas acceptable, d’autant plus que nous savons que ces accusations sont dénuées de fondement et surtout que celles et ceux qui les portent et continuent de les porter savent pertinemment qu'elles sont dénuées de fondement. » Des accusations qui ont conduit la majorité municipale à déposer une plainte pénale contre X. « Pendant toute la procédure administrative, contrairement à nos adversaires, nous nous sommes abstenus de tout commentaire pour laisser travailler la justice, qu'elle soit administrative ou pénale, sereinement. En ce qui me concerne, je n'aime pas déposer des plaintes, mais je crois que nous n'avions pas d'autre solution que celle-là, à partir du moment où notre intégrité était mise en cause, qu'elle était mise en cause avec une parfaite mauvaise foi de la part de celles et ceux qui manifestement n'acceptent pas le verdict des jurés. »
Le maire a également tenu à saluer la décision d’Hélène Salge de se désolidariser de la démarche portée par le groupe de Julien Morganti. L’élue municipale a en effet indiqué prendre ses distances avec la démarche d’Uniti per Dumane, « dans un souci de cohérence, avec la volonté de rester fidèle à mes convictions ». « Je suis heureux que des femmes et des hommes, en leur âme et conscience, décident de se désolidariser de ce genre de pratiques qui ne font pas honneur à la démocratie », a pour sa part expliqué Gilles Simeoni.
Dans un communiqué, le maire affirme par ailleurs constater « avec regret, mais sans surprise, que le groupe « Uniti », dans un communiqué de ce jour, persiste dans son refus d’accepter le verdict des urnes et dans ses mises en cause ». En effet, dans un communiqué transmis aux rédactions, Julien Morganti indique qu’« au regard des griefs documentés et visant à contester la régularité de l’élection, nous ne saurions nous satisfaire de l’analyse retenue par les juges administratifs » et qu’« un recours devant le Conseil d’État sera très probablement introduit ». « Nous rencontrerons très rapidement notre avocat afin d’échanger avec lui et de le mandater à cet effet. »