Au lendemain du placement de la Haute-Corse en vigilance sécheresse, la situation continue de se dégrader sur l'île. Réuni ce vendredi, le comité de suivi de la ressource en eau de la Corse-du-Sud a pour sa part décidé de placer l'ensemble du département en alerte sécheresse. De nouvelles restrictions des usages de l'eau entrent en vigueur dès ce vendredi.
Après plusieurs semaines de chaleurs étouffantes qui ont mis à rude épreuve les ressources en eau de l'île, la situation continue de se dégrader. Au lendemain du placement de la Haute-Corse en vigilance sécheresse, c’est au tour de la Corse-du-Sud de franchir un nouveau cap. Réuni ce vendredi, le comité de suivi de la ressource en eau a en effet constaté une nouvelle dégradation de la situation hydrologique qui a conduit le préfet de Corse à déclencher le niveau d'alerte sécheresse sur l'ensemble du département.
Pour justifier cette décision, la préfecture souligne que « la sécheresse exceptionnelle et les températures élevées observées au printemps se sont maintenues en juin, conduisant à un assèchement rapide et généralisé des milieux naturels ». Elle ajoute que « le mois de juin a notamment marqué un point de bascule pour les cours d'eau et les nappes d'eau souterraine », dont « la majorité se retrouvent déjà fortement affectés par la sécheresse ». « Le nord du département (Porto, Liamone) est plus particulièrement concerné et fera l’objet d’une surveillance renforcée », précisent les services de l’État.
Par ailleurs, le comité de la ressource en eau note que les réserves stockées dans les barrages « sont déjà fortement sollicitées dans l'ensemble des secteurs ». Or, malgré une « bonne recharge à l’hiver », la préfecture indique que les niveaux descendent désormais très rapidement. « La tendance de prélèvement constatée à ce jour représente un risque réel de difficultés d'approvisionnement d'ici l'automne », prévient-elle.
Les services de l’État constatent néanmoins que les premières mesures prises au mois de mai, depuis le passage en vigilance sécheresse, commencent à produire leurs effets. Une baisse de la consommation d'eau potable a ainsi été observée en juin par rapport à la même période de l'an dernier, même si cet effort qui ne suffit cependant pas à « compenser l'assèchement des ressources ». « Il est nécessaire de préserver dès à présent la ressource en eau pour les usages prioritaires. Cette nécessité apparaît d’autant plus grande au regard de la survenance probable de nouvelles vagues de chaleur, lors desquelles la disponibilité de la ressource en eau représente un enjeu majeur », insiste les services de l’État.
Dans ce contexte, le préfet a de facto décidé de déclencher le niveau d'alerte sécheresse sur l'ensemble du département qui entraîne l'entrée en vigueur immédiate de nouvelles restrictions. L'arrosage des espaces verts par aspersion est désormais interdit entre 11 heures et 18 heures, tout comme le lavage des voitures et des bateaux (sauf dans les stations professionnelles équipées d'un système de recyclage de l'eau) et le remplissage et la vidange des piscines privées.
« La préservation de la ressource en eau est l'affaire de tous », appuie encore les services de l’État en appelant chacun « à adapter ses usages face à cette situation critique ».
Pour justifier cette décision, la préfecture souligne que « la sécheresse exceptionnelle et les températures élevées observées au printemps se sont maintenues en juin, conduisant à un assèchement rapide et généralisé des milieux naturels ». Elle ajoute que « le mois de juin a notamment marqué un point de bascule pour les cours d'eau et les nappes d'eau souterraine », dont « la majorité se retrouvent déjà fortement affectés par la sécheresse ». « Le nord du département (Porto, Liamone) est plus particulièrement concerné et fera l’objet d’une surveillance renforcée », précisent les services de l’État.
Par ailleurs, le comité de la ressource en eau note que les réserves stockées dans les barrages « sont déjà fortement sollicitées dans l'ensemble des secteurs ». Or, malgré une « bonne recharge à l’hiver », la préfecture indique que les niveaux descendent désormais très rapidement. « La tendance de prélèvement constatée à ce jour représente un risque réel de difficultés d'approvisionnement d'ici l'automne », prévient-elle.
Les services de l’État constatent néanmoins que les premières mesures prises au mois de mai, depuis le passage en vigilance sécheresse, commencent à produire leurs effets. Une baisse de la consommation d'eau potable a ainsi été observée en juin par rapport à la même période de l'an dernier, même si cet effort qui ne suffit cependant pas à « compenser l'assèchement des ressources ». « Il est nécessaire de préserver dès à présent la ressource en eau pour les usages prioritaires. Cette nécessité apparaît d’autant plus grande au regard de la survenance probable de nouvelles vagues de chaleur, lors desquelles la disponibilité de la ressource en eau représente un enjeu majeur », insiste les services de l’État.
Dans ce contexte, le préfet a de facto décidé de déclencher le niveau d'alerte sécheresse sur l'ensemble du département qui entraîne l'entrée en vigueur immédiate de nouvelles restrictions. L'arrosage des espaces verts par aspersion est désormais interdit entre 11 heures et 18 heures, tout comme le lavage des voitures et des bateaux (sauf dans les stations professionnelles équipées d'un système de recyclage de l'eau) et le remplissage et la vidange des piscines privées.
« La préservation de la ressource en eau est l'affaire de tous », appuie encore les services de l’État en appelant chacun « à adapter ses usages face à cette situation critique ».