Fidèle à sa volonté de préserver son patrimoine, la ville de Porto-Vecchio a acquis trois orii, situés sur un terrain en indivision, à Benciugnu Trinité. Une réflexion va s’engager quant à un aménagement futur.
Après les casemates, les orii : entre les ouvrages militaires de défense et les abris troglodytes de nos bergers, les points communs ne sautent pas aux yeux, mais les uns comme les autres font partie du patrimoine porto-vecchiais. Un patrimoine qui vient d’être préservé des appétits extérieur, tant pour les casemates d’Arena et de Santa Giulia, acquises l’an dernier par la municipalité, que pour ces trois orii situés au nord de Porto-Vecchio, sur un terrain de Benciugnu.
Ces roches granitiques façonnées par le vent et le temps (les tafoni) racontent une époque révolue, celle de bergers qui en condamnaient l’ouverture en édifiant un mur en pierre sèche, derrière lequel ils pouvaient entreproser leur matériel agricole, voire y laisser leurs bêtes.
"Soustraire ce bien à la privatisation"
Ces trois orii sont situés sur un grand terrain de 26 400 m2, actuellement en indivision. « Le souhait des 57 indivisaires est de vendre ces deux parcelles à la commune, pour un prix de cession de 45 000 euros », a exposé en conseil municipal Nathalie Apostolatos, l’élue porto-vecchiaise en charge du patrimoine. Le maire Jean-Christophe Angelini a tenu à « saluer l’engagement de la famille Branca, qui a privilégié la commune ». Cette cession a été approuvée par l’ensemble du conseil municipal, bien conscient que jusqu’à ce vote, aucun oriu n’était propriété communal de Porto-Vecchio. « Notre volonté première, c’était de soustraire ce bien à toutes formes de privatisation », souligne Jean-Christophe Angelini. Après l’étape de la préservation viendra celle de la mise en valeur des orii de Benciugnu. Une réflexion va s’engager auprès des habitants : « Il peut y avoir un parcours santé, des déambulations autour des orii et du stationnement », envisage le maire.
Ces roches granitiques façonnées par le vent et le temps (les tafoni) racontent une époque révolue, celle de bergers qui en condamnaient l’ouverture en édifiant un mur en pierre sèche, derrière lequel ils pouvaient entreproser leur matériel agricole, voire y laisser leurs bêtes.
"Soustraire ce bien à la privatisation"
Ces trois orii sont situés sur un grand terrain de 26 400 m2, actuellement en indivision. « Le souhait des 57 indivisaires est de vendre ces deux parcelles à la commune, pour un prix de cession de 45 000 euros », a exposé en conseil municipal Nathalie Apostolatos, l’élue porto-vecchiaise en charge du patrimoine. Le maire Jean-Christophe Angelini a tenu à « saluer l’engagement de la famille Branca, qui a privilégié la commune ». Cette cession a été approuvée par l’ensemble du conseil municipal, bien conscient que jusqu’à ce vote, aucun oriu n’était propriété communal de Porto-Vecchio. « Notre volonté première, c’était de soustraire ce bien à toutes formes de privatisation », souligne Jean-Christophe Angelini. Après l’étape de la préservation viendra celle de la mise en valeur des orii de Benciugnu. Une réflexion va s’engager auprès des habitants : « Il peut y avoir un parcours santé, des déambulations autour des orii et du stationnement », envisage le maire.