Le festival Spiritu Sacru fera son retour le samedi 19 septembre à Ajaccio. Pour cette troisième édition de l’évènement organisé par RCF Corsica, plusieurs confréries et groupes insulaires se retrouveront à l’église Saint-Roch autour du thème « Canti corsi è d’altrò ». Un rendez-vous qui entend mettre en lumière toute la diversité du chant sacré, tout en permettant de soutenir financièrement la seule radio associative chrétienne de Corse.
Le festival Spiritu Sacru change de décor. Après avoir investi la cathédrale d’Ajaccio lors de ses deux premières éditions, le rendez-vous organisé par la radio RCF Corsica prendra cette année ses quartiers à l’église Saint-Roch, le samedi 19 septembre à partir de 19 heures.
Lancé il y a trois ans, ce festival est né d’une double volonté. Celle de créer un évènement capable de permettre à la radio chrétienne de réunir des fonds pour soutenir son fonctionnement, mais aussi de proposer un véritable rendez-vous autour du chant sacré. « L’idée, c’est d’avoir quelque chose de qualité, avec une thématique à chaque fois », explique Philippe Peraut, journaliste à RCF Corsica et pilote la programmation de l’évènement, en rappelant que l’année passée, Spiritu Sacru avait été consacrée à la Vierge Marie. Chaque année, l’évènement fait par ailleurs une place importante aux confréries. Une manière de remettre sur le devant de la scène une partie du répertoire sacré insulaire, aux côtés de groupes polyphoniques invités à assurer la seconde partie du festival.
Pour cette troisième édition, les organisateurs ont décidé de revenir à l’essence même du projet, avec une programmation presque entièrement consacrée au chant sacré. Et cette fois, c’est autour du thème « Canti corsi è d’altrò » que la soirée a été construite. Un fil rouge qui s’est dessiné au moment de bâtir l’affiche. « Quand j’ai contacté Spartimu, ils ont tout de suite accepté de participer à l’évènement. Or c’est un groupe qui propose essentiellement des chants venus d’ailleurs. Il a fallu bâtir toute la programmation autour de ça », raconte Philippe Peraut
Faire entendre la diversité des chants sacrés
Le 19 septembre, le public pourra ainsi entendre cinq formations au cours d’une soirée volontairement resserrée sur un format d’environ 1h30. La première partie fera la part belle aux confréries avec la présence de la Confrérie San Ghjuvan Battista d’Aiacciu, d’Aghios Spyridonos de Carghjese et d’I cantori di San Roccu, chacun avec son propre répertoire et participera à cette volonté d’ouverture vers d’autres traditions. Aghios Spyridonos fera notamment entendre des chants grecs, tandis que I cantori di San Roccu ont choisi de travailler pour l’occasion deux chants sardes et un chant grec. Enfin, la Confrérie San Ghjuvan Battista d’Aiacciu proposera pour sa part notamment un chant issu d’une autre tradition ainsi que des créations.
Une diversité qui se trouve au cœur même de l’ambition portée par Spiritu Sacru. Car au-delà de l’organisation d’un concert, RCF Corsica souhaite profiter du festival pour donner à entendre des répertoires que le public connaît parfois beaucoup moins. Si le regain des confréries a permis de remettre le chant sacré au premier plan dans de nombreux villages au cours des dernières années, toutes ne chantent pas et celles qui le font conservent parfois des traditions très différentes d’un territoire à l’autre. « Cette soirée, c’est une manière de montrer toute la diversité du chant corse, polyphonique et monodique », souligne Philippe Peraut en annonçant que l’objectif, à terme, est de pouvoir inviter au fil des éditions différentes confréries afin de faire découvrir leurs particularités et leurs répertoires.
Après cette première partie, la soirée se poursuivra avec Quintina. Le jeune groupe féminin, qui vient de sortir son premier album, a lui aussi choisi de s’inscrire pleinement dans le thème de cette édition en proposant notamment des chants venus d’ailleurs. Puis ce sera au tour de Spartimu de refermer cette troisième édition avec une prestation d’une quarantaine de minutes.
Un festival que RCF Corsica veut installer dans la durée
Après trois éditions, RCF Corsica entend désormais pérenniser le rendez-vous tout en continuant à le faire évoluer. Le passage de la cathédrale à l’église Saint-Roch cette année participe déjà de cette volonté de ne pas attacher Spiritu Sacru à un seul lieu. « L’idée, c’est de changer », indique Philippe Peraut, qui imagine même à terme que le festival puisse sortir du centre-ville.
Les réflexions ont d’ailleurs déjà commencé pour la 4e édition. Avec toujours cette même volonté d’aller chercher des répertoires différents, RCF Corsica aimerait notamment pouvoir inviter des confréries sardes, ou encore consacrer une édition aux voix féminines. Une façon de renouveler le festival tout en conservant ce qui en constitue depuis sa création le cœur : le chant sacré et la mise en valeur de ses différentes traditions.
Mais Spiritu Sacru reste aussi un rendez-vous important pour RCF Corsica. L’intégralité des recettes sera en effet reversée à la seule radio associative chrétienne de Corse. Après deux premières éditions qui ont permis de réunir chacune autour de 2 000 euros, l’équipe espère cette année franchir à nouveau ce seuil et faire du festival une source de soutien pérenne pour la station.
