Le STC des SIS réclame une prolongation de la présence des deux Puma en Corse jusqu'à l'automne

Rédigé le 05/08/2026
MP

Dans un communiqué commun, les sections STC des services d'incendie et de secours de Corse-du-Sud et de Haute-Corse demandent à l'État de prolonger la présence des deux hélicoptères bombardiers d'eau de type Puma jusqu'au 30 septembre afin « d’aligner leur présence sur celle des Canadair ».

Les "pumas" de la force européenne (SIS 2B)

Pour les sections STC des Services d'Incendie et de Secours de Corse-du-Sud et de Haute-Corse (SIS 2A et SIS 2B), le dispositif aérien de lutte contre les feux de forêt ne doit pas être allégé sur l'île avant l’automne. Dans un communiqué commun transmis à la presse ce mercredi, alors que d’importants incendies ont touché l’île en ce milieu d’été, l'organisation syndicale demande en effet à l'État de prolonger la mise à disposition des deux hélicoptères bombardiers d'eau de type Puma jusqu'au 30 septembre.
 
Le syndicat rappelle en effet que la Corse bénéficie actuellement de l'appui de deux Canadair basés à Ajaccio, ainsi que de deux hélicoptères bombardiers lourds : le Puma Echo, positionné à Figari, et le Puma Delta, basé à Corte. Il souligne toutefois que si les deux Canadair sont annoncés sur l'île jusqu'au 30 septembre, ils restent susceptibles d'être redéployés sur le continent en cas d'incendie majeur « comme cela se produit tous les étés ». « Cette capacité de dézonage fragilise mécaniquement la couverture aérienne de l'île, d'où l'importance de conserver les deux hélicoptères bombardiers lourds jusqu'au 30 septembre », avertissent les sections STC des SIS 2A et 2B.
 
Or, le calendrier actuellement prévu ne permet pas d'assurer cette continuité. Le Puma Echo est en effet programmé en Corse jusqu'au 31 août, tandis que le Puma Delta doit rester mobilisé jusqu'au 15 septembre. Une différence de calendrier qui n'est pas cohérente avec les besoins opérationnels de la fin de saison pour le syndicat. « Il apparaît évident que, pour garantir une réponse aérienne optimale et cohérente, la durée de mise à disposition des deux Puma doit être alignée sur celle des Canadair », insiste-t-il avant de conclure : « À défaut, la Corse se retrouverait avec un dispositif aérien incomplet, incapable d’assurer une capacité d’attaque rapide et de soutien continu en cas de feux importants en fin de saison ».