Prévention des noyades à Furiani : sur la plage de la Marana, les enfants apprennent les bons réflexes

Rédigé le 24/07/2026
Léana Serve

À la veille de la Journée mondiale de prévention des noyades, 22 enfants du centre de loisirs de Furiani ont participé à une matinée de sensibilisation sur la plage de la Marana. À travers des ateliers mêlant découverte du milieu marin et initiation aux gestes du nageur-sauveteur, cette opération organisée par le Service départemental à la jeunesse, à l’engagement et aux sports de Haute-Corse entend développer les bons réflexes dès le plus jeune âge face aux risques de la baignade en mer.

À la veille de la Journée mondiale de prévention des noyades, le Service départemental à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (SDJES) de Haute-Corse a organisé, vendredi, une matinée de sensibilisation sur la grande plage de la Marana. 22 enfants du centre de loisirs de Furiani ont participé à des ateliers mêlant découverte du milieu marin, prévention et initiation aux gestes du nageur-sauveteur, assurés par le club Bastia Natation. « L’idée, c’est de venir en complément du dispositif J’apprends à nager qui s’effectue en piscine, et de sensibiliser les enfants à l’activité nageurs-sauveteurs, puisqu’on sait que les noyades sont plus souvent en milieu naturel, notamment en mer », explique Yoann Vauzelle, professeur de sport au SDJES de Haute-Corse.
 

Au fil de la matinée, les enfants ont ainsi appris à appréhender les particularités de la baignade en mer, pouvant réserver son lot d’imprévus : vagues, algues ou encore une eau dont le fond n’est pas toujours visible. « Aujourd'hui, ça tombe bien, il y a un peu de vent et des algues, les conditions sont idéales pour leur montrer ce à quoi ils peuvent être confrontés au quotidien », poursuit-il.
 

Après une première phase consacrée à la découverte du milieu marin, les jeunes participants sont passés à la pratique. Répartis en plusieurs groupes, ils ont appris à repérer une personne en difficulté, à utiliser une bouée de sauvetage et à effectuer les premiers gestes de secours sur la plage. Des mises en situation où chacun a pu endosser, tour à tour, le rôle de victime puis de sauveteur. « Ils sont à un âge où ils sont très réactifs. Ça leur plaît, et l’avantage de cette sensibilisation, c’est qu’il y a une partie pratique, où ils sont en action, ça leur permet de mieux appréhender une situation à laquelle ils pourront être confrontés. »


Pour Thierry Murali, éducateur sportif et maître-nageur, l'objectif est aussi de familiariser les enfants avec le milieu aquatique naturel. « Notre rôle, c’est de les rendre à l’aise avec le milieu », précise-t-il. « Aujourd'hui il y a des vagues, des algues, c'est pas pour autant qu'on doit s'empêcher d'aller nager. Par contre, il y a toute une pédagogie qu'on verbalise avec les enfants sur le thème de l'eau, ses dangers, les gestes à tenir, ce qu'il faut faire, ne pas faire, pour essayer d'être le plus à l'aise avec ce milieu. » Selon lui, l’objectif est aussi « de dédramatiser les craintes ». « Il y a des familles qui ont toujours un peu de mal avec le fait d’aller à la plage, notamment quand il y a des vagues. Aujourd'hui, on va dans l’eau, on s’amuse, mais toujours en sécurité, et petit à petit, on se familiarise avec le milieu. »
 

Chaque année, plusieurs centaines d'enfants sont ainsi accueillis dans le cadre de ces actions menées sur la plage de la Marana. Un suivi sur plusieurs années qui permet aux encadrants de mesurer leur progression. « On les accueille de 3 ans à 12 ans, et comme on initie les plus grands au secourisme par le biais de jeux de rôles, on sent une évolution au fil du temps. Cette action est aussi réalisée en collaboration avec un club de voile, donc non seulement ils apprennent à nager, mais ils apprennent aussi à faire de la voile sur cet espace de la Marana. » Pour le SDJES de Haute-Corse, l’objectif est de pérenniser cet événement. « L'idée, bien évidemment, c'est que ce soit une première journée qui en appelle d'autres pour sensibiliser un maximum d'enfants sur le territoire », conclut Yoann Vauzelle.