Face à l’évolution défavorable de l’incendie de la vallée de la Restonica qui a désormais basculé dans la vallée du Tavignanu, le maire a déclenché le Plan Communal de Sauvegarde permettant ainsi la mise en place du dispositif de gestion de crise. C’est dans ce cadre que le sentier du Tavignanu a été fermé tout comme le sentier menant aux lieux de baignade des Cortenais.
L’incendie de la vallée de la Restonica a désormais détruit 500 hectares de forêt de pins et de maquis. L’absence de tous les moyens aériens depuis le début de l’incendie fait qu’aujourd’hui le sinistre semble incontrôlable, d’autant qu’un coup de vent est annoncé pour la journée de ce jeudi 23 juillet. Face à cette situation qui devient préoccupante, le maire, le Dr Xavier Poli a décidé d’activer le Plan Communal de Sauvegarde permettant ainsi la mise en place du dispositif de crise pour anticiper une éventuelle aggravation de la situation. Cette décision a été prise en concertation avec les services de l’Etat et le SIS 2B.
C’est dans ce cadre que le principal sentier de la vallée du Tavignanu conduisant les randonneurs de Corte vers le refuge de la Sega en passant par Antia et le Russulinu a été fermé en fin de matinée. Les hommes du PGHM sont donc rapidement intervenus dans la vallée pour inviter les randonneurs partis depuis le début de la matinée de rebrousser chemin. Certains ont d’ailleurs été évacués en hélicoptère jusqu’à Corte. Les gendarmes de la brigade de Corte sont d’ailleurs installés au départ du sentier de randonnée. Des barrières et une rubalise interdisent l’accès de la vallée aux randonneurs. « Pourquoi une sortie d’une petite heure leur est interdite sachant que le feu est très loin du site où nous voulions nous rendre ? », pestait un père de famille. Dans le même temps, et par mesure de précaution, le sentier menant de la forteresse jusqu’aux sites de baignades des Cortenais, comme le Lavu di a Matra, a lui aussi été fermé.
L’incendie de son côté a progressé fortement dans la nuit puisqu’il a basculé dans la vallée du Tavignanu en direction du refuge de la Sega, mais également en direction du Russulinu par le ruisseau de Bruscu et ce malgré l’intervention des hélicoptères bombardiers d’eau depuis le début de la matinée. Les renforts aériens comme les Canadairs et le Milan étaient attendus sur zone en milieu d’après-midi. Dans la vallée de la Restonica, l’incendie progresse également vers les bergeries des Gruttelle d’un côté, mais également vers la route de la Frasseta par son flanc gauche. « Il poursuit sa progression entre Punta Finellu et les Cappelacce sous l’effet d’un vent léger mais tourbillonnant. Face à cette situation, les moyens engagés au sol, 160 sapeurs-pompiers du SIS 2b, renforts nationaux, forestiers sapeurs, militaires et militaires de la Sécurité Civile, demeurent particulièrement importants. Les sapeurs-pompiers, appuyés par les équipes spécialisées et l’ensemble des services mobilisés, concentrent leurs efforts sur l’avant gauche du feu afin d’en stopper sa progression », a indiqué la direction du cabinet de la préfète de la Haute-Corse, Véronique Deprez-Boudier.
Depuis le début de la matinée, la vallée est totalement noyée sous un épais nuage de fumée. Alors que les sapeurs-pompiers luttent contre l’incendie, soutenus par les HBE, dans le même temps les forestiers sapeurs tentent de conduire des opérations de brûlage dirigé pour ralentir la progression du feu. En milieu d'après-midi un Dash, deux Canadair et HBE Lourd sont par ailleurs entrés en action.
Concernant les bergers du plateau d’Alzu et de Culletta - qui indiquaient hier dans ces mêmes colonnes avoir besoin de ravitaillement pour les brebis, mais également pour eux -, dans le milieu de la matinée ils ont été livrés par un hélico. « C’est une excellente chose car nous commencions à manquer d’orge et de maïs, même s’il nous restait près d’une semaine de ravitaillement pour nous », a indiqué Jean-Marc Albertini.
