À la Canonica, la Pentecôte n’est jamais un week-end comme les autres. Depuis 128 ans, la foire revient au pied de l’église romane, sur cette terre de Mariana où se mêlent histoire, rencontres et tradition religieuse. Pendant trois jours, le site change de visage. Les allées se remplissent, les stands s’installent sous les tentes dressées pour la circonstance, les voix couvrent peu à peu le silence habituel des lieux.
Le maire de Lucciana José Galletti, secondé par de jeunes concitoyennes de la commune, a procédé ce samedi matiin à l'inauguration de la 128e fiera di a Canonica
Ici, la foire ne cherche pas à en faire trop. Elle vit simplement, portée par ce mélange de fréquentation populaire et d’attachement au lieu. La Canonica n’est pas un champ de foire comme les autres. Les pierres de l’ancienne cathédrale, les vestiges de Mariana et la proximité du Golu donnent à l’endroit une atmosphère particulière, presque hors du temps.
Et puis il y a Santa Divota. Sa présence accompagne depuis toujours cette foire de Pentecôte. Le lundi, lorsque vient la messe, les confréries et les chants religieux, l’ambiance change naturellement. Le bruit de la foire laisse place au recueillement. Les habitants suivent la procession comme ils le font depuis des générations, dans un geste à la fois religieux et profondément attaché à l’histoire locale.
C’est cette coexistence entre la fête populaire et la tradition spirituelle qui fait tenir la Fiera di A Canonica depuis plus d’un siècle. Une foire où l’on vient autant pour passer la journée que pour retrouver quelque chose de familier, de transmis, presque d’intact malgré le temps.
Ouverte ce samedi matin à 11 heures sous un chaud soleil par Joseph Galletti, maire de la commune, en présence d'un aréopage de personnalités, a fiera se poursuit jusqu'à lundi.
Un évènement à ne pas manquer.
À la recherche de l'ancien port romain
À l’ouverture de la 128e édition de la Fiera di a Canonica, le maire de Joseph Galletti a souligné la continuité d’une manifestation « qui ne s’est jamais démentie malgré les années » et qui rassemble toujours « Mariana, Bastia, la Marana, la Casinca et la Basse vallée du Golu ».
Dans son intervention, il a rappelé que cette fête reste avant tout un rendez-vous religieux dédié à « Santa Divota, patronne de Lucciana et de la Corse », tout en conservant sa dimension populaire et rurale avec « une foire à la hauteur des plus grandes foires rurales de Corse ».
Le maire de Lucciana a également mis en avant l’importance du volet culturel et patrimonial, grâce notamment au musée du site archéologique Prince Louis III de Monaco de Mariana et au centre de recherche installé sur place. Il a évoqué les travaux menés actuellement par la Direction régionale des affaires culturelles, en lien avec la commune, pour retrouver l’emplacement de l’ancien port romain dans le delta du Golo.
Joseph Galletti a enfin salué « toutes celles et ceux qui soutiennent, pour que cette tradition de la Canonica se perpétue », remerciant les bénévoles, les agents communaux, les élus municipaux, etc…