Le climat reste extrêmement tendu au Centre hospitalier d’Ajaccio (CHA). Un comité social et économique (CSE) extraordinaire, convoqué par Jean-Luc Pesce, le directeur du CHA, pour tenter de relancer le dialogue social, a été annulé ce mardi matin à peine une heure avant sa tenue. Les syndicats dénoncent une « provocation » et menacent de durcir leur mouvement. Le collectif des brancardiers et les urgences sont toujours en grève dans l'attente de solutions concrètes.
Nouvel épisode dans la crise qui secoue l’hôpital d’Ajaccio. Un CSE extraordinaire, convoqué pour ce mardi matin afin de tenter de renouer le dialogue entre la direction et les représentants du personnel, a finalement été annulé à la dernière minute. Selon plusieurs sources syndicales, la réunion avait été convoquée par le directeur de l’établissement, dans un contexte déjà particulièrement dégradé. Mais moins d’une heure avant sa tenue, un courriel adressé aux organisations syndicales a annoncé son annulation.
Dans ce message que nous avons pu consulter, la direction du Centre hospitalier d’Ajaccio justifie sa décision en évoquant « un contexte social peu propice à un échange apaisé avec les organisations syndicales », après avoir été alertée par les autorités compétentes. La direction précise qu’il a donc été décidé de « surseoir à l’organisation du CSE de ce jour ».
Du côté du STC, la réaction ne s’est pas fait attendre. Le syndicat dénonce une situation devenue explosive au sein de l’établissement : « Nous avons reçu une invitation hier pour un CSE extraordinaire afin de rétablir le dialogue social. Au vu du contexte, nous avons pris cette invitation pour une provocation », explique Julien Taglia, membre du bureau STC à l’hôpital de la Miséricorde. « Nous ne reconnaissons plus ce monsieur comme directeur de l’hôpital et il n’était pas question pour nous d’y assister dans tous les cas », ajoute-t-il.
« Si rien ne bouge dans les prochains jours, nous allons encore monter notre niveau de protestation d’un cran ou deux »
La tension s’inscrit dans un conflit social qui dure depuis plusieurs semaines. Le collectif des brancardiers soutenu par le STC occupe notamment les locaux de l’Agence régionale de santé depuis près d’un mois ainsi que ceux de la direction de l’établissement depuis plusieurs jours. Les activités de l’hôpital continuent néanmoins de fonctionner, avec un filtrage assuré par les grévistes pour maintenir le service minimum. Mais le syndicat prévient que la situation pourrait rapidement se durcir. « Si rien ne bouge dans les prochains jours, nous allons encore monter notre niveau de protestation d’un cran ou deux », avertissent les représentants syndicaux.
Dans un communiqué diffusé ce mardi, le STC évoque également plusieurs plaintes visant le directeur Jean-Luc Pesce, notamment pour injures publiques, entrave à l’exercice syndical et violences psychologiques à l’encontre de représentants du personnel. Des faits que le syndicat qualifie de « gravité exceptionnelle » et qui, selon lui, empêchent toute reprise sereine du dialogue social.
Les représentants syndicaux demandent désormais le départ immédiat du responsable de l’établissement, estimant qu’il constitue « un danger réel, direct et actuel » pour le bon fonctionnement de l’hôpital. En attendant, la crise sociale reste entière au Centre hospitalier d’Ajaccio, où soignants et agents hospitaliers continuent d’assurer la prise en charge des patients dans un climat particulièrement tendu.
Du côté du STC, la réaction ne s’est pas fait attendre. Le syndicat dénonce une situation devenue explosive au sein de l’établissement : « Nous avons reçu une invitation hier pour un CSE extraordinaire afin de rétablir le dialogue social. Au vu du contexte, nous avons pris cette invitation pour une provocation », explique Julien Taglia, membre du bureau STC à l’hôpital de la Miséricorde. « Nous ne reconnaissons plus ce monsieur comme directeur de l’hôpital et il n’était pas question pour nous d’y assister dans tous les cas », ajoute-t-il.
« Si rien ne bouge dans les prochains jours, nous allons encore monter notre niveau de protestation d’un cran ou deux »
La tension s’inscrit dans un conflit social qui dure depuis plusieurs semaines. Le collectif des brancardiers soutenu par le STC occupe notamment les locaux de l’Agence régionale de santé depuis près d’un mois ainsi que ceux de la direction de l’établissement depuis plusieurs jours. Les activités de l’hôpital continuent néanmoins de fonctionner, avec un filtrage assuré par les grévistes pour maintenir le service minimum. Mais le syndicat prévient que la situation pourrait rapidement se durcir. « Si rien ne bouge dans les prochains jours, nous allons encore monter notre niveau de protestation d’un cran ou deux », avertissent les représentants syndicaux.
Dans un communiqué diffusé ce mardi, le STC évoque également plusieurs plaintes visant le directeur Jean-Luc Pesce, notamment pour injures publiques, entrave à l’exercice syndical et violences psychologiques à l’encontre de représentants du personnel. Des faits que le syndicat qualifie de « gravité exceptionnelle » et qui, selon lui, empêchent toute reprise sereine du dialogue social.
Les représentants syndicaux demandent désormais le départ immédiat du responsable de l’établissement, estimant qu’il constitue « un danger réel, direct et actuel » pour le bon fonctionnement de l’hôpital. En attendant, la crise sociale reste entière au Centre hospitalier d’Ajaccio, où soignants et agents hospitaliers continuent d’assurer la prise en charge des patients dans un climat particulièrement tendu.