C’est dans ce cadre que le principal sentier de la vallée du Tavignanu conduisant les randonneurs de Corte vers le refuge de la Sega en passant par Antia et le Russulinu a été fermé en fin de matinée. Les hommes du PGHM sont donc rapidement intervenus dans la vallée pour inviter les randonneurs partis depuis le début de la matinée de rebrousser chemin. Certains ont d’ailleurs été évacués en hélicoptère jusqu’à Corte. Les gendarmes de la brigade de Corte sont d’ailleurs installés au départ du sentier de randonnée. Des barrières et une rubalise interdisent l’accès de la vallée aux randonneurs. « Pourquoi une sortie d’une petite heure leur est interdite sachant que le feu est très loin du site où nous voulions nous rendre ? », pestait un père de famille. Dans le même temps, et par mesure de précaution, le sentier menant de la forteresse jusqu’aux sites de baignades des Cortenais, comme le Lavu di a Matra, a lui aussi été fermé.
L’incendie de son côté a progressé fortement dans la nuit puisqu’il a basculé dans la vallée du Tavignanu en direction du refuge de la Sega, mais également en direction du Russulinu par le ruisseau de Bruscu et ce malgré l’intervention des hélicoptères bombardiers d’eau depuis le début de la matinée. Les renforts aériens comme les Canadairs et le Milan étaient attendus sur zone en milieu d’après-midi. Dans la vallée de la Restonica, l’incendie progresse également vers les bergeries des Gruttelle d’un côté, mais également vers la route de la Frasseta par son flanc gauche. « Il poursuit sa progression entre Punta Finellu et les Cappelacce sous l’effet d’un vent léger mais tourbillonnant. Face à cette situation, les moyens engagés au sol, 160 sapeurs-pompiers du SIS 2b, renforts nationaux, forestiers sapeurs, militaires et militaires de la Sécurité Civile, demeurent particulièrement importants. Les sapeurs-pompiers, appuyés par les équipes spécialisées et l’ensemble des services mobilisés, concentrent leurs efforts sur l’avant gauche du feu afin d’en stopper sa progression », a indiqué la direction du cabinet de la préfète de la Haute-Corse, Véronique Deprez-Boudier.
Depuis le début de la matinée, la vallée est totalement noyée sous un épais nuage de fumée. Alors que les sapeurs-pompiers luttent contre l’incendie, soutenus par les HBE, dans le même temps les forestiers sapeurs tentent de conduire des opérations de brûlage dirigé pour ralentir la progression du feu. En milieu d'après-midi un Dash, deux Canadair et HBE Lourd sont par ailleurs entrés en action.
Concernant les bergers du plateau d’Alzu et de Culletta - qui indiquaient hier dans ces mêmes colonnes avoir besoin de ravitaillement pour les brebis, mais également pour eux -, dans le milieu de la matinée ils ont été livrés par un hélico. « C’est une excellente chose car nous commencions à manquer d’orge et de maïs, même s’il nous restait près d’une semaine de ravitaillement pour nous », a indiqué Jean-Marc Albertini.
Lettre ouverte de Marion Sabiani à la préfète de Haute-Corse : " Où sont les Canadair ? Pourquoi ces moyens aériens, si précieux pour ralentir la progression des flammes, ne sont-ils pas engagés davantage ? "
Cet incendie, et l’absence des moyens aériens, commence à susciter de nombreuses interrogations en ville où personne n’a oublié les milliers d’hectares détruits en août 2000 dans la vallée de la Restonica. La ville avait d’ailleurs été désertée par les vacanciers partis poursuivre leur séjour insulaire au bord des plages. L’air était devenu irrespirable en ville, recouverte d’une véritable chappe de plomb avec ces fumées toxiques. Et le fait que l’odeur de l’incendie se fasse ressentir en ville ce matin, a bien sûr réveillé ces mauvais souvenirs.
Face à cette situation de plus en plus délicate, Marion Sabiani, épouse de Joseph, berger en estive, a écrit une lettre ouverte à, la préfète de la Haute-Corse, Véronique Deprez-Boudier, dans laquelle elle indique que son mari se trouve au plateau d’Alzu avec plus de 500 brebis, mais aussi des chevaux et « un autre berger qui tente lui aussi de sauver les animaux dont il a la responsabilité. Ce matin, mon mari a dû appeler notre fille de 17 ans pour qu'elle monte tenter de mettre les chevaux en sécurité. Pour les sauver, elle doit les conduire du plateau d'Alzu jusqu'à la Rinella, en empruntant un chemin particulièrement escarpé et difficile, au milieu de la fumée, de l'inquiétude et de la menace permanente du feu. C'est un parcours dangereux, mais lorsqu'il s'agit de sauver des animaux et le travail de toute une vie, une famille n'a parfois pas d'autre choix. Voilà la réalité que vivent aujourd'hui des familles corses. Nous voyons des hommes risquer leur vie, des pompiers se battre sans relâche, que nous remercions de tout cœur pour leur courage et leur dévouement. Mais nous ne pouvons pas comprendre pourquoi, face à un incendie d'une telle ampleur, nous ne voyons intervenir que de petits hélicoptères. Où sont les Canadair ? Pourquoi ces moyens aériens, si précieux pour ralentir la progression des flammes, ne sont-ils pas engagés davantage ? C'est une question que se posent aujourd'hui de nombreuses familles ».
