Soutien au FLNC, soutien aux peuples en lutte pour une décolonisation de leurs territoires, négation du peuple corse et de sa langue, statut de résident, construction de l’après Beauvau, sont autant de thèmes qui ont été abordés par Petr’Antò Tomasi lors du meeting de clôture des Ghjurnate Internaziunale di Corti ce dimanche. Mais avant, Cindy Pollux, invitée de la Guyane et représentante du Front International de la Décolonisation, a annoncé que le FID va intensifier ses actions auprès de l’ONU dans le cadre de l’inscription des peuples sur la liste des territoires à décoloniser.
Avant que Jean-Guy Talamoni puis Petr’Antò Tomasi ne s’expriment devant les nombreux militants, Cindy Pollux, invitée de la Guyane et représentante du Front International de la Décolonisation, a informé l’assistance que les membres du Front International de la Décolonisation, s’étaient réunis ce vendredi à Corte. Elle a rappelé que tous les pays membres « subissent le schéma identique de persécution de nos peuples pour fabriquer du chômage massif et condamner nos jeunes à s’expatrier. Les délégués du FID ont constaté un refus de l’Etat Français, et des autres états colonisateurs, de reconnaître nos nations. Le FID va intensifier ses actions pour inscrire nos nations sur la liste des territoires à décoloniser de l’ONU ».
Après avoir exprimé sa solidarité envers les nations en lutte, Jean-Guy Talamoni adressait son soutien à tous les prisonniers politiques « et notamment aux derniers que sont Pierre Paoli et Sébastien Poilblan ». Il avait également une pensée émue pour « Vincent Dolcerocca et tous les disparus qui ont porté haut la lutte de libération nationale ». Il évoquait ensuite l’affaire « du recteur de la Corse ». Selon lui, l’appareil « politico-administratif de la France » a limogé le recteur Paolini en le considérant comme « un traître à la France ». Jean-Guy Talamoni a ainsi rendu hommage à l’action « extrêmement positive » du recteur Rémy-François Paolini en faveur de la langue corse et de l’enseignement immersif.
Après un plaidoyer remarquable en faveur de la langue corse et contre l’Etat Français colonialiste, il a martelé que « la Corse ne sera jamais la France ». L’ancien président de l’Assemblée de Corse a terminé son intervention en soutenant que le « désespoir est interdit ». Pour conclure il citait Edmond Simeoni qui répondait à la question : « Quelle est la voie alors ? ». Le Dr Simeoni a dit tout simplement : « La lutte, la lutte, la lutte ».
Pour conclure cette 44e édition des Ghjurnate di Corti, Petr’Antò Tomasi a tout d’abord tenu à rendre hommage à l’ensemble des militants qui sont mobilisés depuis des mois pour faire de ce « rendez-vous de Corti l’événement politique incontournable de l’été ».
C’est ensuite en apportant tout son soutien au FLNC qui s’est exprimé la semaine dernière, que le leader de Nazione a poursuivi : « La voix du FLNC participe au débat politique », a-t-il soutenu, avant de rappeler la position de Nazione quant à l’avenir du peuple corse sur sa terre. Petr’Antò Tomasi a martelé que « sur leur terre les Corses constituent un peuple. Et ce peuple ne peut, en aucun cas, se voir réduit à une simple communauté sans droits ni titres sur un bout de sol qui ne lui appartiendrait pas. Il ne pourrait en être autrement, même si la constitution française venait à prétendre le contraire ». Il pointait du doigt le phénomène de « submersion démographique avec l’arrivée de 5 000 personnes sur l’île chaque année », entraînant la montée en puissance « d’un communautarisme assimilable à l’attitude des caldoches sur la terre de Kanaky. Celui-ci commence à se manifester par l’opposition à la présence de notre langue dans nos écoles. On se souvient de cette prise de position de la FCPE, il y a quelques mois seulement en ce sens, par la décorsisation systématique des emplois, par l’expression d’un vote communautaire, par la volonté d’imposer un mode de vie contraire au nôtre dans nos villes comme dans nos villages ». E
t il fustigeait les « néo-arrivants qui débarquent en pays conquis, en pensant nous imposer leur façon de vivre. Nous leur redisons fermement qu’ils ne sont pas les bienvenus en Corse ! » Des propos forts qui faisaient se lever la salle dans un tonnerre d’applaudissements.
Le porte-parole de Nazione s’attachait ensuite à démonter le statut d’autonomie pour la Corse qui « nie l’existence du peuple corse et de ses droits, au premier rang desquels son droit à l’autodétermination ». Il affirmait avec force que ce statut n’est pas un statut d’autonomie où l’Assemblée de Corse ne disposerait pas d’un véritable pouvoir législatif, mais d’un pouvoir normatif. Ce statut ferme la porte au statut de résident, à la corsisation des emplois, à la cooficialité de la langue. Et enfin, ce statut officialise le corps électoral actuel, altéré par la colonisation de peuplement ». Il martelait que le retrait du texte constituait « la seule option raisonnable » en appelant à la constitution d’une plate-forme revendicative large. Il saluait ensuite l’initiative du maire d’Alzi, Simon Venturini, à laquelle plusieurs dizaines de communes ont adhéré par délibération de leur conseil municipal quant à l’adoption d’un statut de résident sur leurs communes, mais « demain nous devons aller plus loin que ce seul domaine et surtout cette question fondamentale, celle du peuple corse à disposer de lui-même et à décider de son avenir ».
