À dix jours de son lancement, la Kermesse Festival peaufine sa première édition en Corse

Rédigé le 01/07/2026
Jeanne Soury

Dans dix jours, le Théâtre de Verdure du Casone vibrera au son des plus grands tubes des années 80, 90 et 2000. Pour sa toute première édition en Corse, la Kermesse Festival investira Ajaccio du 10 au 12 juillet. Billetterie encourageante, organisation millimétrée et forte implication des acteurs locaux : à quelques jours du coup d'envoi, le producteur Pierre Abbate se dit « très excité » à l'idée de cette première rencontre avec le public corse.

(Photos : La Kermesse festival)

À mesure que l'échéance approche, la pression monte dans les coulisses de la Kermesse Festival. À dix jours de l'ouverture du festival, qui investira le Théâtre de Verdure du Casone les 10, 11 et 12 juillet, les derniers réglages sont en cours. Pour Pierre Abbate, directeur général de Chafadou Productions et organisateur de l'événement, l'impatience domine largement le stress. « Nous sommes très excités. Ajaccio, c'est une première pour nous, une première rencontre avec le peuple corse. Les artistes sont très heureux de venir et les ventes sont très engageantes », confie-t-il.

Avec une capacité de 3 700 spectateurs par soirée, le festival semble avoir trouvé son public. Sans viser des jauges comparables à celles de certaines étapes continentales, les organisateurs se disent satisfaits du rythme des réservations. « C'était une première en Corse. Il fallait que les Corses nous fassent confiance. Aujourd'hui, les ventes sont à la hauteur de nos attentes et il reste encore quelques places », explique Pierre Abbate.

Parmi les trois soirées, celle du samedi 11 juillet s'impose comme la plus demandée, tandis que le dimanche enregistre, pour l'instant, une fréquentation plus modérée. Une tendance que l'organisateur observe régulièrement sur les différentes dates de la tournée, les contraintes professionnelles ou la volonté de ne pas enchaîner trois soirées de festival influençant souvent les réservations.

Deux ans de préparation pour relever le défi de l'insularité

Si le public découvrira le festival en juillet, son organisation, elle, a débuté il y a bien longtemps. Derrière les trois soirées de concerts se cachent près de deux années de préparation. « Nous travaillons sur ce projet depuis deux ans. Cela fait un an que nous l'avons annoncé, mais cela fait deux ans que nous préparons cette édition avec les acteurs locaux et la Ville d'Ajaccio », souligne le producteur.

Organiser un festival sur une île représente toutefois des contraintes supplémentaires. Le transport du matériel, les traversées maritimes, l'hébergement des équipes techniques ou encore les déplacements des artistes viennent alourdir l’organisation. « Produire un festival en Corse entraîne forcément des coûts supplémentaires. Il faut anticiper les traversées, réserver les hébergements très en amont et composer avec un nombre de liaisons aériennes plus limité qu'ailleurs », détaille Pierre Abbate.

Le montage du site débutera dès le mardi précédant l'ouverture du festival. Quatre jours seront nécessaires pour installer les infrastructures, tandis que le démontage sera réalisé dès le lendemain de la clôture.

Au-delà de l'événement lui-même, les organisateurs ont souhaité s'appuyer au maximum sur les compétences présentes sur l’île. Si les artistes ainsi qu'une partie du matériel son et lumière suivent la tournée nationale, la majorité des prestations ont été confiées à des entreprises corses. Les équipes affectées aux bars, à la restauration, aux espaces VIP ou encore à l'accueil du public sont, elles aussi, recrutées localement. « C'était très important pour nous d'utiliser tout ce que la Corse pouvait proposer, aussi bien en ressources humaines qu'en matériel. Nous avons vraiment privilégié les acteurs locaux dès que cela était possible », insiste Pierre Abbate.

Les artistes, eux, arriveront généralement le matin de leur représentation afin d'effectuer les balances avant de monter sur scène en soirée. Ils passeront ensuite la nuit à Ajaccio avant de quitter l'île le lendemain.

Offrir une parenthèse de nostalgie au public corse

À quelques jours de cette première édition insulaire, Pierre Abbate espère avant tout offrir aux festivaliers un moment de convivialité et de souvenirs, porté par les tubes qui ont marqué plusieurs générations. Pour lui, la réussite de cette première édition ne se mesurera pas uniquement au nombre de spectateurs. « Ma plus grande récompense sera de voir les Corses repartir avec le sourire, en ayant retrouvé le temps d'une soirée les souvenirs de leur jeunesse. C'est ce que l'on ressent devant la scène, et c'est ce qui fait la magie de ce festival. »

À dix jours de l'ouverture, tous les voyants semblent donc au vert pour cette première escale corse de la Kermesse Festival, qui espère désormais transformer l'essai et inscrire durablement son rendez-vous estival dans le paysage culturel ajaccien.