Corte - Corsica Diaspora relance ses activités

Rédigé le 19/09/2026
Mario Grazi

L’association Corsica Diaspora réuni ses membres ce samedi à Corte à l’occasion de son assemblée générale après plusieurs années d’inactivité officielle. Thomas Linale, son jeune président, souhaite relancer l’association et lancer une vaste campagne de recrutement, mais aussi de recensement des Corses vivant sur le Continent ou à l’étranger en mobilisant les réseaux sociaux et les diverses banques de données de l’Université de Corse ou de Femu Qui.

L’association Corsica Diaspora a été créée par le docteur Edmond Simeoni en 2004 avec l’objectif de renforcer des liens entre les Corses vivant sur l’île et ceux qui vivent sur le Continent ou à l’étranger. Une diaspora estimée à plus d’un million représentant des capitaux sociaux, économiques et culturels. « Des leviers en fait pour pouvoir aider la Corse à porter des projets. Et l’idée de Corsica Diaspora est de pouvoir s’appuyer sur l’ensemble de ces réseaux pour renforcer les liens entre les Corses vivant ici et ceux de l’extérieur », a expliqué Thomas Linale.
Mais avec la période Covid et le décès du docteur Edmond Simeoni, Corsica Diaspora a ralenti ses activités.
L’objectif, à travers cette assemblée générale qui se tenait ce samedi à l’Université de Corse, était de relancer l’association. « Nous avons signé un partenariat avec l’ADEC sur un projet à cinq ans pour fiancer des outils qui vont permettre de mettre en contact les Corses de l’île et ceux la diaspora. Qui vont permettre aussi des moyens d’animation des réseaux, point central aussi dans notre démarche ».
L’association espère créer les outils numériques nécessaires pour recenser également l’ensemble des Corses vivant sur le Continent et à l’étranger.


 «Grâce aux réseaux sociaux ce travail a déjà pu être entamé, mais il serait intéressant de mettre en synergie les moyens qui existent à l’Université de Corse ou encore à Femu Qui. L’objectif étant de créer également une application mobile  pour avoir des outils innovants en utilisant l’IA de manière à disposer d’un annuaire des Corses et cartographier l’ensemble des Corses du monde.
Il s’agira également de se mettre, ou de remettre en liaison avec les différentes associations de Corses pour répertorier les diverses manifestations organisées partout où sont présents les Corses.
C’est un travail que nous souhaitons mettre en place dans les mois à venir », a détaillé Thomas Linale.

Corsica Diaspora a vocation également à s’intéresser au processus d’autonomie de la Corse. L’enjeu sera de savoir comment cette diaspora pourra s’intégrer au niveau des institutions de la Corse  : « c’est un sujet que nous souhaitons porter très rapidement. Nous devons y réfléchir au sein de l’association en regardant également ce qui se fait ailleurs et notamment les représentants des français de l’étranger à l’Assemblée Nationale. C’est une piste à creuser pour nous ».
La vision que porte l’association aujourd’hui est que les Corses de la diaspora ont un lien affectif avec cette île et « c’est ce sentiment qui prédomine ». Mais comment traduire cela au niveau des politiques ? Ce sera également un travail que devra mener Corsica Diaspora. Comme, par exemple, le tarif résident concernant les transports. Certes, il existe une délibération datant de 2021 de la Collectivité de Corse, « mais celle-ci doit être revue et améliorée et c’est l’enjeu que doit porter l’association dans les années à venir », a poursuivi Thomas Linale.


Concernant le statut de résident, l’association souligne les difficultés foncières pour les gens vivant sur l’île « et même pour les gens qui souhaitent rentrer vivre en Corse. C’est une problématique à traiter. Et nous en revenons à une question de la représentativité de la diaspora, sur quels critères. C’est là que nous devons réfléchir pour ne pas exclure ces Corses de la diaspora », a conclu Thomas Linale.