Maire depuis 2006 et élu municipal depuis la fin des années 80, Étienne Ferrandi sollicite un nouveau mandat à Alata. Face à lui, son ancienne colistière Véronique Pietri. Fort d’un bilan qu’il estime solide – écoles, voirie, eau, équipements publics – l’édile sortant défend une vision maîtrisée du développement et assume son ambition de poursuivre les chantiers engagés.
Cela va faire bientôt 20 ans que vous êtes à la tête de la commune, d’Alata, qu’est-ce qui vous motive à briguer un nouveau mandat ?
Je pense que mon bilan parle pour moi. J’ai encore plein de projets en cours. Je ne suis pas fatigué, donc il n’y vraiment aucune raison pour ne pas continuer l’aventure. Je suis toujours aussi motivé. Je n’ai vraiment pas hésité.
Quel bilan tirez-vous de ces 20 ans en tant que maire d’Alata ?
Je peux même parler d’Alata depuis bien plus longtemps en fait : puisque j’étais déjà premier adjoint aux côtés de François Dominici en 1989, avant de prendre la suite en 2006 puis d’être élu en 2008, 2014 et 2020. Je me rappelle d’une commune très grande, très peuplée avec un peu plus de 2 000 habitants. Il n’y avait que deux classes uniques, une sur chaque versant, dont l’une où j’étais le seul instituteur. Je me rappelle aussi d’une commune où on manquait d’eau chaque été. Je me rappelle de routes sinueuses et non goudronnées et d’un éclairage public très aléatoire. C’est ce qui m’avait motivé pour m’engager en politique avec François Dominici.
Justement, comment avez-vous « transformé » la commune, comme vous le dites ?
Depuis cette époque, on s’est battus pour investir chaque année. On a créé deux groupes scolaires de huit classes des deux côtés des versants de la commune. Cela a été un investissement lourd, pour un budget communal qui compte comme recettes uniquement la fiscalité des ménages, car nous n’avons pas de zone artisanale ni de taxe professionnelle. Ensuite, notre plus gros poste de dépense reste la voirie, car nous avons 42,5 km de routes communales à entretenir. C’est un réseau qui représente le ratio d’une ville de 25 000 habitants alors que nous sommes 3 600, aujourd’hui. Il a fallu batailler, mais aujourd’hui ce réseau est mis à niveau à hauteur de 70%. Il reste 30% à effectuer. Nous avons également refait tout le réseau d’eau en fonte. Il a été consolidé, ce qui nous a permis d’éviter toute forme de restriction ou de coupure, grâce notamment à la CAPA. Lors de notre dernière mandature, nous nous sommes portés acquéreurs du stade Barthélémy Silvani, que nous avons remis en état, et qui fait aujourd’hui la joie de près de 300 licenciés. C’est un lieu de vie important pour notre territoire. Je rappelle également qu’en 2001, nous avons eu l’opportunité d’ouvrir une maison France Services, qui est une vraie réussite, avec près de 300 passages par mois, avec un personnel disponible et compétent.
Dans le cadre de ces élections, vous allez faire face à Véronique Pietri, ancienne conseillère municipale à vos côtés. Avez-vous été surpris par sa candidature ?
Totalement, oui. Il y a toujours une opposition traditionnelle mais là on parle d’une élue qui était dans notre équipe municipale. Elle est partie le 1er décembre dernier en évoquant des désaccords et des griefs, notamment à mon encontre. Je suis surpris, mais cela ne m’inquiète pas outre mesure. Elle siégeait une fois sur deux au conseil municipal et votait tous nos rapports et délibérations, sans émettre la moindre réserve. Rien ne laissait apparaitre, qu’elle allait nous faire autant de reproches. C’est son choix, je le respecte mais j’ai confiance dans le suffrage des électeurs d’Alata.
Quels sont les nouveaux projets que vous allez proposer aux Alatais en cas de réélection ?
Nous avons un gros chantier à terminer avec le PLU. Je rappelle que la commune d’’Alata a été la 6e commune de Corse à se doter d’un PLU en 2006. Il a été la matrice du développement d’Alata et nous en sommes très fiers. Aujourd’hui, il y a une obligation de révision de ce document d’urbanisme, qui nous a permis de structurer l’espace avec comme un fil conducteur ma volonté de sanctuariser 82% de terres agricoles et naturelles et 18% de zones constructibles. C’est un ratio très fort en termes de protection de l’environnement. Aujourd’hui, nous pouvons nous enorgueillir d’avoir 92% de résidences principales. Peu de communes en Corse, peuvent revendiquer ces chiffres. Nous avons plus de 30 associations qui participent à la vie de la commune et font vivre le territoire, nous sommes donc très loin d’être une cité-dortoir, comme j’ai pu l’entendre.
