Après près de deux jours de fermeture, les stations-service Vito et Eni, mobilisées depuis vendredi soir, ont rouvert leurs portes. Mais la reprise de l’activité ne signe pas la fin de la contestation. Face à l’écart de prix avec TotalEnergies, les professionnels demandent désormais une intervention de l’État. Une réunion est prévue mardi 15 septembre à 18 heures en préfecture, autour du préfet de Corse Éric Jalon.
Les stations ont rouvert ce lundi matin, mais la colère des stations services indépendantes de l'île, elle, reste bien présente. Comme partout en France, depuis mars, TotalEnergies applique en Corse un bouclier tarifaire avec un prix plafond de 1,99 euro le litre pour l’essence et de 2,25 euros pour le gazole. Dans les faits, certaines stations du groupe vendent même en dessous de ces montants, notamment du côté d'Ajaccio. Une situation qui laisse les autres distributeurs insulaires face à un écart de prix à l’achat qu’ils estiment désormais compris entre 20 et 30 centimes par litre.
Pour les pompistes, impossible de tenir durablement dans ces conditions. « Nous, on ne gagne plus rien », résume un professionnel ajaccien. Pour rester compétitives, les stations réduisent leurs marges au minimum. « On revend notre carburant pour 1 ou 2 centimes », explique-t-il. Et malgré le mouvement de colère qui a conduit certaines stations-services Vito et Eni à fermer durant le week-end, le problème est toujours là. « Moi, j’ai rouvert, mais on ne vend rien. Les gens vont chez Total », constate Serge Antoniotti gérant depuis près de 40 ans d’une station à Ponte-Leccia.
« On aimerait que l’État régule les prix »
Face à cette situation, les professionnels ne demandent pas la fin du bouclier tarifaire de TotalEnergies. Ils réclament surtout une solution qui permette aux autres distributeurs de faire face à cet écart de prix. Parmi leurs revendications : une intervention directe de l’État sur les prix, sur le modèle du dispositif de régulation existant dans les départements d’outre-mer. « On aimerait que l’État régule les prix, comme ils le font dans les DOM », explique le pompiste ajaccien.
Pour Serge Antoniotti, l’État dispose des moyens d’agir. « Le préfet a la capacité administrative et l’autorité suffisante pour réguler les prix », estime-t-il. Une intervention qu’il juge nécessaire alors que, selon lui, les fournisseurs eux-mêmes ne peuvent plus absorber durablement la différence : « 20 à 30 centimes d’écart, ce n’est pas possible, c’est la destruction pour nous », affirme-t-il.
Les professionnels assurent également avoir déjà alerté les pouvoirs publics. Des demandes de chômage partiel auraient notamment été formulées en mars, avant d’être refusées. « La dernière fois, on nous a dit de nous débrouiller avec nos fournisseurs. Là, on a vraiment besoin de mesures concrètes », insiste le pompiste ajaccien.
Des stations sous pression avant la réunion avec la préfet de Corse prévue mardi
C’est dans ce contexte qu’une réunion doit se tenir mardi à 18 heures en préfecture, autour d’Éric Jalon. À Ajaccio, certains pompistes ont prévu de s’y rendre. « Oui, on sera à la préfecture parce que l’initiative part de nous », assure le professionnel ajaccien. Serge Antoniotti se montre, lui, plus réservé. Il souhaite que la réunion repose sur des propositions précises. « Il faut un cadre précis avec des propositions concrètes », prévient-il. À défaut, il craint une nouvelle rencontre consacrée aux seules mesures d’accompagnement. « Ça, on le sait déjà », tranche-t-il.
Derrière cette mobilisation, les professionnels redoutent désormais pour la survie de leurs stations. Le pompiste ajaccien, qui a rejoint l’entreprise familiale il y a trois ans et demi, dit n’avoir jamais connu une situation comparable. « Ça fait des décennies qu’on est dans le carburant dans ma famille. En 50 ans, on n’avait jamais connu ça. » Des périodes difficiles, il en a pourtant traversé. Mais, dit-il, il y avait alors une différence essentielle : « Il y avait de la visibilité. Là, on n’en a aucune. »
Pour les pompistes, impossible de tenir durablement dans ces conditions. « Nous, on ne gagne plus rien », résume un professionnel ajaccien. Pour rester compétitives, les stations réduisent leurs marges au minimum. « On revend notre carburant pour 1 ou 2 centimes », explique-t-il. Et malgré le mouvement de colère qui a conduit certaines stations-services Vito et Eni à fermer durant le week-end, le problème est toujours là. « Moi, j’ai rouvert, mais on ne vend rien. Les gens vont chez Total », constate Serge Antoniotti gérant depuis près de 40 ans d’une station à Ponte-Leccia.
« On aimerait que l’État régule les prix »
Face à cette situation, les professionnels ne demandent pas la fin du bouclier tarifaire de TotalEnergies. Ils réclament surtout une solution qui permette aux autres distributeurs de faire face à cet écart de prix. Parmi leurs revendications : une intervention directe de l’État sur les prix, sur le modèle du dispositif de régulation existant dans les départements d’outre-mer. « On aimerait que l’État régule les prix, comme ils le font dans les DOM », explique le pompiste ajaccien.
Pour Serge Antoniotti, l’État dispose des moyens d’agir. « Le préfet a la capacité administrative et l’autorité suffisante pour réguler les prix », estime-t-il. Une intervention qu’il juge nécessaire alors que, selon lui, les fournisseurs eux-mêmes ne peuvent plus absorber durablement la différence : « 20 à 30 centimes d’écart, ce n’est pas possible, c’est la destruction pour nous », affirme-t-il.
Les professionnels assurent également avoir déjà alerté les pouvoirs publics. Des demandes de chômage partiel auraient notamment été formulées en mars, avant d’être refusées. « La dernière fois, on nous a dit de nous débrouiller avec nos fournisseurs. Là, on a vraiment besoin de mesures concrètes », insiste le pompiste ajaccien.
Des stations sous pression avant la réunion avec la préfet de Corse prévue mardi
C’est dans ce contexte qu’une réunion doit se tenir mardi à 18 heures en préfecture, autour d’Éric Jalon. À Ajaccio, certains pompistes ont prévu de s’y rendre. « Oui, on sera à la préfecture parce que l’initiative part de nous », assure le professionnel ajaccien. Serge Antoniotti se montre, lui, plus réservé. Il souhaite que la réunion repose sur des propositions précises. « Il faut un cadre précis avec des propositions concrètes », prévient-il. À défaut, il craint une nouvelle rencontre consacrée aux seules mesures d’accompagnement. « Ça, on le sait déjà », tranche-t-il.
Derrière cette mobilisation, les professionnels redoutent désormais pour la survie de leurs stations. Le pompiste ajaccien, qui a rejoint l’entreprise familiale il y a trois ans et demi, dit n’avoir jamais connu une situation comparable. « Ça fait des décennies qu’on est dans le carburant dans ma famille. En 50 ans, on n’avait jamais connu ça. » Des périodes difficiles, il en a pourtant traversé. Mais, dit-il, il y avait alors une différence essentielle : « Il y avait de la visibilité. Là, on n’en a aucune. »