Ce jeudi matin, une cinquantaine de professeurs du lycée de Porto-Vecchio ont débrayé devant leur établissement pour exprimer leur soutien à leur consœur, violemment agressée par un collégien, mardi, à Sanary-sur-Mer (Var).
Une cinquantaine de professeurs ont débrayé durant une heure devant leur établissement, ce jeudi matin à Porto-Vecchio.
« Sustegnu à a noscia cullega di Sanary. A violenza basta », pouvait-on lire sur une banderole affichée devant le lycée Jean-Paul de Rocca-Serra. La mobilisation a duré une heure, rassemblant la totalité des professeurs qui faisaient cours ce mardi matin. Tout s’est décidé mercredi, à l’initiative des représentants syndicaux du lycée, qui ont rapidement fait corps avec l’ensemble des professeurs du lycée. « On est sidérés », confie Franck Canu, professeur de physique-chimie. « C’est le reflet de la violence de notre société », ajoute Nathalie Galliano, professeure d’histoire-géographie.
Mardi après-midi, un adolescent de 14 ans a poignardé son enseignante d’arts plastiques, au collège de Sanary-sur-Mer. Placé en garde à vue, il a reconnu avoir agi avec préméditation. La victime, âgée de 60 ans, se trouve dans « un état stationnaire », a communiqué ce jeudi la préfecture du Var. Ses jours sont en danger.
Depuis le mois d’avril 2025, il s’agit de la cinquième agression subie par un membre du corps enseignant en France. Et ça ne peut plus durer, s’en émeuvent les professeurs porto-vecchiais : « A Sanary, c’est un établissement tranquille. Comme le nôtre », fait remarquer Nathalie Galliano. « Plus personne n’est à l’abri aujourd’hui », pense Franck Canu.
"On veut des moyens humains"
« Il y a une réflexion à mener entre les établissements, l’académie et le rectorat sur les violences en milieu scolaire », préconise Anthony Albertini, professeur d’histoire-géographie. Il poursuit : « On n’est pas là pour bunkeriser les établissements, mais on veut des moyens humains formés pour nous accompagner, autrement dit des personnes qui soient en capacité de jouer les médiateurs en cas de conflits entre élèves et professeurs ». Les professeurs porto-vecchiais indiquent vouloir sensibiliser le rectorat en ce sens, quand bien même « le lycée de Porto-Vecchio n’est pas forcément le plus à plaindre ».
Après la mobilisation, les cours ont repris par un temps d’échanges entre élèves et professeurs. Un temps d’échanges pour mettre des mots sur cet épisode dramatique, et aborder la problématique des violences en milieu scolaire.
Mardi après-midi, un adolescent de 14 ans a poignardé son enseignante d’arts plastiques, au collège de Sanary-sur-Mer. Placé en garde à vue, il a reconnu avoir agi avec préméditation. La victime, âgée de 60 ans, se trouve dans « un état stationnaire », a communiqué ce jeudi la préfecture du Var. Ses jours sont en danger.
Depuis le mois d’avril 2025, il s’agit de la cinquième agression subie par un membre du corps enseignant en France. Et ça ne peut plus durer, s’en émeuvent les professeurs porto-vecchiais : « A Sanary, c’est un établissement tranquille. Comme le nôtre », fait remarquer Nathalie Galliano. « Plus personne n’est à l’abri aujourd’hui », pense Franck Canu.
"On veut des moyens humains"
« Il y a une réflexion à mener entre les établissements, l’académie et le rectorat sur les violences en milieu scolaire », préconise Anthony Albertini, professeur d’histoire-géographie. Il poursuit : « On n’est pas là pour bunkeriser les établissements, mais on veut des moyens humains formés pour nous accompagner, autrement dit des personnes qui soient en capacité de jouer les médiateurs en cas de conflits entre élèves et professeurs ». Les professeurs porto-vecchiais indiquent vouloir sensibiliser le rectorat en ce sens, quand bien même « le lycée de Porto-Vecchio n’est pas forcément le plus à plaindre ».
Après la mobilisation, les cours ont repris par un temps d’échanges entre élèves et professeurs. Un temps d’échanges pour mettre des mots sur cet épisode dramatique, et aborder la problématique des violences en milieu scolaire.