Le Dr André Rocchi, maire sortant de Prunelli di Fiumorbu, élu depuis 2019, brigue un nouveau mandat. Avec sa liste « Sempre Inseme per Prunelli » en partie renouvelée, il sera, pour la deuxième fois, confronté à son opposant, l’indépendantiste Esteban Saldana. Il défend son bilan et ses projets et répond aux critiques. Pour lui, l’enjeu de ce nouveau mandat est de mener les chantiers à terme et de renforcer la solidarité et l’adaptation aux multiples mutations actuelles.
- Vous êtes maire de Prunelli depuis 2019. Pourquoi avez-vous décidé de rempiler ?
- C’est très simple. J’ai récupéré une commune qui était en état de délabrement total avec des bâtiments immondes, abandonnés. J’ai fait un énorme travail de remise en état des structures municipales. Il me faut achever ce travail de reconstruction, il faut aussi que je travaille pour que le contenant étant fait, le contenu se mette en place, c’est-à-dire mettre en place tout le système associatif. La population doit s’emparer des réalisations qui vont voir le jour.
- Gardez-vous la même équipe ou est-elle renouvelée ?
- C’est une équipe en partie renouvelée. L’ossature demeure, une partie est renouvelée et rajeunie. De nouvelles personnes sont venues vers nous et se sont déclarées volontaires pour apporter leur savoir et leurs compétences au service de notre commune.
- Quel bilan dressez-vous de votre action lors de cette dernière mandature ?
- En tant que médecin, j’ai d’abord fait un diagnostic qui m’a permis de voir un peu tout ce qui n’allait pas et quelle était l’urgence dans l’action. En particulier, des bâtiments squattés, des bâtiments amiantés aux quatre vents, des structures municipales qui n’allaient plus du tout, des releveurs du tout-à-l’égout qui se jetaient dans la nature, de la pollution, etc. Ce diagnostic fait, nous avons établi un calendrier pour mettre en place le renouvellement, l’amélioration, la construction en particulier pour notre jeunesse et pour le social. Nous avons aussi entrepris d’agir pour les personnes âgées, en particulier pour l’EHPAD A Ziglia situé à Migliacciaru. Nous avons aussi fait un énorme travail qui n’a pas tellement été vu, mais qui a donné des résultats spectaculaires au moment du COVID où la commune a réorganisé et organisé tout le plan de prévention, d’action et de vaccination qui a fait que nous avons eu des résultats absolument extraordinaires.
- Quelle est, selon vous, la principale problématique de votre commune ?
- Le fait d’avoir agi dans l’urgence sur les points de faiblesse de la commune fait que maintenant, nous n’avons plus d’accès de fixation dans ce qu’il nous reste à faire. Nous avons de multiples améliorations à apporter, mais elles doivent viser à faire enfin réémerger notre commune, lui donner sa force et son énergie qui nous permettent d’exister dans ce territoire qu’est le Fiumorbu qui lui aussi a trinqué et n’avait plus sa place au sein de la région depuis plusieurs années.
- Quels sont les axes forts de votre programme pour cette nouvelle mandature ?
- Les axes forts, comme je vous l’ai dit, c’est d’abord d’achever ce qui est en cours, en particulier le parc scolaire et sportif, de permettre à notre EHPAD, qui est vraiment la partie faible de notre commune actuellement, d’offrir des conditions plus dignes, et aussi d’avoir une capacité d’anticipation et d’adaptation face aux bouleversements qui ont touché notre commune au niveau de cette grande mutation économique, sociale et surtout climatique que nous vivons tous les jours.
- Votre adversaire est très critique sur votre gestion, notamment sur l’absence de PLU. Qu’en est-il ?
