Après la Madunuccia, la fête de la Saint-Antoine du Mont est la 2e manifestation de l'église et un temps fort de la vie ajaccienne. Ce samedi, de très nombreux Ajacciens, fidèles, confréries, ont célébré cette fête à l'oratoire in campi sur les hauteurs de la ville. Une journée entre cérémonies religieuses et moment de partage autour d'un spuntinu. Dans la cité impériale, cette fête est une longue tradition chargée d'histoire et la jeunesse continue encore aujourd'hui à la faire vivre.
A Ajaccio, la fête de la Saint-Antoine du Mont est une tradition, très suivie par la population. Comme chaque 17 janvier, les familles ajacciennes pèlerinent jusqu'à l'oratoire sur les hauteurs de la ville pour célébrer Sant' Antonu di u Monti.
Ce samedi, Ajacciens, fidèles et confréries (Sant' Antonu di u Monti, San Ruchellu, Saint-Erasme, Afa, Lazare de Jérusalem, Notre-Dame de la Miséricorde, San Martinu...) se sont retrouvées à Saint-Antoine pour cette journée de fête religieuse et de partage.
Ce samedi, Ajacciens, fidèles et confréries (Sant' Antonu di u Monti, San Ruchellu, Saint-Erasme, Afa, Lazare de Jérusalem, Notre-Dame de la Miséricorde, San Martinu...) se sont retrouvées à Saint-Antoine pour cette journée de fête religieuse et de partage.
Après une veillée aux chandelles hier soir au cœur de la chapelle décorée pour l'occasion par Claire Galli, la fête a débuté à l'aurore ce samedi matin avec une procession au départ de la cathédrale. Deux messes ont été célébrées le matin avec la traditionnelle bénédiction et distribution des petits pains symboles de "protection", avant le spuntinu, lequel a été suivi d'une nouvelle procession l'après-midi sur site.
Saint-Antoine du Mont, "(...) C'est le symbole des petits-pains, de l'eucharistie, de a spartera" rappelait le dynamique abbé Constant. "De la fête religieuse découle aussi ce moment de famille et d'amitié qui construit la vie".
Dans l'ombre, des hommes et des femmes ont œuvré au succès de ce rassemblement comme les boulangers de la ville, l'abbé Constant ou encore Claude Massei cheville ouvrière de la fête de la Saint-Antoine du Mont.
Saint-Antoine du Mont, "(...) C'est le symbole des petits-pains, de l'eucharistie, de a spartera" rappelait le dynamique abbé Constant. "De la fête religieuse découle aussi ce moment de famille et d'amitié qui construit la vie".
Dans l'ombre, des hommes et des femmes ont œuvré au succès de ce rassemblement comme les boulangers de la ville, l'abbé Constant ou encore Claude Massei cheville ouvrière de la fête de la Saint-Antoine du Mont.
Si toutes les générations de la ville sont au rendez-vous de ce traditionnel rassemblement, la jeunesse s'implique elle-aussi pour faire vivre la tradition, que ce soit côté organisation ou sur le chemin du pèlerinage. A commencer par la Confrérie Sant'Antonu di u Monti qui apporte son aide depuis deux ans. "Beaucoup ont appris des chants, chacun à sa partie et ils nous sont très agréables parce que indépendamment de Saint-Antoine, ils nous aident sur la cathédrale" explique Claude Massei. La jeunesse suit et emmène avec elle d'autres jeunes sur le chemin des traditions.
"La moyenne d'âge est à peu près de 35 ans" au sein de la Confrérie de Saint-Antoine indique Jacky Ambrosini, prieur, et ce rajeunissement constant est un atout : "C’est essentiel pour nous. Ces jeunes sont nos meilleurs ambassadeurs auprès de leur génération" poursuit le prieur. Au-delà de la communication, cette relève assure la survie même du lieu de culte. En conciliant foi et culture, les nouveaux membres viennent prêter main-forte à Claude Massei dans sa mission colossale d'entretien de la chapelle. "On a besoin d’eux pour faire vivre ces lieux", résume le prieur, soulignant que cette transmission est le véritable moteur de la communauté.
