Julien Morganti est revenu ce vendredi, à l’occasion d’une réunion publique, sur la semaine dédiée à l’autonomie de la Corse à l’Assemblée nationale et sur l’adoption d’un texte par les députés. L’élu d’opposition bastiais, qui ne cache pas ses ambitions politiques régionales, a détaillé sa vision de l’avenir institutionnel de l’île.
Julien Morganti, leader de l’opposition bastiaise et à la tête du mouvement A Mossa : Un Futur pour la Corse, est revenu hier, à l’occasion d’une réunion publique organisée dans un hôtel des quartiers sud de Bastia, sur le projet d’autonomie de la Corse et le texte validé par les députés ce 18 juin à l’Assemblée nationale.
Un texte qu’il juge « trop flou pour satisfaire tous les Corses et permettre de dégager un consensus ». Julien Morganti plaide également pour un référendum « obligatoire et contraint », estimant qu’à la fin, c’est « aux Corses de donner leur avis, et que le résultat soit respecté ». Pour lui, il faut éviter « ce qu’il s’est passé en 2003 » avec le référendum sur la collectivité unique.
Pour autant, l’élu d’opposition bastiais n’est pas opposé à l’autonomie de la Corse. Il se dit favorable à un « pouvoir normatif », mais aussi au principe de « communauté ». Un dernier point qu’il considère comme une reconnaissance « qui va permettre d’exercer le pouvoir d’expérimentation et d’adaptation », mais aussi de le rendre opérationnel, le tout avec « un contrôle du Parlement de six mois pour les rendre effectives ».
Pour Julien Morganti, « l’autonomie ne doit pas servir un parti ou un homme, mais servir les Corses ». L’élu bastiais souhaiterait voir dans l’autonomie la mise en place d’une nouvelle architecture administrative pour l’île, « dans une logique de simplification des transferts de compétences ». Concrètement, il plaide pour davantage de compétences accordées aux communes et aux intercommunalités, avec deux grandes entités, « bastiaise et ajaccienne », ainsi que « une nouvelle mission dévolue à la Collectivité sur son cœur de métier autour de la défense des territoires, du développement rural et local », avec, à terme, un changement du mode de scrutin.
Une nouvelle organisation administrative de la Corse qui répond, selon lui, à plusieurs besoins : celui de répondre à l’échec de la collectivité unique et de « garantir un contre-pouvoir » pour « lutter contre ce centralisme régional et les dérives mafieuses ».
Julien Morganti et son mouvement ont également profité de cette réunion publique pour se projeter sur les futures échéances territoriales et préparer le terrain afin de « tourner la page de l’échec de l’aventure simeoniste », qu’il considère comme « dix ans d’échec ».
L’élu bastiais souhaite capitaliser sur la dynamique des municipales et veut montrer « qu’une alternative est possible », mais aussi que ses propositions « sont là pour créer des convergences ». Profitant de l’occasion pour dévoiler sa vision de la Corse, il appelle à construire « une Corse apaisée pour porter des projets sur le long terme, mais aussi partager l’aspiration des Corses à une cause encore plus grande que l’autonomie », avec pour maître mot : « la lutte contre la pauvreté, la défense de notre identité pour lutter contre un communautarisme rampant. Tout ça au service d’un développement économique et social ».
Un texte qu’il juge « trop flou pour satisfaire tous les Corses et permettre de dégager un consensus ». Julien Morganti plaide également pour un référendum « obligatoire et contraint », estimant qu’à la fin, c’est « aux Corses de donner leur avis, et que le résultat soit respecté ». Pour lui, il faut éviter « ce qu’il s’est passé en 2003 » avec le référendum sur la collectivité unique.
Pour autant, l’élu d’opposition bastiais n’est pas opposé à l’autonomie de la Corse. Il se dit favorable à un « pouvoir normatif », mais aussi au principe de « communauté ». Un dernier point qu’il considère comme une reconnaissance « qui va permettre d’exercer le pouvoir d’expérimentation et d’adaptation », mais aussi de le rendre opérationnel, le tout avec « un contrôle du Parlement de six mois pour les rendre effectives ».
Pour Julien Morganti, « l’autonomie ne doit pas servir un parti ou un homme, mais servir les Corses ». L’élu bastiais souhaiterait voir dans l’autonomie la mise en place d’une nouvelle architecture administrative pour l’île, « dans une logique de simplification des transferts de compétences ». Concrètement, il plaide pour davantage de compétences accordées aux communes et aux intercommunalités, avec deux grandes entités, « bastiaise et ajaccienne », ainsi que « une nouvelle mission dévolue à la Collectivité sur son cœur de métier autour de la défense des territoires, du développement rural et local », avec, à terme, un changement du mode de scrutin.
Une nouvelle organisation administrative de la Corse qui répond, selon lui, à plusieurs besoins : celui de répondre à l’échec de la collectivité unique et de « garantir un contre-pouvoir » pour « lutter contre ce centralisme régional et les dérives mafieuses ».
Julien Morganti et son mouvement ont également profité de cette réunion publique pour se projeter sur les futures échéances territoriales et préparer le terrain afin de « tourner la page de l’échec de l’aventure simeoniste », qu’il considère comme « dix ans d’échec ».
L’élu bastiais souhaite capitaliser sur la dynamique des municipales et veut montrer « qu’une alternative est possible », mais aussi que ses propositions « sont là pour créer des convergences ». Profitant de l’occasion pour dévoiler sa vision de la Corse, il appelle à construire « une Corse apaisée pour porter des projets sur le long terme, mais aussi partager l’aspiration des Corses à une cause encore plus grande que l’autonomie », avec pour maître mot : « la lutte contre la pauvreté, la défense de notre identité pour lutter contre un communautarisme rampant. Tout ça au service d’un développement économique et social ».