Entre ces femmes qui sont beaucoup trop vêtues et celles qui le sont à peine, il semble qu'il n'existe désormais plus de juste milieu. À Bastia comme ailleurs.
La scène, filmée à proximité du port de Toga, n'a rien d'illégal. Une jeune femme traverse un parking vêtue d'un simple bikini ficelle. Chacun est libre de s'habiller comme il l'entend. C'est un principe auquel personne ne songe sérieusement à renoncer.
Mais la question n'est pas là.
La question est celle du rapport à l'espace public. Car il existe encore une différence entre une plage, un bord de mer, une promenade et le parking d'une entreprise ou d'un quartier urbain. Cette différence, autrefois évidente, semble peu à peu disparaître.
Le paradoxe est d'ailleurs frappant. À une époque où certains réclament davantage de pudeur dans les publicités, les réseaux sociaux ou les médias, d'autres considèrent qu'il n'existe plus aucune tenue inadaptée dès lors qu'il fait chaud ou que la plage est à quelques centaines de mètres.
Tout devient acceptable. Ou presque.
Ce n'est pas une question de silhouette. Que la personne soit jeune, âgée, sportive ou non ne change rien au débat. Une belle plastique n'autorise pas davantage qu'une autre à effacer les codes élémentaires de la vie en société. Le sujet n'est pas le corps ; il est le contexte.
Car vivre ensemble suppose encore quelques repères communs. Non pour brider les libertés, mais pour éviter que la liberté de chacun ne finisse par rendre toute limite incompréhensible.
Ce qui étonne aujourd'hui ne sera peut-être plus remarqué demain. C'est souvent ainsi que les normes évoluent. Mais avons-nous seulement pris le temps de nous demander si cette évolution était souhaitable ?
À force de considérer que tout est permis partout, on finit par ne plus savoir où commence le respect des autres regards. Et ce n'est sans doute pas être vieux jeu que de rappeler qu'entre la plage et la ville, il existait autrefois une nuance. Une nuance qui, manifestement, s'efface un peu plus chaque été.
Mais la question n'est pas là.
La question est celle du rapport à l'espace public. Car il existe encore une différence entre une plage, un bord de mer, une promenade et le parking d'une entreprise ou d'un quartier urbain. Cette différence, autrefois évidente, semble peu à peu disparaître.
Le paradoxe est d'ailleurs frappant. À une époque où certains réclament davantage de pudeur dans les publicités, les réseaux sociaux ou les médias, d'autres considèrent qu'il n'existe plus aucune tenue inadaptée dès lors qu'il fait chaud ou que la plage est à quelques centaines de mètres.
Tout devient acceptable. Ou presque.
Ce n'est pas une question de silhouette. Que la personne soit jeune, âgée, sportive ou non ne change rien au débat. Une belle plastique n'autorise pas davantage qu'une autre à effacer les codes élémentaires de la vie en société. Le sujet n'est pas le corps ; il est le contexte.
Car vivre ensemble suppose encore quelques repères communs. Non pour brider les libertés, mais pour éviter que la liberté de chacun ne finisse par rendre toute limite incompréhensible.
Ce qui étonne aujourd'hui ne sera peut-être plus remarqué demain. C'est souvent ainsi que les normes évoluent. Mais avons-nous seulement pris le temps de nous demander si cette évolution était souhaitable ?
À force de considérer que tout est permis partout, on finit par ne plus savoir où commence le respect des autres regards. Et ce n'est sans doute pas être vieux jeu que de rappeler qu'entre la plage et la ville, il existait autrefois une nuance. Une nuance qui, manifestement, s'efface un peu plus chaque été.
(Vidéo O. B)