La présidente de l’Assemblée de Corse, Nanette Maupertuis, a consacré son allocution d’ouverture de la session de fin juillet à l’actualité dramatique de la canicule et des incendies et rendu hommage à tous ceux qui sont engagés sur le terrain. Elle rappelle la nécessaire adaptation au changement climatique et les politiques mise en place à cet effet par le Conseil exécutif depuis quelques années. Elle appelle les élus à faire des choix lucides, cohérents et durables pour que la Corse demeure habitable.
« En 2026, dans un pays riche, supposé disposer d’infrastructures et de moyens parmi les plus développés au monde, des milliers de personnes demeurent exposées au point de mourir sous l’effet de la chaleur ». La présidente de l’Assemblée de Corse, Nanette Maupertuis, a consacré la totalité de son discours d’ouverture de la session des 30 et 31 juillet aux épisodes climatiques d’une ampleur exceptionnelle qui touchent, depuis plusieurs semaines, la Corse, l’Europe et l’ensemble du bassin méditerranéen. « Les chaleurs extrêmes, les tensions sur les ressources naturelles, les incendies ou encore les phénomènes météorologiques violents sont devenus les manifestations récurrentes d’une transformation profonde de notre environnement. Ce que les scientifiques annonçaient depuis plus de trente ans n’appartient plus aux scénarios prospectifs : c’est désormais notre quotidien ! ». Elle évoque les chiffres publiés la semaine dernière par Santé publique France : 5 764 décès supplémentaires en France métropolitaine liés à la canicule entre le 17 juin et le 2 juillet derniers. Ce bilan tragique, supérieur à celui de la canicule de 2003, montre, estime-t-elle, « une réalité difficile à accepter. Ils nous rappellent avec brutalité que les conséquences du changement climatique ne se mesurent plus seulement en degrés, en courbes de température, en baisse de productivité ou en perte de biodiversité mais désormais en souffrances humaines ».
Intégrer ces nouveaux défis
Pour la Corse, poursuit la Présidente Maupertuis, cette réalité revêt une dimension particulière « car notre cohésion sociale, la solidarité intergénérationnelle et l’engagement collectif nous permettent d’éviter les catastrophes ». Mais, interroge-t-elle : jusqu’à quand ? « Notre île concentre en effet tous les risques climatiques et naturels contemporains. D’abord, parce que nous sommes une île méditerranéenne et que la Méditerranée est identifiée comme l’un des espaces du monde où les effets du changement climatique se manifestent le plus rapidement et le plus intensément. Ensuite, parce que notre territoire concentre un grand nombre des vulnérabilités identifiées par la communauté scientifique : la raréfaction de la ressource en eau, le risque incendie, l’érosion du littoral, les atteintes à la biodiversité, les pressions foncières ou encore la fragilisation de certains équilibres économiques et sociaux ». Pour elle, ces évolutions sont déjà à l’œuvre avec, liste-t-elle « une pression accrue sur la ressource en eau », « des épisodes de chaleur plus précoces, plus fréquents et plus longs », « la fragilisation progressive de nos écosystèmes et une multiplication des événements extrêmes ». Elle rappelle que, face à cette réalité, la Collectivité de Corse et le Conseil exécutif agissent depuis des années. « Nous avons progressivement fait évoluer nos politiques publiques afin d’intégrer ces nouveaux défis : prospective, protection du foncier, préservation des ressources naturelles, adaptation de nos outils de planification, accompagnement des territoires, développement de la transition énergétique et écologique, renforcement de notre capacité d’anticipation ».
Un engagement exemplaire
Revenant sur les incendies en cours, Nanette Maupertuis rend hommage à « l’engagement exemplaire » des sapeurs-pompiers, des agents des SIS, des forestiers-sapeurs, des forces de sécurité, des élus locaux et de l’ensemble des personnels mobilisés sur le terrain. « Leur courage, leur professionnalisme et leur sens du devoir forcent notre reconnaissance ». Elle salue également « l’élan de solidarité remarquable de nos concitoyens, de notre tissu associatif, de nos confréries, qui se sont organisées pour soutenir nos forces de secours. Ces incendies nous rappellent, chaque été, que l’adaptation au changement climatique n’est pas une notion abstraite. Elle est une réalité humaine, opérationnelle et parfois dramatique ». Elle en profite pour adresser son soutien aux populations et régions françaises fortement touchées par les incendies comme la Gironde, les Landes et le Var.