- Vous me parlez d’un problème qui n’existe pas puisque le PLU (Plan local d’urbanisme) est en cours de révision. Lorsqu’on a une capacité d’écoute des autres communes, cette révision du PLU doit se faire aussi à l’intérieur d’une réflexion sur le SCOT (Schéma de cohérence territoriale) qui, elle-même, est lancée. Le SCOT, c’est en quelque sorte le PLU du territoire auquel le PADDUC est peu opposable. Notre PLU est en cours de révision, donc il n’y a pas matière à pérorer là-dessus, mais, par contre, nous avons une capacité d’écoute, de synergie, de collégialité avec les autres communes pour que notre PLU, qui est en train d’être révisé, soit totalement en phase avec la révision du SCOT qui a déjà débuté.
- Votre adversaire critique aussi l’acquisition de Cardiccia, déclarant que les travaux de rénovation n’ont jamais commencé. Que lui répondez-vous ?
- Il est très mal renseigné. Nous avons refait totalement la salle de spectacle Cardiccia, qui est dans ces bâtiments, avec un budget de plus 500 000 €. Nous avons fait la place centrale de Cardiccia. Nous avons créé, contre l’avis de l’opposition, un City stade qui a permis de drainer toute la jeunesse qui était dans Cardiccia. Et puis surtout, nous avons acquis Cardiccia, on ne peut pas acheter et en même temps reconstruire totalement, nous n’avons pas les finances pour cela. Un plan est en cours qui va nous permettre avec des subventions de passer à la deuxième phase, c’est-à-dire la remise en état de Cardiccia. On ne peut pas tout avoir du jour au lendemain. Ce que nous avons fait est déjà énorme. Le reste va venir, une fois que les subventions arriveront. Nous avons déjà racheté ce bâtiment à un organisme social de façon à le remettre à niveau. Ce n’était pas le cas jusqu’alors.
- Dernière critique de votre opposant : l’augmentation des impôts, malgré votre promesse de ne pas y toucher. Que lui répondez-vous là aussi ?
- Je ne lui réponds pas parce qu’une fois de plus, il est mal renseigné. Il y a un moment où la logique montre du doigt la bêtise. Nous sommes la commune qui est la moins imposée en Corse dans sa strate. Nous avons même perdu la dotation de péréquation de l’État, parce que nous n’imposons pas assez nos concitoyens. L’augmentation des impôts n’est pas de notre fait, elle vient de l’augmentation des bases et du prix locatif. Cette augmentation du prix locatif est faite par la Loi de finance, c’est l’Etat, Bercy qui décide. À ce jour, j’ai peu d’influence sur Bercy, et je ne pense pas que mon opposant en est davantage.
- Quelle sera votre priorité immédiate si vous êtes réélu ?
- Ma priorité immédiate est évidente. Nous avons besoin dans cette commune, face aux temps difficiles qui arrivent, de davantage de solidarité. Nous avons besoin de réparer les clivages qui se sont fait jour lors de cette élection. Nous avons besoin dans les années à venir pour exercer cette solidarité de remettre au goût du jour un outil extraordinaire qu’on appelle la convivialité. Nous avons besoin aussi dans les années à venir pour engager cette convivialité d’améliorer le statut de notre identité qui, petit à petit, s’est effacée au prix d’une homogénéisation de la politique, régionale ou nationale.
- Etes-vous confiant ? Pensez-vous être réélu ?
- J’ai beaucoup d’humilité dans ma capacité à faire face à tous les défis, mais, par contre, j’ai confiance dans notre population. Je suis très honoré et j’ai beaucoup de gratitude pour les marques de confiance et d’amitié que chacun me fait en ce moment.
Propos recueillis par Nicole MARI.
- C’est très simple. J’ai récupéré une commune qui était en état de délabrement total avec des bâtiments immondes, abandonnés. J’ai fait un énorme travail de remise en état des structures municipales. Il me faut achever ce travail de reconstruction, il faut aussi que je travaille pour que le contenant étant fait, le contenu se mette en place, c’est-à-dire mettre en place tout le système associatif. La population doit s’emparer des réalisations qui vont voir le jour.
- Gardez-vous la même équipe ou est-elle renouvelée ?
- C’est une équipe en partie renouvelée. L’ossature demeure, une partie est renouvelée et rajeunie. De nouvelles personnes sont venues vers nous et se sont déclarées volontaires pour apporter leur savoir et leurs compétences au service de notre commune.
