À quelques jours de la reprise du championnat de Ligue 3, le Sporting Club de Bastia est allé à la rencontre des socios ce lundi 27 juillet, lors d'une réunion publique organisée à la salle des fêtes de Biguglia. Budget, hausse des abonnements, recrutement, identité du club, erreurs du passé et ambitions sportives : Claude Ferrandi, Gilles Cioni et Laurent Peyrelade ont répondu aux nombreuses questions et interrogations des supporters.
Exercice de communication envers les supporters pour les dirigeants du Sporting Club de Bastia. Lundi 27 juillet, Claude Ferrandi, Gilles Cioni et Laurent Peyrelade ont répondu aux questions des socios lors d’un rendez-vous d’avant-saison à la salle de fête de Biguglia.
Avec, en préambule, une ligne directrice : « Rectifier les erreurs qui ont mené à cette situation », a expliqué Claude Ferrandi, le président du Sporting Club de Bastia, devant les supporters : « Cette saison-là, des décisions ont été prises et elles n’ont pas été les bonnes. On s’est peut-être vus un peu trop gros. On aurait dû garder la raison et garder notre ADN. On s’est laissé prendre au jeu du football. »
Un pari qui ne s’est pas avéré payant pour les Bastiais, qui évolueront cette année en Ligue 3, avec dans un premier temps les conséquences financières que l’on connait: « La relégation nous a amenés à faire des choix drastiques. Travailler sur quelque chose qui est le plus cohérent et le plus raisonnable possible. Ne pas aller au-delà de ce que nous ne pouvions pas faire. » L’occasion pour le président de rentrer dans le ô combien important sujet du budget du club, qui se situera aux alentours de 9 millions d’euros pour la saison 2026-2027, avec : « une masse salariale de 2,4 millions pour les joueurs et le staff et un prévisionnel de 3 millions d’euros nets de ventes de joueurs. »
Claude Ferrandi a réinsisté sur l’obligation de « trouver un nouveau modèle économique pour Bastia et le football français », revenant sur la crise des droits télévisés et les erreurs de la Ligue : « Si on reste en Ligue 3, on aura un déficit de 3,5 millions. On a l’obligation de chercher des recettes supplémentaires. »
Le prix des abonnements
Ce qui a mené à l’épineuse question des tarifs des abonnements. De 85 euros à 325 euros. Jugés trop élevés par de nombreux supporters : Ligue 3, deux matchs en moins. « C’est un sujet de mécontentement. On sait que le club a été relégué, on a deux matchs à huis clos », concède Claude Ferrandi. « Ce n’est pas simple pour nous d’avoir opté pour des tarifs de la sorte. C’est juste d’expliquer que ce modèle a changé et qu’on doit trouver des ressources » et « le bon équilibre », avant de poursuivre : « On n’a pas pu baisser le prix des abonnements tel qu’on aurait pensé le faire ou que les gens voudraient qu’on le fasse. On est sur du factuel. » À noter que, pour des questions de réduction des coûts, la tribune Ouest sera fermée cette saison, ce qui ne sera pas sans conséquence sur la pression exercée sur le gardien adverse ou le soutien apporté au gardien bastiais, a soulevé la salle.
Le Sporting Club de Bastia évoluera cette saison dans un contexte économique contraint et incertain. C’est sur le terrain que se gagnera la montée, mais aussi par la construction d’un effectif. Mentalité, identité, joueurs corses : les attentes des supporters sont fortes après la saison catastrophique de l’année dernière. Gilles Cioni, le coordinateur sportif, trace sa ligne : « Je me suis attelé à refaire ce qui caractérisait Bastia et à recréer une nouvelle dynamique. Il nous a manqué un peu de mentalité. » Son critère : « un joueur qui a envie de venir jouer à Bastia ! » mais aussi : « Réduire le nombre de joueurs, se séparer des joueurs qui n’ont pas donné satisfaction. » Objectif : retrouver « une dynamique, une identité de jeu. Quelque chose qui va nous permettre de vivre une belle saison. »
Concernant la corsisation de l’effectif, Gilles Cioni avance les chiffres : « Il y avait 9 Corses dans l’effectif. Ça ne nous a pas empêchés de finir avant-derniers… » Le coordinateur sportif a rappelé l’importance de la formation interne, rappelant l’importance du centre de formation : « On a passé huit ans sans centre de formation » et des catégories jeunes. « Plus nombreux sont les Corses, plus ils auront la chance d’intégrer l’effectif. Aujourd’hui, on est à 80 % en U19 et U17. »
Sur le recrutement, le nerf de la guerre, c’est l’argent, rappelle le coordinateur sportif : « Il y a une mondialisation du football avec des jeunes de 19 ans qui valent 2 millions d’euros. On a des limites financières. »
Le Sporting Club de Bastia poursuit pourtant son mercato, depuis le début de l’été, avec la dernière arrivée du gardien de 25 ans Théo De Percin, prêté par l’AJ Auxerre et qui compte quelques matchs de Ligue 1. Sur la liste des départs, des propositions ont été faites pour Tom Ducrocq et Jocelyn Janneh. Pour ce dernier, « un problème de visa avec un club polonais » met actuellement le dossier en pause. La vente d'Amine Boutrah à Bursapor en Turquie a rapporté 450.000 euros