Une responsabilité collective
Elle conclut par une référence à un dossier à l’ordre du jour consacré au foncier et aux objectifs de sobriété foncière et de lutte contre l’artificialisation des sols. « La manière dont nous utilisons l’espace, dont nous préservons les terres agricoles, dont nous protégeons les espaces naturels, dont nous organisons l’habitat ou sécurisons nos ressources stratégiques détermine directement notre capacité de résilience face aux bouleversements à venir. La question qui nous est posée est celle de la capacité de la Corse à demeurer habitable, vivable et transmissible aux générations futures. Notre responsabilité collective est d’en prendre pleinement conscience et d’en tirer toutes les conséquences ». Elle appelle les élus « à faire des choix lucides, cohérents et durables. C’est le sens du travail conduit par notre collectivité et c’est, j’en suis convaincue, la responsabilité qui doit continuer à nous rassembler au service de la Corse ».
Intégrer ces nouveaux défis
Pour la Corse, poursuit la Présidente Maupertuis, cette réalité revêt une dimension particulière « car notre cohésion sociale, la solidarité intergénérationnelle et l’engagement collectif nous permettent d’éviter les catastrophes ». Mais, interroge-t-elle : jusqu’à quand ? « Notre île concentre en effet tous les risques climatiques et naturels contemporains. D’abord, parce que nous sommes une île méditerranéenne et que la Méditerranée est identifiée comme l’un des espaces du monde où les effets du changement climatique se manifestent le plus rapidement et le plus intensément. Ensuite, parce que notre territoire concentre un grand nombre des vulnérabilités identifiées par la communauté scientifique : la raréfaction de la ressource en eau, le risque incendie, l’érosion du littoral, les atteintes à la biodiversité, les pressions foncières ou encore la fragilisation de certains équilibres économiques et sociaux ». Pour elle, ces évolutions sont déjà à l’œuvre avec, liste-t-elle « une pression accrue sur la ressource en eau », « des épisodes de chaleur plus précoces, plus fréquents et plus longs », « la fragilisation progressive de nos écosystèmes et une multiplication des événements extrêmes ». Elle rappelle que, face à cette réalité, la Collectivité de Corse et le Conseil exécutif agissent depuis des années. « Nous avons progressivement fait évoluer nos politiques publiques afin d’intégrer ces nouveaux défis : prospective, protection du foncier, préservation des ressources naturelles, adaptation de nos outils de planification, accompagnement des territoires, développement de la transition énergétique et écologique, renforcement de notre capacité d’anticipation ».
Un engagement exemplaire
Revenant sur les incendies en cours, Nanette Maupertuis rend hommage à « l’engagement exemplaire » des sapeurs-pompiers, des agents des SIS, des forestiers-sapeurs, des forces de sécurité, des élus locaux et de l’ensemble des personnels mobilisés sur le terrain. « Leur courage, leur professionnalisme et leur sens du devoir forcent notre reconnaissance ». Elle salue également « l’élan de solidarité remarquable de nos concitoyens, de notre tissu associatif, de nos confréries, qui se sont organisées pour soutenir nos forces de secours. Ces incendies nous rappellent, chaque été, que l’adaptation au changement climatique n’est pas une notion abstraite. Elle est une réalité humaine, opérationnelle et parfois dramatique ». Elle en profite pour adresser son soutien aux populations et régions françaises fortement touchées par les incendies comme la Gironde, les Landes et le Var.
Une responsabilité collective
Elle conclut par une référence à un dossier à l’ordre du jour consacré au foncier et aux objectifs de sobriété foncière et de lutte contre l’artificialisation des sols. « La manière dont nous utilisons l’espace, dont nous préservons les terres agricoles, dont nous protégeons les espaces naturels, dont nous organisons l’habitat ou sécurisons nos ressources stratégiques détermine directement notre capacité de résilience face aux bouleversements à venir. La question qui nous est posée est celle de la capacité de la Corse à demeurer habitable, vivable et transmissible aux générations futures. Notre responsabilité collective est d’en prendre pleinement conscience et d’en tirer toutes les conséquences ». Elle appelle les élus « à faire des choix lucides, cohérents et durables. C’est le sens du travail conduit par notre collectivité et c’est, j’en suis convaincue, la responsabilité qui doit continuer à nous rassembler au service de la Corse ».