- Quel bilan dressez-vous de votre action lors de cette dernière mandature ?
- En tant que médecin, j’ai d’abord fait un diagnostic qui m’a permis de voir un peu tout ce qui n’allait pas et quelle était l’urgence dans l’action. En particulier, des bâtiments squattés, des bâtiments amiantés aux quatre vents, des structures municipales qui n’allaient plus du tout, des releveurs du tout-à-l’égout qui se jetaient dans la nature, de la pollution, etc. Ce diagnostic fait, nous avons établi un calendrier pour mettre en place le renouvellement, l’amélioration, la construction en particulier pour notre jeunesse et pour le social. Nous avons aussi entrepris d’agir pour les personnes âgées, en particulier pour l’EHPAD A Ziglia situé à Migliacciaru. Nous avons aussi fait un énorme travail qui n’a pas tellement été vu, mais qui a donné des résultats spectaculaires au moment du COVID où la commune a réorganisé et organisé tout le plan de prévention, d’action et de vaccination qui a fait que nous avons eu des résultats absolument extraordinaires.
- Quelle est, selon vous, la principale problématique de votre commune ?
- Le fait d’avoir agi dans l’urgence sur les points de faiblesse de la commune fait que maintenant, nous n’avons plus d’accès de fixation dans ce qu’il nous reste à faire. Nous avons de multiples améliorations à apporter, mais elles doivent viser à faire enfin réémerger notre commune, lui donner sa force et son énergie qui nous permettent d’exister dans ce territoire qu’est le Fiumorbu qui lui aussi a trinqué et n’avait plus sa place au sein de la région depuis plusieurs années.
- Quels sont les axes forts de votre programme pour cette nouvelle mandature ?
- Les axes forts, comme je vous l’ai dit, c’est d’abord d’achever ce qui est en cours, en particulier le parc scolaire et sportif, de permettre à notre EHPAD, qui est vraiment la partie faible de notre commune actuellement, d’offrir des conditions plus dignes, et aussi d’avoir une capacité d’anticipation et d’adaptation face aux bouleversements qui ont touché notre commune au niveau de cette grande mutation économique, sociale et surtout climatique que nous vivons tous les jours.
- Votre adversaire est très critique sur votre gestion, notamment sur l’absence de PLU. Qu’en est-il ?
- Vous me parlez d’un problème qui n’existe pas puisque le PLU (Plan local d’urbanisme) est en cours de révision. Lorsqu’on a une capacité d’écoute des autres communes, cette révision du PLU doit se faire aussi à l’intérieur d’une réflexion sur le SCOT (Schéma de cohérence territoriale) qui, elle-même, est lancée. Le SCOT, c’est en quelque sorte le PLU du territoire auquel le PADDUC est peu opposable. Notre PLU est en cours de révision, donc il n’y a pas matière à pérorer là-dessus, mais, par contre, nous avons une capacité d’écoute, de synergie, de collégialité avec les autres communes pour que notre PLU, qui est en train d’être révisé, soit totalement en phase avec la révision du SCOT qui a déjà débuté.
- Votre adversaire critique aussi l’acquisition de Cardiccia, déclarant que les travaux de rénovation n’ont jamais commencé. Que lui répondez-vous ?
- Il est très mal renseigné. Nous avons refait totalement la salle de spectacle Cardiccia, qui est dans ces bâtiments, avec un budget de plus 500 000 €. Nous avons fait la place centrale de Cardiccia. Nous avons créé, contre l’avis de l’opposition, un City stade qui a permis de drainer toute la jeunesse qui était dans Cardiccia. Et puis surtout, nous avons acquis Cardiccia, on ne peut pas acheter et en même temps reconstruire totalement, nous n’avons pas les finances pour cela. Un plan est en cours qui va nous permettre avec des subventions de passer à la deuxième phase, c’est-à-dire la remise en état de Cardiccia. On ne peut pas tout avoir du jour au lendemain. Ce que nous avons fait est déjà énorme. Le reste va venir, une fois que les subventions arriveront. Nous avons déjà racheté ce bâtiment à un organisme social de façon à le remettre à niveau. Ce n’était pas le cas jusqu’alors.
