EDF confirme le lancement de la future STEP de Lugo-di-Nazza-Ghisoni

Rédigé le 04/07/2026
Charles Monti

Le projet de Station de Transfert d'Énergie par Pompage (STEP) de Lugo-di-Nazza-Ghisoni franchit une étape décisive. EDF a confirmé en juin 2026 sa décision d'investissement, après que le projet a été retenu à l'issue de l'instruction menée par la Commission de régulation de l'énergie (CRE). Les travaux doivent débuter en septembre 2027 pour une mise en service prévue au premier semestre 2030.

Implantée sur l'aménagement hydroélectrique existant de Sampolo, sur la commune de Lugo-di-Nazza, la future installation transformera une centrale déjà en exploitation en STEP grâce à l'ajout d'une fonction de pompage à un groupe de production existant. Ce système permettra de stocker l'électricité lorsque la production d'énergies renouvelables est excédentaire, avant de la restituer lors des périodes de forte demande.


Pour EDF, il s'agit d'une première : l'entreprise transforme un aménagement hydroélectrique existant en STEP, en s'appuyant sur des infrastructures déjà en place, comme les barrages, les retenues d'eau, les alternateurs ou encore les transformateurs. Cette solution limite les nouveaux aménagements tout en donnant une nouvelle vocation à un site historique.


L'installation pourra mobiliser jusqu'à 45 MW lors des pics de consommation estivaux pendant environ deux heures. Elle contribuera à améliorer l'intégration de l'énergie photovoltaïque, à renforcer la sécurité d'alimentation électrique de la Corse et à réduire le recours aux moyens de production thermiques. Le fonctionnement en STEP permettra également d'augmenter d'environ 20 GWh par an la production de l'aménagement hydroélectrique existant.


Selon EDF, le projet présente également un intérêt environnemental en limitant l'artificialisation des sols et en préservant les milieux naturels, tout en participant à la réduction des émissions de CO₂ du système électrique insulaire et en renforçant la résilience de l'installation face aux effets du changement climatique.


Le chantier représente un investissement d'environ 30 millions d'euros. Les premiers contrats avec les fournisseurs doivent être signés au cours de l'été avant le lancement des travaux, qui devraient également générer des retombées économiques pour le territoire.