Petr’Antò Tomasi lançait enfin un appel à tous les militants, tous les sympathisants « pour irriguer notre projet politique au service de l’indépendance nationale Nous allons avoir besoin de vous tous pour le populariser par des actions de terrain ; Nous allons avoir besoin de vous tous pour défendre notre terre ; Nous allons avoir besoin de vous tous pour faire rempart à la spéculation, à la dépossession et à la colonisation de peuplement ; Nous allons avoir besoin de vous tous pour faire face à la répression de la lutte nationale… »
Il concluait en martelant que « più che mai, avemu bisognu di luttà tutti inseme per fà Nazione ».
Après avoir exprimé sa solidarité envers les nations en lutte, Jean-Guy Talamoni adressait son soutien à tous les prisonniers politiques « et notamment aux derniers que sont Pierre Paoli et Sébastien Poilblan ». Il avait également une pensée émue pour « Vincent Dolcerocca et tous les disparus qui ont porté haut la lutte de libération nationale ». Il évoquait ensuite l’affaire « du recteur de la Corse ». Selon lui, l’appareil « politico-administratif de la France » a limogé le recteur Paolini en le considérant comme « un traître à la France ». Jean-Guy Talamoni a ainsi rendu hommage à l’action « extrêmement positive » du recteur Rémy-François Paolini en faveur de la langue corse et de l’enseignement immersif.
Après un plaidoyer remarquable en faveur de la langue corse et contre l’Etat Français colonialiste, il a martelé que « la Corse ne sera jamais la France ». L’ancien président de l’Assemblée de Corse a terminé son intervention en soutenant que le « désespoir est interdit ». Pour conclure il citait Edmond Simeoni qui répondait à la question : « Quelle est la voie alors ? ». Le Dr Simeoni a dit tout simplement : « La lutte, la lutte, la lutte ».
Pour conclure cette 44e édition des Ghjurnate di Corti, Petr’Antò Tomasi a tout d’abord tenu à rendre hommage à l’ensemble des militants qui sont mobilisés depuis des mois pour faire de ce « rendez-vous de Corti l’événement politique incontournable de l’été ».
C’est ensuite en apportant tout son soutien au FLNC qui s’est exprimé la semaine dernière, que le leader de Nazione a poursuivi : « La voix du FLNC participe au débat politique », a-t-il soutenu, avant de rappeler la position de Nazione quant à l’avenir du peuple corse sur sa terre. Petr’Antò Tomasi a martelé que « sur leur terre les Corses constituent un peuple. Et ce peuple ne peut, en aucun cas, se voir réduit à une simple communauté sans droits ni titres sur un bout de sol qui ne lui appartiendrait pas. Il ne pourrait en être autrement, même si la constitution française venait à prétendre le contraire ». Il pointait du doigt le phénomène de « submersion démographique avec l’arrivée de 5 000 personnes sur l’île chaque année », entraînant la montée en puissance « d’un communautarisme assimilable à l’attitude des caldoches sur la terre de Kanaky. Celui-ci commence à se manifester par l’opposition à la présence de notre langue dans nos écoles. On se souvient de cette prise de position de la FCPE, il y a quelques mois seulement en ce sens, par la décorsisation systématique des emplois, par l’expression d’un vote communautaire, par la volonté d’imposer un mode de vie contraire au nôtre dans nos villes comme dans nos villages ». E
t il fustigeait les « néo-arrivants qui débarquent en pays conquis, en pensant nous imposer leur façon de vivre. Nous leur redisons fermement qu’ils ne sont pas les bienvenus en Corse ! » Des propos forts qui faisaient se lever la salle dans un tonnerre d’applaudissements.
Le porte-parole de Nazione s’attachait ensuite à démonter le statut d’autonomie pour la Corse qui « nie l’existence du peuple corse et de ses droits, au premier rang desquels son droit à l’autodétermination ». Il affirmait avec force que ce statut n’est pas un statut d’autonomie où l’Assemblée de Corse ne disposerait pas d’un véritable pouvoir législatif, mais d’un pouvoir normatif. Ce statut ferme la porte au statut de résident, à la corsisation des emplois, à la cooficialité de la langue. Et enfin, ce statut officialise le corps électoral actuel, altéré par la colonisation de peuplement ». Il martelait que le retrait du texte constituait « la seule option raisonnable » en appelant à la constitution d’une plate-forme revendicative large. Il saluait ensuite l’initiative du maire d’Alzi, Simon Venturini, à laquelle plusieurs dizaines de communes ont adhéré par délibération de leur conseil municipal quant à l’adoption d’un statut de résident sur leurs communes, mais « demain nous devons aller plus loin que ce seul domaine et surtout cette question fondamentale, celle du peuple corse à disposer de lui-même et à décider de son avenir ».
Petr’Antò Tomasi lançait enfin un appel à tous les militants, tous les sympathisants « pour irriguer notre projet politique au service de l’indépendance nationale Nous allons avoir besoin de vous tous pour le populariser par des actions de terrain ; Nous allons avoir besoin de vous tous pour défendre notre terre ; Nous allons avoir besoin de vous tous pour faire rempart à la spéculation, à la dépossession et à la colonisation de peuplement ; Nous allons avoir besoin de vous tous pour faire face à la répression de la lutte nationale… »
Il concluait en martelant que « più che mai, avemu bisognu di luttà tutti inseme per fà Nazione ».