- Dernière critique de votre opposant : l’augmentation des impôts, malgré votre promesse de ne pas y toucher. Que lui répondez-vous là aussi ?
- Je ne lui réponds pas parce qu’une fois de plus, il est mal renseigné. Il y a un moment où la logique montre du doigt la bêtise. Nous sommes la commune qui est la moins imposée en Corse dans sa strate. Nous avons même perdu la dotation de péréquation de l’État, parce que nous n’imposons pas assez nos concitoyens. L’augmentation des impôts n’est pas de notre fait, elle vient de l’augmentation des bases et du prix locatif. Cette augmentation du prix locatif est faite par la Loi de finance, c’est l’Etat, Bercy qui décide. À ce jour, j’ai peu d’influence sur Bercy, et je ne pense pas que mon opposant en est davantage.
- Quelle sera votre priorité immédiate si vous êtes réélu ?
- Ma priorité immédiate est évidente. Nous avons besoin dans cette commune, face aux temps difficiles qui arrivent, de davantage de solidarité. Nous avons besoin de réparer les clivages qui se sont fait jour lors de cette élection. Nous avons besoin dans les années à venir pour exercer cette solidarité de remettre au goût du jour un outil extraordinaire qu’on appelle la convivialité. Nous avons besoin aussi dans les années à venir pour engager cette convivialité d’améliorer le statut de notre identité qui, petit à petit, s’est effacée au prix d’une homogénéisation de la politique, régionale ou nationale.
- Etes-vous confiant ? Pensez-vous être réélu ?
- J’ai beaucoup d’humilité dans ma capacité à faire face à tous les défis, mais, par contre, j’ai confiance dans notre population. Je suis très honoré et j’ai beaucoup de gratitude pour les marques de confiance et d’amitié que chacun me fait en ce moment.
Propos recueillis par Nicole MARI.
Liste « Sempre inseme per Prunelli »
1- Dr ROCCHI André – médecin généraliste
2- DAMIANI-CHIODI Anne-Marie
3- PAOLI Christian
4- FILIPPINI Marie-Laure
5- FRATICELLI Jean-Jacques
6- FILIPPINI Géraldine
7- PAOLI Jules-François
8- ANDREANI Agnulina
9- BARBONI Toussaint
10- ELEGANTINI Muriele
11- LENZOTTI Thomas
12- CHATOT Karine
13- EMON Yann
14- COLOMBANI Victoria
15- VACHER Jean-René
16- CARIA Lucie
17- PIERI Pierre-louis
18- SOUX Amandine
19- BERNARDINI Lisandru
20- MORACCHINI Marie Fleur D’épine
21- SUSINI Vincent
22- GAMBOTTI Marie-Pierre
23- GARNIER-CASTELLI Jean
24- RAPENNE Nina
25- BIANCHI François
26- PAOLI Lisa
27- BALDRICHI Stéphane
28- VIGUIE Morgane
29- SCULTEUR Jacques
2- DAMIANI-CHIODI Anne-Marie
3- PAOLI Christian
4- FILIPPINI Marie-Laure
5- FRATICELLI Jean-Jacques
6- FILIPPINI Géraldine
7- PAOLI Jules-François
8- ANDREANI Agnulina
9- BARBONI Toussaint
10- ELEGANTINI Muriele
11- LENZOTTI Thomas
12- CHATOT Karine
13- EMON Yann
14- COLOMBANI Victoria
15- VACHER Jean-René
16- CARIA Lucie
17- PIERI Pierre-louis
18- SOUX Amandine
19- BERNARDINI Lisandru
20- MORACCHINI Marie Fleur D’épine
21- SUSINI Vincent
22- GAMBOTTI Marie-Pierre
23- GARNIER-CASTELLI Jean
24- RAPENNE Nina
25- BIANCHI François
26- PAOLI Lisa
27- BALDRICHI Stéphane
28- VIGUIE Morgane
29- SCULTEUR Jacques