Les facteurs de la PDC de Sagone - qui regroupe depuis septembre 2024 les anciens bureaux de Sagone, Vico, Cargèse et Calcatoggio - dénoncent une dégradation continue de leurs conditions de travail. Dans une pétition adressée à la direction de La Poste et aux habitants du territoire, ils pointent un manque d'effectifs, une organisation qu'ils jugent inadaptée et un malaise qui a conduit plusieurs d'entre eux au burn-out lors des dernières semaines.
Dix agents en arrêt maladie sur un effectif théorique de 15. À la Plateforme de Distribution Courrier (PDC) de Sagone, qui regroupe depuis septembre 2024 les facteurs des secteurs de Sagone, Vico, Cargèse et Calcatoggio, la situation est devenue critique depuis quelques jours. Alors que les agents dénoncent une dégradation continue de leurs conditions de travail depuis la création du nouveau centre, beaucoup sont aujourd’hui en burn-out. Ils viennent de lancer une pétition pour alerter les habitants des communes desservies et espérer se faire entendre de la direction régionale de La Poste.
À l'origine, ce regroupement des bureaux de poste du canton devait pourtant marquer une amélioration, les anciens sites, devenus vétustes, ne répondant plus aux besoins du service. « Le projet existait depuis une dizaine d'années. Quand il a enfin vu le jour, on était pleins d'espoir. On nous promettait que nos conditions de travail allaient enfin s'améliorer », se souvient Émilien Bartoli, facteur polyvalent à la PDC de Sagone. Mais près de deux ans après l'ouverture de la plateforme, le constat dressé par les agents est tout autre. Dans la pétition rendue publique cette semaine, ils dénoncent une accumulation de difficultés : effectifs insuffisants, organisation du travail jugée inadaptée, véhicules vieillissants, manque de matériel, bâtiment mal conçu et multiplication de nouvelles procédures. « Nous avons été très patients depuis septembre 2024 et toujours force de proposition. Aujourd'hui, nous ne pouvons plus continuer à croire aux promesses d'amélioration entendues au cours des nombreuses réunions internes », écrivent les auteurs du texte.
Parmi leurs principaux griefs figure avant tout le non-remplacement de trois postes, malgré les engagements pris lors de la création du centre. « On nous avait promis que, même avec une tournée supprimée, nous resterions le même nombre d'agents pour assurer les remplacements et les rotations. Or aujourd'hui, trois postes manquent et la charge de travail s'est reportée sur ceux qui restent », explique Émilien Bartoli. À cela s'ajoutent, selon lui, « un management toxique, des décisions imposées » et une succession de changements qui ont progressivement épuisé les équipes. « Certains problèmes sont nationaux, d'autres sont propres à Sagone. Mais mis bout à bout, ils conduisent à un ras-le-bol généralisé qui a amené une partie du personnel au burn-out », souffle-t-il. Les facteurs dénoncent encore une accumulation de nouvelles contraintes qui compliquent encore davantage leur quotidien. Ils évoquent notamment l'arrivée de nouvelles procédures informatiques, l'obligation récente de photographier certains colis déposés dans les boîtes aux lettres, ou encore l'absence de climatisation dans la majorité des véhicules utilisés en pleine canicule. À ces difficultés s'ajoutent, selon les agents, des problèmes matériels qui perdurent depuis l'ouverture du site : absence de quai de déchargement, manque d'espaces adaptés pour charger les véhicules, ou encore véhicules électriques commandés mais toujours inutilisables faute de bornes de recharge.
À l'origine, ce regroupement des bureaux de poste du canton devait pourtant marquer une amélioration, les anciens sites, devenus vétustes, ne répondant plus aux besoins du service. « Le projet existait depuis une dizaine d'années. Quand il a enfin vu le jour, on était pleins d'espoir. On nous promettait que nos conditions de travail allaient enfin s'améliorer », se souvient Émilien Bartoli, facteur polyvalent à la PDC de Sagone. Mais près de deux ans après l'ouverture de la plateforme, le constat dressé par les agents est tout autre. Dans la pétition rendue publique cette semaine, ils dénoncent une accumulation de difficultés : effectifs insuffisants, organisation du travail jugée inadaptée, véhicules vieillissants, manque de matériel, bâtiment mal conçu et multiplication de nouvelles procédures. « Nous avons été très patients depuis septembre 2024 et toujours force de proposition. Aujourd'hui, nous ne pouvons plus continuer à croire aux promesses d'amélioration entendues au cours des nombreuses réunions internes », écrivent les auteurs du texte.
