Nazione se mobilise à Toga pour dénoncer le coût de la vie en Corse

Rédigé le 26/09/2026
Christophe Giudicelli

Ce samedi matin, 25 septembre, une vingtaine de militants de Nazione ont mené une action dans la galerie du supermarché Auchan de Toga, à Bastia, pour dénoncer le coût de la vie sur l’île et proposer un plan d’urgence pour y faire face.

Les indépendantistes réclament la mise en place de plusieurs mesures  pour atténuer le coût de la vie sur l’île, comme un encadrement des prix sur 200 à 300 produits essentiels, mais aussi une aide pour le fret maritime qui serait conditionnée à une baisse des prix pour les consommateurs corses.

Pour Éric Simoni, membre de Nazione, l’objectif est d’être offensif pour ramener, dans un premier temps, l’écart de prix entre la Corse et le continent à 5 %, contre 14 % actuellement. Un écart qui pourrait être rattrapé, selon lui, avec d’autres mesures réalisables à droit constant : « comme la création d’une centrale d’achat », mais aussi la mise en place d’applications et de contrôles des prix et des marges pour plus de transparence.
Nazione demande également l’organisation d’Assises de la « vie chère en Corse », réunissant acteurs publics, producteurs et distributeurs : « qui ne doit pas rester lettre morte », comme la première qui avait été organisée après le conflit des Gilets jaunes, insiste le dirigeant indépendantiste. Il demande aux politiques de ne pas subir l’économie, mais de : « donner les orientations et de poser des garde-fous ».

Une première étape pour « aller au plus pressé et au plus urgent et poser les choses de manière raisonnable pour éviter les dégâts », au vu d’une situation économique qui se dégrade de jour en jour pour les habitants, tout en veillant à ne pas léser les acteurs économiques, précise Éric Simoni, pour qui l’objectif est, in fine, d’arriver « à une solution globale en faisant évoluer le cadre global dans un projet national ». Autrement dit, avoir la main sur la fiscalité et la régulation des prix, mais aussi mettre en place une stratégie commerciale à l’échelle de la Méditerranée occidentale, sans oublier la capacité de production insulaire et le soutien aux commerces de proximité.

Pour Éric Simoni, la situation actuelle dans le secteur alimentaire est due à plusieurs facteurs : « le coût des transports, mais aussi les marges et les situations de monopole » qu’il faut régler.

Une action avec distribution de tracts pour Nazione qui s’inscrit dans le cadre de la rentrée politique du parti indépendantiste : « qui est aussi une rentrée sociale », dira de son côté Petr’Anto Tomasi, évoquant les dernières actions et le travail de ces derniers jours sur l’accès à la propriété et les logements sociaux.