Savoir + :
Spiritu Sacru, samedi 19 septembre, 19 heures à l’église Saint-Roch d’Ajaccio
Entrée 20 euros
Les billets peuvent être achetés à l’Office de tourisme de la ville d’Ajaccio ou directement sur place le jour du concert
Lancé il y a trois ans, ce festival est né d’une double volonté. Celle de créer un évènement capable de permettre à la radio chrétienne de réunir des fonds pour soutenir son fonctionnement, mais aussi de proposer un véritable rendez-vous autour du chant sacré. « L’idée, c’est d’avoir quelque chose de qualité, avec une thématique à chaque fois », explique Philippe Peraut, journaliste à RCF Corsica et pilote la programmation de l’évènement, en rappelant que l’année passée, Spiritu Sacru avait été consacrée à la Vierge Marie. Chaque année, l’évènement fait par ailleurs une place importante aux confréries. Une manière de remettre sur le devant de la scène une partie du répertoire sacré insulaire, aux côtés de groupes polyphoniques invités à assurer la seconde partie du festival.
Pour cette troisième édition, les organisateurs ont décidé de revenir à l’essence même du projet, avec une programmation presque entièrement consacrée au chant sacré. Et cette fois, c’est autour du thème « Canti corsi è d’altrò » que la soirée a été construite. Un fil rouge qui s’est dessiné au moment de bâtir l’affiche. « Quand j’ai contacté Spartimu, ils ont tout de suite accepté de participer à l’évènement. Or c’est un groupe qui propose essentiellement des chants venus d’ailleurs. Il a fallu bâtir toute la programmation autour de ça », raconte Philippe Peraut
Faire entendre la diversité des chants sacrés
Le 19 septembre, le public pourra ainsi entendre cinq formations au cours d’une soirée volontairement resserrée sur un format d’environ 1h30. La première partie fera la part belle aux confréries avec la présence de la Confrérie San Ghjuvan Battista d’Aiacciu, d’Aghios Spyridonos de Carghjese et d’I cantori di San Roccu, chacun avec son propre répertoire et participera à cette volonté d’ouverture vers d’autres traditions. Aghios Spyridonos fera notamment entendre des chants grecs, tandis que I cantori di San Roccu ont choisi de travailler pour l’occasion deux chants sardes et un chant grec. Enfin, la Confrérie San Ghjuvan Battista d’Aiacciu proposera pour sa part notamment un chant issu d’une autre tradition ainsi que des créations.
Une diversité qui se trouve au cœur même de l’ambition portée par Spiritu Sacru. Car au-delà de l’organisation d’un concert, RCF Corsica souhaite profiter du festival pour donner à entendre des répertoires que le public connaît parfois beaucoup moins. Si le regain des confréries a permis de remettre le chant sacré au premier plan dans de nombreux villages au cours des dernières années, toutes ne chantent pas et celles qui le font conservent parfois des traditions très différentes d’un territoire à l’autre. « Cette soirée, c’est une manière de montrer toute la diversité du chant corse, polyphonique et monodique », souligne Philippe Peraut en annonçant que l’objectif, à terme, est de pouvoir inviter au fil des éditions différentes confréries afin de faire découvrir leurs particularités et leurs répertoires.
Après cette première partie, la soirée se poursuivra avec Quintina. Le jeune groupe féminin, qui vient de sortir son premier album, a lui aussi choisi de s’inscrire pleinement dans le thème de cette édition en proposant notamment des chants venus d’ailleurs. Puis ce sera au tour de Spartimu de refermer cette troisième édition avec une prestation d’une quarantaine de minutes.
Un festival que RCF Corsica veut installer dans la durée
Après trois éditions, RCF Corsica entend désormais pérenniser le rendez-vous tout en continuant à le faire évoluer. Le passage de la cathédrale à l’église Saint-Roch cette année participe déjà de cette volonté de ne pas attacher Spiritu Sacru à un seul lieu. « L’idée, c’est de changer », indique Philippe Peraut, qui imagine même à terme que le festival puisse sortir du centre-ville.
Les réflexions ont d’ailleurs déjà commencé pour la 4e édition. Avec toujours cette même volonté d’aller chercher des répertoires différents, RCF Corsica aimerait notamment pouvoir inviter des confréries sardes, ou encore consacrer une édition aux voix féminines. Une façon de renouveler le festival tout en conservant ce qui en constitue depuis sa création le cœur : le chant sacré et la mise en valeur de ses différentes traditions.
Mais Spiritu Sacru reste aussi un rendez-vous important pour RCF Corsica. L’intégralité des recettes sera en effet reversée à la seule radio associative chrétienne de Corse. Après deux premières éditions qui ont permis de réunir chacune autour de 2 000 euros, l’équipe espère cette année franchir à nouveau ce seuil et faire du festival une source de soutien pérenne pour la station.
Savoir + :
Spiritu Sacru, samedi 19 septembre, 19 heures à l’église Saint-Roch d’Ajaccio
Entrée 20 euros
Les billets peuvent être achetés à l’Office de tourisme de la ville d’Ajaccio ou directement sur place le jour du concert