Parmi leurs principaux griefs figure avant tout le non-remplacement de trois postes, malgré les engagements pris lors de la création du centre. « On nous avait promis que, même avec une tournée supprimée, nous resterions le même nombre d'agents pour assurer les remplacements et les rotations. Or aujourd'hui, trois postes manquent et la charge de travail s'est reportée sur ceux qui restent », explique Émilien Bartoli. À cela s'ajoutent, selon lui, « un management toxique, des décisions imposées » et une succession de changements qui ont progressivement épuisé les équipes. « Certains problèmes sont nationaux, d'autres sont propres à Sagone. Mais mis bout à bout, ils conduisent à un ras-le-bol généralisé qui a amené une partie du personnel au burn-out », souffle-t-il. Les facteurs dénoncent encore une accumulation de nouvelles contraintes qui compliquent encore davantage leur quotidien. Ils évoquent notamment l'arrivée de nouvelles procédures informatiques, l'obligation récente de photographier certains colis déposés dans les boîtes aux lettres, ou encore l'absence de climatisation dans la majorité des véhicules utilisés en pleine canicule. À ces difficultés s'ajoutent, selon les agents, des problèmes matériels qui perdurent depuis l'ouverture du site : absence de quai de déchargement, manque d'espaces adaptés pour charger les véhicules, ou encore véhicules électriques commandés mais toujours inutilisables faute de bornes de recharge.
« Ce n'est pas un mouvement organisé, c'est simplement que les collègues sont arrivés au bout »
Dans leur pétition, les agents décrivent enfin un fonctionnement devenu beaucoup plus lourd depuis la centralisation des tournées. « Avant, chacun triait essentiellement sa tournée et celle de son collègue. Aujourd'hui, une dizaine de tournées sont mélangées. Nous n'avons ni les outils ni même le panneau de tri qui devrait exister sur un centre de cette taille », regrette Émilien Bartoli. « Pris séparément, chaque changement paraît anodin. Mais cela fait plein de petits irritants qui nous empêchent de faire sereinement notre métier », estime-t-il.
Pour autant, les postiers assurent n'avoir jamais rejeté cette réorganisation par principe. « On a toujours proposé des alternatives. Même au niveau de la logistique, on a essayé de trouver des solutions. On n'a jamais été dans le refus pour le refus », insiste Émilien Bartoli en insistant sur le fait que « les équipes ont longtemps accepté de faire des efforts pour éviter que le service ne se dégrade ». « Nous sommes déjà en effectif réduit depuis le début de l’année. Nous avons été quelques-uns à prendre des charges de travail en plus car on n’est pas passé loin de ne plus pouvoir assurer le service. Avec le recul, c'était une erreur parce qu'on a donné l'impression à la direction que tout fonctionnait. En réalité, on terminait parfois à 16 h 30, en pleine chaleur, après avoir assuré notre tournée et une partie de celle d'un collègue ».
Pour le facteur, les nombreux arrêts maladie enregistrés ces derniers jours ne sont donc que l'aboutissement d'une dégradation progressive. « Il y avait déjà des collègues qui venaient travailler la boule au ventre. Certains étaient arrêtés depuis janvier, d'autres depuis mars ou avril. On a frôlé cette situation il y a plusieurs mois, mais cette fois les gens ont craqué. Aujourd'hui, nous sommes dix agents arrêtés, chacun par des médecins différents. Ce n'est pas un mouvement organisé, c'est simplement que les collègues sont arrivés au bout », regrette-t-il. Pour répondre à cette situation, dans leur pétition, les facteurs réclament notamment le recrutement immédiat de trois postes en CDI afin de retrouver les effectifs initialement promis, le remplacement des véhicules les plus anciens, une réorganisation des tournées ainsi que des aménagements du bâtiment afin de le rendre plus fonctionnel.
Dans leur pétition, les agents décrivent enfin un fonctionnement devenu beaucoup plus lourd depuis la centralisation des tournées. « Avant, chacun triait essentiellement sa tournée et celle de son collègue. Aujourd'hui, une dizaine de tournées sont mélangées. Nous n'avons ni les outils ni même le panneau de tri qui devrait exister sur un centre de cette taille », regrette Émilien Bartoli. « Pris séparément, chaque changement paraît anodin. Mais cela fait plein de petits irritants qui nous empêchent de faire sereinement notre métier », estime-t-il.
Pour autant, les postiers assurent n'avoir jamais rejeté cette réorganisation par principe. « On a toujours proposé des alternatives. Même au niveau de la logistique, on a essayé de trouver des solutions. On n'a jamais été dans le refus pour le refus », insiste Émilien Bartoli en insistant sur le fait que « les équipes ont longtemps accepté de faire des efforts pour éviter que le service ne se dégrade ». « Nous sommes déjà en effectif réduit depuis le début de l’année. Nous avons été quelques-uns à prendre des charges de travail en plus car on n’est pas passé loin de ne plus pouvoir assurer le service. Avec le recul, c'était une erreur parce qu'on a donné l'impression à la direction que tout fonctionnait. En réalité, on terminait parfois à 16 h 30, en pleine chaleur, après avoir assuré notre tournée et une partie de celle d'un collègue ».