Marion Sabiani explique également qu’être berger n’est pas seulement posséder un troupeau, « C'est consacrer sa vie à ses animaux, les voir naître, les soigner, les protéger chaque jour. Ce sont des années de travail, de sacrifices et de passion. Voir les flammes s'approcher sans savoir si l'on pourra sauver une vie de travail est une douleur indescriptible ». Elle affirme encore que les agriculteurs et ceux qui « entretiennent nos montagnes sont trop souvent oubliés ».
Enfin, elle demande à la préfète de la Haute-Corse « de tout mettre en œuvre pour renforcer les moyens engagés afin de protéger les hommes, les femmes, les animaux et ces montagnes qui font l'âme de la Corse. Derrière chaque incendie, il n'y a pas seulement des hectares qui brûlent. Il y a des familles qui vivent dans l'angoisse, des animaux qui souffrent et risquent de périr, des bergers qui refusent d'abandonner leurs troupeaux, et toute une vie de travail qui peut disparaître en quelques heures. Nous ne demandons pas l'impossible. Nous demandons simplement que tout soit mis en œuvre pour sauver des vies, préserver notre montagne et soutenir ceux qui la font vivre chaque jour ».
Face à cette situation de plus en plus délicate, Marion Sabiani, épouse de Joseph, berger en estive, a écrit une lettre ouverte à, la préfète de la Haute-Corse, Véronique Deprez-Boudier, dans laquelle elle indique que son mari se trouve au plateau d’Alzu avec plus de 500 brebis, mais aussi des chevaux et « un autre berger qui tente lui aussi de sauver les animaux dont il a la responsabilité. Ce matin, mon mari a dû appeler notre fille de 17 ans pour qu'elle monte tenter de mettre les chevaux en sécurité. Pour les sauver, elle doit les conduire du plateau d'Alzu jusqu'à la Rinella, en empruntant un chemin particulièrement escarpé et difficile, au milieu de la fumée, de l'inquiétude et de la menace permanente du feu. C'est un parcours dangereux, mais lorsqu'il s'agit de sauver des animaux et le travail de toute une vie, une famille n'a parfois pas d'autre choix. Voilà la réalité que vivent aujourd'hui des familles corses. Nous voyons des hommes risquer leur vie, des pompiers se battre sans relâche, que nous remercions de tout cœur pour leur courage et leur dévouement. Mais nous ne pouvons pas comprendre pourquoi, face à un incendie d'une telle ampleur, nous ne voyons intervenir que de petits hélicoptères. Où sont les Canadair ? Pourquoi ces moyens aériens, si précieux pour ralentir la progression des flammes, ne sont-ils pas engagés davantage ? C'est une question que se posent aujourd'hui de nombreuses familles ».
Marion Sabiani explique également qu’être berger n’est pas seulement posséder un troupeau, « C'est consacrer sa vie à ses animaux, les voir naître, les soigner, les protéger chaque jour. Ce sont des années de travail, de sacrifices et de passion. Voir les flammes s'approcher sans savoir si l'on pourra sauver une vie de travail est une douleur indescriptible ». Elle affirme encore que les agriculteurs et ceux qui « entretiennent nos montagnes sont trop souvent oubliés ».
Enfin, elle demande à la préfète de la Haute-Corse « de tout mettre en œuvre pour renforcer les moyens engagés afin de protéger les hommes, les femmes, les animaux et ces montagnes qui font l'âme de la Corse. Derrière chaque incendie, il n'y a pas seulement des hectares qui brûlent. Il y a des familles qui vivent dans l'angoisse, des animaux qui souffrent et risquent de périr, des bergers qui refusent d'abandonner leurs troupeaux, et toute une vie de travail qui peut disparaître en quelques heures. Nous ne demandons pas l'impossible. Nous demandons simplement que tout soit mis en œuvre pour sauver des vies, préserver notre montagne et soutenir ceux qui la font vivre chaque jour ».