​GFCA Volley : un effectif à reconstruire après la relégation en Ligue B

Rédigé le 25/03/2026
Patrice Paquier Lorenzi

Plongé en Ligue B après une saison chaotique, le GFCA Volley doit désormais reconstruire sur des bases fragiles. Entre avenir incertain de son entraîneur historique, contraintes financières et effectif décimé, le club ajaccien joue gros dans les semaines à venir.

(photos Paule Santoni)

Le GFCA Volley n’a pas seulement perdu un match à Poitiers. Il a basculé dans une période charnière de son histoire. Officiellement relégué en Ligue B après une saison éprouvante et marquée par une sanction administrative, le club ajaccien fait face à une accumulation d’incertitudes qui dépassent largement le cadre sportif.
 
Car au-delà du terrain, c’est toute la structure du Gazélec qui est aujourd’hui questionnée. Le retrait de trois points infligé par la DNACG a précipité une descente difficile à accepter, alors même que le maintien avait été acquis sportivement. Un coup dur qui laisse des traces, notamment chez l’entraîneur emblématique, Frédéric Ferrandez. Après vingt ans passés sur le banc ajaccien, le technicien n’est plus certain de poursuivre l’aventure.

Une saison mentalement éprouvante
Usé par une saison
« mentalement éprouvante », il conditionne son avenir à la clarté du projet : « Il faut voir si le club a un vrai projet, pas seulement de haut niveau, mais de continuité et de réforme » expliquait-il ce mercredi matin au micro de nos confrères d’Ici RCFM. Une décision attendue après le passage du club devant la DNACG, le 17 avril, véritable juge de paix du futur gazier.
 
Du côté de la présidence, l’attente est palpable. Paul Muracciole ne cache pas son souhait de voir son entraîneur poursuivre : « Il n’y a que lui qui le sait. Nous, on l’espère. Mais il traverse une période difficile… Aujourd’hui, on attend sa réponse ». Un soutien affiché, mais qui souligne aussi la fragilité du moment. Le GFCA Volley ne sait pas encore le budget dont il pourra disposer la saison prochaine, même si il est acquis que celui-ci sera réduit d’un tiers, au moins : « On présentera un budget prévisionnel mais nous ne connaissons pas encore quel sera l’engagement des collectivités à nos côtés » ajoute le Président du club gazier.

Un chantier immense, un effectif à reconstruire
Car le chantier est immense. L’effectif sera profondément remanié la saison prochaine. Plusieurs cadres ont déjà acté leur départ : Mathieu Garcia, Daniel Bala, Matej Patak et Victor Socié ne porteront plus les couleurs rouges et bleues. D’autres, comme Quentin Grosnon, restent dans l’incertitude. Une saignée qui oblige le club à reconstruire quasiment de zéro, en s’appuyant notamment sur les jeunes du centre de formation.
 
À cette instabilité sportive s’ajoute une inconnue de taille : celle du niveau dans lequel évoluera le GFCA la saison prochaine. Car malgré la relégation actée, un espoir subsiste. Un possible repêchage administratif pourrait rebattre les cartes. Les clubs de Martigues et Royan, candidats à la montée, ne sont pas assurés de disposer des garanties financières suffisantes pour accéder à l’élite. En cas de défaillance de leur part, le Gazélec pourrait être maintenu : « Si le premier de Ligue B n’a pas les finances, la Ligue ouvrira une wild card pour que la MSL se joue à 14 et on postulera » assure Paul Muracciole. Mais ce scénario reste suspendu au calendrier de Ligue B, dont il faudra attendre l’issue, au moins jusqu’au 15 mai, pour connaître le dénouement.

D’ici là, le GFCA avance dans le flou, entre préparation d’une saison à l’étage inférieur et espoir d’un maintien inespéré. Dans ce contexte incertain, une chose est sûre : le club ajaccien est à un tournant. Entre fin de cycle et possible renaissance, l’avenir du GFCA Volley dépendra des décisions prises dans les prochaines semaines. Budget, projet, entraîneur, recrutement : autant de chantiers déterminants pour savoir si cette relégation marquera un simple accident… ou le début d’une nouvelle ère.