Laurent Peyrelade, le coach, le rappelle : « L’équipe du 8 août ne sera pas l’équipe du 8 septembre. C’est le football. L’idée, c’est de garder une unité de pensée. On a trois semaines pour montrer qui on est et quel groupe on veut devenir. On ne fait pas un recrutement d’un seul coup. Il nous faut les bonnes personnes. » Mais le coach rassure : « On recrutera, mais il faut qu’on soit intelligents. »
Avec, en préambule, une ligne directrice : « Rectifier les erreurs qui ont mené à cette situation », a expliqué Claude Ferrandi, le président du Sporting Club de Bastia, devant les supporters : « Cette saison-là, des décisions ont été prises et elles n’ont pas été les bonnes. On s’est peut-être vus un peu trop gros. On aurait dû garder la raison et garder notre ADN. On s’est laissé prendre au jeu du football. »
Un pari qui ne s’est pas avéré payant pour les Bastiais, qui évolueront cette année en Ligue 3, avec dans un premier temps les conséquences financières que l’on connait: « La relégation nous a amenés à faire des choix drastiques. Travailler sur quelque chose qui est le plus cohérent et le plus raisonnable possible. Ne pas aller au-delà de ce que nous ne pouvions pas faire. » L’occasion pour le président de rentrer dans le ô combien important sujet du budget du club, qui se situera aux alentours de 9 millions d’euros pour la saison 2026-2027, avec : « une masse salariale de 2,4 millions pour les joueurs et le staff et un prévisionnel de 3 millions d’euros nets de ventes de joueurs. »
Claude Ferrandi a réinsisté sur l’obligation de « trouver un nouveau modèle économique pour Bastia et le football français », revenant sur la crise des droits télévisés et les erreurs de la Ligue : « Si on reste en Ligue 3, on aura un déficit de 3,5 millions. On a l’obligation de chercher des recettes supplémentaires. »
Le prix des abonnements
Ce qui a mené à l’épineuse question des tarifs des abonnements. De 85 euros à 325 euros. Jugés trop élevés par de nombreux supporters : Ligue 3, deux matchs en moins. « C’est un sujet de mécontentement. On sait que le club a été relégué, on a deux matchs à huis clos », concède Claude Ferrandi. « Ce n’est pas simple pour nous d’avoir opté pour des tarifs de la sorte. C’est juste d’expliquer que ce modèle a changé et qu’on doit trouver des ressources » et « le bon équilibre », avant de poursuivre : « On n’a pas pu baisser le prix des abonnements tel qu’on aurait pensé le faire ou que les gens voudraient qu’on le fasse. On est sur du factuel. » À noter que, pour des questions de réduction des coûts, la tribune Ouest sera fermée cette saison, ce qui ne sera pas sans conséquence sur la pression exercée sur le gardien adverse ou le soutien apporté au gardien bastiais, a soulevé la salle.
Le Sporting Club de Bastia évoluera cette saison dans un contexte économique contraint et incertain. C’est sur le terrain que se gagnera la montée, mais aussi par la construction d’un effectif. Mentalité, identité, joueurs corses : les attentes des supporters sont fortes après la saison catastrophique de l’année dernière. Gilles Cioni, le coordinateur sportif, trace sa ligne : « Je me suis attelé à refaire ce qui caractérisait Bastia et à recréer une nouvelle dynamique. Il nous a manqué un peu de mentalité. » Son critère : « un joueur qui a envie de venir jouer à Bastia ! » mais aussi : « Réduire le nombre de joueurs, se séparer des joueurs qui n’ont pas donné satisfaction. » Objectif : retrouver « une dynamique, une identité de jeu. Quelque chose qui va nous permettre de vivre une belle saison. »
Concernant la corsisation de l’effectif, Gilles Cioni avance les chiffres : « Il y avait 9 Corses dans l’effectif. Ça ne nous a pas empêchés de finir avant-derniers… » Le coordinateur sportif a rappelé l’importance de la formation interne, rappelant l’importance du centre de formation : « On a passé huit ans sans centre de formation » et des catégories jeunes. « Plus nombreux sont les Corses, plus ils auront la chance d’intégrer l’effectif. Aujourd’hui, on est à 80 % en U19 et U17. »
Sur le recrutement, le nerf de la guerre, c’est l’argent, rappelle le coordinateur sportif : « Il y a une mondialisation du football avec des jeunes de 19 ans qui valent 2 millions d’euros. On a des limites financières. »
Le Sporting Club de Bastia poursuit pourtant son mercato, depuis le début de l’été, avec la dernière arrivée du gardien de 25 ans Théo De Percin, prêté par l’AJ Auxerre et qui compte quelques matchs de Ligue 1. Sur la liste des départs, des propositions ont été faites pour Tom Ducrocq et Jocelyn Janneh. Pour ce dernier, « un problème de visa avec un club polonais » met actuellement le dossier en pause. La vente d'Amine Boutrah à Bursapor en Turquie a rapporté 450.000 euros
Laurent Peyrelade, le coach, le rappelle : « L’équipe du 8 août ne sera pas l’équipe du 8 septembre. C’est le football. L’idée, c’est de garder une unité de pensée. On a trois semaines pour montrer qui on est et quel groupe on veut devenir. On ne fait pas un recrutement d’un seul coup. Il nous faut les bonnes personnes. » Mais le coach rassure : « On recrutera, mais il faut qu’on soit intelligents. »