La relève assure la tradition de la Saint-Antoine
Concernant la Saint-Antoine, le prieur constate "que l'impulsion donnée par l'évêché et par l'abbé Frédéric Constant a permis ce renouveau de l'engouement pour le pèlerinage de Saint-Antoine qui était auparavant beaucoup moins structuré (...) Cette "professionnalisation" de l'événement permet un engouement de la part d'une jeune génération qui découvre ou redécouvre cet événement." Le prieur constate également "qu'aujourd'hui, on a un retour de la jeune génération vers une foi plus spirituelle. C'est ce qui fait le succès de cette procession. Les jeunes sont dans la recherche de Dieu et c'est un moment parfait pour pouvoir s'accomplir dans cette recherche". Sans oublier l'aspect culturel. "Les jeunes générations, aujourd’hui en quête de sens, se tournent naturellement vers leurs racines familiales. Ils cherchent des points de repère auprès de leurs grands-pères, par exemple en marchant sur leurs traces à Saint-Antoine" constate le prieur.
Ce samedi matin, les jeunes visages étaient nombreux à composer le cortège du plus ancien pèlerinage ajaccien. Parmi eux, Serena Bernardi, 24 ans, motivée par sa foi en Dieu. "Je voulais déjà faire l'expérience de Lourdes, j'ai profité de cette occasion pour prendre part au pèlerinage", confie-t-elle.
Le rassemblement a également été marqué par la présence active des Scouts d'Europe de Corse. Des éclaireurs, qui ont participé à la veillée, routier ayant effectué la marche depuis la cathédrale, tous voient en cet événement un jalon essentiel. "Cela fait partie de notre "route" : un cheminement vers le Christ".
Pour Pierre Tardi, chef des Scouts d'Europe de Corse, cette participation dépasse le simple bénévolat. Il s'agit d'une immersion dans l'identité locale : "Nous sommes un mouvement enraciné. Ce pèlerinage nous permet de prendre notre place en tant qu'Ajacciens et de vivre pleinement cette spiritualité propre à notre ville."
L’enjeu de cette présence est avant tout celui de la continuité. En aidant à la préparation et en défilant aux côtés de leurs aînés -et parfois d'anciens scouts aujourd'hui adultes- ces jeunes se préparent à devenir les futurs gardiens de la tradition. "La transmission commence dès maintenant, souligne Pierre Tardi. Plus tard, ce sera à eux de reprendre le flambeau, peut-être même au sein d'une confrérie."
Ce samedi matin, les jeunes visages étaient nombreux à composer le cortège du plus ancien pèlerinage ajaccien. Parmi eux, Serena Bernardi, 24 ans, motivée par sa foi en Dieu. "Je voulais déjà faire l'expérience de Lourdes, j'ai profité de cette occasion pour prendre part au pèlerinage", confie-t-elle.
Le rassemblement a également été marqué par la présence active des Scouts d'Europe de Corse. Des éclaireurs, qui ont participé à la veillée, routier ayant effectué la marche depuis la cathédrale, tous voient en cet événement un jalon essentiel. "Cela fait partie de notre "route" : un cheminement vers le Christ".
Pour Pierre Tardi, chef des Scouts d'Europe de Corse, cette participation dépasse le simple bénévolat. Il s'agit d'une immersion dans l'identité locale : "Nous sommes un mouvement enraciné. Ce pèlerinage nous permet de prendre notre place en tant qu'Ajacciens et de vivre pleinement cette spiritualité propre à notre ville."
L’enjeu de cette présence est avant tout celui de la continuité. En aidant à la préparation et en défilant aux côtés de leurs aînés -et parfois d'anciens scouts aujourd'hui adultes- ces jeunes se préparent à devenir les futurs gardiens de la tradition. "La transmission commence dès maintenant, souligne Pierre Tardi. Plus tard, ce sera à eux de reprendre le flambeau, peut-être même au sein d'une confrérie."