Pour le facteur, les nombreux arrêts maladie enregistrés ces derniers jours ne sont donc que l'aboutissement d'une dégradation progressive. « Il y avait déjà des collègues qui venaient travailler la boule au ventre. Certains étaient arrêtés depuis janvier, d'autres depuis mars ou avril. On a frôlé cette situation il y a plusieurs mois, mais cette fois les gens ont craqué. Aujourd'hui, nous sommes dix agents arrêtés, chacun par des médecins différents. Ce n'est pas un mouvement organisé, c'est simplement que les collègues sont arrivés au bout », regrette-t-il. Pour répondre à cette situation, dans leur pétition, les facteurs réclament notamment le recrutement immédiat de trois postes en CDI afin de retrouver les effectifs initialement promis, le remplacement des véhicules les plus anciens, une réorganisation des tournées ainsi que des aménagements du bâtiment afin de le rendre plus fonctionnel.
La direction de La Poste asssure que « la situation fait l'objet d'une attention particulière »
Alors que la situation semble bloquée avec la direction, aujourd'hui, les conséquences se font déjà sentir sur le terrain. Si plusieurs CDD et intérimaires ont été mobilisés pour maintenir une partie de l'activité, certaines tournées ne peuvent plus être assurées normalement. « Les CDD font ce qu'ils peuvent sur les secteurs qu'ils connaissent, mais ils ne peuvent pas remplacer tout le monde. Certaines tournées restent au centre. On appelle aussi des clients pour qu'ils viennent récupérer directement leurs colis », indique Emilien Bartoli en confiant que si les agents ont choisi de rendre leur situation publique c’est dans l’espoir d'obtenir enfin des réponses de leur direction. « Nous avons le sentiment que, tant que les problèmes restent en interne, la priorité est surtout qu'ils ne se voient pas ».
Sollicitée par CNI, la direction régionale de La Poste assure de son côté que « la situation exprimée par les équipes de la plateforme de Sagone fait l'objet d'une attention particulière ». L'entreprise rappelle que « la santé, la sécurité et la qualité de vie au travail constituent une des priorités majeures du Groupe La Poste » et souligne que la création de la plateforme de Sagone s'inscrivait dans cette démarche. Elle indique vouloir « poursuivre les espaces d'écoute » et « travailler avec les agents les ajustements nécessaires à une reprise de leur activité professionnelle dans les meilleures conditions ».
Concernant les perturbations du service, La Poste précise qu'« une solution temporaire de retrait des colis a été mise en place sur le site de Sagone ». Les clients concernés sont contactés individuellement afin de connaître les modalités de retrait de leurs colis. L'entreprise ajoute enfin que « des mesures complémentaires sont à l'étude pour enrichir le dispositif de continuité de service actuellement en place ».
Alors que la situation semble bloquée avec la direction, aujourd'hui, les conséquences se font déjà sentir sur le terrain. Si plusieurs CDD et intérimaires ont été mobilisés pour maintenir une partie de l'activité, certaines tournées ne peuvent plus être assurées normalement. « Les CDD font ce qu'ils peuvent sur les secteurs qu'ils connaissent, mais ils ne peuvent pas remplacer tout le monde. Certaines tournées restent au centre. On appelle aussi des clients pour qu'ils viennent récupérer directement leurs colis », indique Emilien Bartoli en confiant que si les agents ont choisi de rendre leur situation publique c’est dans l’espoir d'obtenir enfin des réponses de leur direction. « Nous avons le sentiment que, tant que les problèmes restent en interne, la priorité est surtout qu'ils ne se voient pas ».
Sollicitée par CNI, la direction régionale de La Poste assure de son côté que « la situation exprimée par les équipes de la plateforme de Sagone fait l'objet d'une attention particulière ». L'entreprise rappelle que « la santé, la sécurité et la qualité de vie au travail constituent une des priorités majeures du Groupe La Poste » et souligne que la création de la plateforme de Sagone s'inscrivait dans cette démarche. Elle indique vouloir « poursuivre les espaces d'écoute » et « travailler avec les agents les ajustements nécessaires à une reprise de leur activité professionnelle dans les meilleures conditions ».
Concernant les perturbations du service, La Poste précise qu'« une solution temporaire de retrait des colis a été mise en place sur le site de Sagone ». Les clients concernés sont contactés individuellement afin de connaître les modalités de retrait de leurs colis. L'entreprise ajoute enfin que « des mesures complémentaires sont à l'étude pour enrichir le dispositif de continuité de service actuellement en place ».