Un décret publié ce mardi au Journal officiel est venu consacrer le rôle du préfet de Corse dans la coordination des services de l’État en matière de lutte contre la criminalité organisée. À cette occasion, l’État a dressé un premier bilan de la feuille de route annoncée en novembre 2025, qui repose notamment sur la formation des agents publics, l’accompagnement des entreprises victimes de pressions mafieuses et le renforcement des contrôles autour de la commande publique.
C’est une nouvelle étape dans la lutte contre la criminalité organisée sur l’île. Ce mardi, la préfecture de Corse a annoncé la publication d’un décret venant conforter le rôle du préfet dans la coordination de l’action des services de l’État. Adopté lundi en Conseil des ministres, le texte prévoit désormais noir sur blanc que le préfet de Corse « coordonne, sans préjudice des compétences du préfet de la Haute-Corse, l’action des services de l’État en Corse en matière de lutte contre la criminalité organisée ». Cette mission s’exerce toutefois sans remettre en cause les prérogatives de l’autorité judiciaire ni le rôle de chef de file assuré au niveau national par la direction nationale de la police judiciaire.
Le décret vient également confirmer le rôle du coordonnateur pour la sécurité, chargé d’assister le préfet de Corse dans cette mission. Il vient ainsi donner un cadre réglementaire à la feuille de route annoncée en novembre 2025 pour lutter contre les emprises mafieuses, qui s’articule autour de trois priorités.
La première concerne la coordination entre les autorités administratives et judiciaires au sein du groupe d’évaluation de la criminalité organisée en Corse, le Gecoc. Coprésidée par le préfet de Corse et le procureur général, cette instance, également déclinée dans les deux départements, s’est déjà réunie à dix reprises depuis le début de l’année.
L’État entend également renforcer la prévention des « emprises de la criminalité organisée » au sein de ses propres services. Sur les 1 000 agents des préfectures et des directions régionales et départementales qui devaient être formés, 870 ont déjà été sensibilisés. La campagne se poursuivra en 2027 autour de nouvelles thématiques, parmi lesquelles les conflits d’intérêts et les risques de corruption, avant d’être éventuellement étendue à d’autres institutions.
Le troisième axe vise par ailleurs à accompagner les entreprises confrontées à des pressions mafieuses. Depuis le début de l’année, dix d’entre elles se sont vu proposer, en lien avec la Collectivité de Corse, un parcours de soutien pouvant prendre la forme d’un accompagnement financier ou assurantiel, d’un étalement des dettes fiscales et sociales ou encore de conseils pour sécuriser leurs locaux. Trois font actuellement l’objet d’un suivi.
Enfin, l’État souhaite désormais s’attaquer plus particulièrement aux risques d’emprise mafieuse sur les investissements publics. Une réflexion associant la préfecture de Corse, plusieurs ministères et l’Agence française anticorruption a été engagée afin de mieux empêcher l’accès des acteurs de la criminalité organisée aux marchés et aux financements publics. Selon la préfecture, ces travaux doivent aboutir dans les prochaines semaines à des propositions destinées à « renforcer les dispositifs de prévention et de contrôle ».
Le décret vient également confirmer le rôle du coordonnateur pour la sécurité, chargé d’assister le préfet de Corse dans cette mission. Il vient ainsi donner un cadre réglementaire à la feuille de route annoncée en novembre 2025 pour lutter contre les emprises mafieuses, qui s’articule autour de trois priorités.
La première concerne la coordination entre les autorités administratives et judiciaires au sein du groupe d’évaluation de la criminalité organisée en Corse, le Gecoc. Coprésidée par le préfet de Corse et le procureur général, cette instance, également déclinée dans les deux départements, s’est déjà réunie à dix reprises depuis le début de l’année.
L’État entend également renforcer la prévention des « emprises de la criminalité organisée » au sein de ses propres services. Sur les 1 000 agents des préfectures et des directions régionales et départementales qui devaient être formés, 870 ont déjà été sensibilisés. La campagne se poursuivra en 2027 autour de nouvelles thématiques, parmi lesquelles les conflits d’intérêts et les risques de corruption, avant d’être éventuellement étendue à d’autres institutions.
Le troisième axe vise par ailleurs à accompagner les entreprises confrontées à des pressions mafieuses. Depuis le début de l’année, dix d’entre elles se sont vu proposer, en lien avec la Collectivité de Corse, un parcours de soutien pouvant prendre la forme d’un accompagnement financier ou assurantiel, d’un étalement des dettes fiscales et sociales ou encore de conseils pour sécuriser leurs locaux. Trois font actuellement l’objet d’un suivi.
Enfin, l’État souhaite désormais s’attaquer plus particulièrement aux risques d’emprise mafieuse sur les investissements publics. Une réflexion associant la préfecture de Corse, plusieurs ministères et l’Agence française anticorruption a été engagée afin de mieux empêcher l’accès des acteurs de la criminalité organisée aux marchés et aux financements publics. Selon la préfecture, ces travaux doivent aboutir dans les prochaines semaines à des propositions destinées à « renforcer les dispositifs de prévention et de contrôle ».