Quel bilan tirez-vous de ces 20 ans en tant que maire d’Alata ?
Je peux même parler d’Alata depuis bien plus longtemps en fait : puisque j’étais déjà premier adjoint aux côtés de François Dominici en 1989, avant de prendre la suite en 2006 puis d’être élu en 2008, 2014 et 2020. Je me rappelle d’une commune très grande, très peuplée avec un peu plus de 2 000 habitants. Il n’y avait que deux classes uniques, une sur chaque versant, dont l’une où j’étais le seul instituteur. Je me rappelle aussi d’une commune où on manquait d’eau chaque été. Je me rappelle de routes sinueuses et non goudronnées et d’un éclairage public très aléatoire. C’est ce qui m’avait motivé pour m’engager en politique avec François Dominici.
Justement, comment avez-vous « transformé » la commune, comme vous le dites ?
Depuis cette époque, on s’est battus pour investir chaque année. On a créé deux groupes scolaires de huit classes des deux côtés des versants de la commune. Cela a été un investissement lourd, pour un budget communal qui compte comme recettes uniquement la fiscalité des ménages, car nous n’avons pas de zone artisanale ni de taxe professionnelle. Ensuite, notre plus gros poste de dépense reste la voirie, car nous avons 42,5 km de routes communales à entretenir. C’est un réseau qui représente le ratio d’une ville de 25 000 habitants alors que nous sommes 3 600, aujourd’hui. Il a fallu batailler, mais aujourd’hui ce réseau est mis à niveau à hauteur de 70%. Il reste 30% à effectuer. Nous avons également refait tout le réseau d’eau en fonte. Il a été consolidé, ce qui nous a permis d’éviter toute forme de restriction ou de coupure, grâce notamment à la CAPA. Lors de notre dernière mandature, nous nous sommes portés acquéreurs du stade Barthélémy Silvani, que nous avons remis en état, et qui fait aujourd’hui la joie de près de 300 licenciés. C’est un lieu de vie important pour notre territoire. Je rappelle également qu’en 2001, nous avons eu l’opportunité d’ouvrir une maison France Services, qui est une vraie réussite, avec près de 300 passages par mois, avec un personnel disponible et compétent.
Dans le cadre de ces élections, vous allez faire face à Véronique Pietri, ancienne conseillère municipale à vos côtés. Avez-vous été surpris par sa candidature ?
Totalement, oui. Il y a toujours une opposition traditionnelle mais là on parle d’une élue qui était dans notre équipe municipale. Elle est partie le 1er décembre dernier en évoquant des désaccords et des griefs, notamment à mon encontre. Je suis surpris, mais cela ne m’inquiète pas outre mesure. Elle siégeait une fois sur deux au conseil municipal et votait tous nos rapports et délibérations, sans émettre la moindre réserve. Rien ne laissait apparaitre, qu’elle allait nous faire autant de reproches. C’est son choix, je le respecte mais j’ai confiance dans le suffrage des électeurs d’Alata.
Quels sont les nouveaux projets que vous allez proposer aux Alatais en cas de réélection ?
Nous avons un gros chantier à terminer avec le PLU. Je rappelle que la commune d’’Alata a été la 6e commune de Corse à se doter d’un PLU en 2006. Il a été la matrice du développement d’Alata et nous en sommes très fiers. Aujourd’hui, il y a une obligation de révision de ce document d’urbanisme, qui nous a permis de structurer l’espace avec comme un fil conducteur ma volonté de sanctuariser 82% de terres agricoles et naturelles et 18% de zones constructibles. C’est un ratio très fort en termes de protection de l’environnement. Aujourd’hui, nous pouvons nous enorgueillir d’avoir 92% de résidences principales. Peu de communes en Corse, peuvent revendiquer ces chiffres. Nous avons plus de 30 associations qui participent à la vie de la commune et font vivre le territoire, nous sommes donc très loin d’être une cité-dortoir, comme j’ai pu l’entendre.