Figure incontournable de l’humour et de la chanson corse, Hubert Tempête a reçu, ce mercredi 23 septembre, la médaille de la Ville de Bastia des mains de Gilles Simeoni. Un hommage rendu à près de 90 ans à celui qui, depuis des décennies, fait vivre la macagne bastiaise sur scène.
(Photos Gérard Baldocchi)
« À partir de demain, je ne discute plus avec ceux qui n’ont pas de médaille », a lancé Hubert Tempête juste après avoir reçu des mains de Gilles Simeoni la médaille de la Ville de Bastia. Même dans les moments les plus solennels, celui qui a érigé la macagne bastiaise au rang d’art n’a pas pu s’en empêcher, avant d’entonner la chansonnette.
Laissant éclater de longs applaudissements et rires dans l’assistance, composée de sa famille, d’amis, d’élus et d’artistes comme Feli, I Mantini ou encore des membres du groupe L’Albinu, venus assister à l’hommage mérité que lui devait sa ville. « J’ai l’honneur de partager la scène avec un grand artiste. Le moment est venu, enfin, que votre ville vous rende l’hommage légitime qui vous est dû », lui dira Gilles Simeoni avant de parler de l’homme derrière « Tempête ».
Hubert Barbaggio, de son vrai nom, qui, à l’aube de ses 90 ans et depuis des décennies, « incarne l’esprit de cette ville, de ses langues, son art de vivre et sa joie de vivre ». Celui des « moments heureux, des risate et des macagne », mais aussi des lieux mythiques aujourd’hui disparus de la vie bastiaise comme « le Ranch Mangano, le Paradis Terrestre ou encore la Pizzeria », se remémore le maire de Bastia.
Au fil de sa très longue carrière, Hubert Tempête a su imposer sa patte. Celle de jouer avec les mots. L’un de ses plus grands succès, « Où vas-tu Bastia ? », composé au moment de l’épopée européenne du Sporting Étoile Club de Bastia en 1978, est devenu un classique de la chanson corse, dont l’expression est aussi entrée dans le langage commun lorsqu’il s’agit d’évoquer le ballon et même la politique.
Modeste et pudique, l’artiste ne s’étalera pas sur la remise de sa médaille ! « Je suis très heureux, je pense que c’est bien. Et grâce à vous tous, je continue à faire mon spectacle et jusqu’à la fin, je le ferai », dira-t-il, préférant plutôt lire l’un de ses textes sur « le déséquilibre universel ».
Sous son allure nonchalante, Hubert Barbaggio laisse un héritage artistique qui lui est propre et ne rechigne pas à travailler son art. Celui qui a encore, et pour longtemps on l’espère, des dizaines de nouveaux textes dans ses cahiers reste une source d’inspiration pour toutes les générations. Dumè Monti, fondateur d’I Kongoni, qui a réalisé plusieurs vidéos avec Hubert Tempête, ne cache pas son admiration : « On s’aperçoit qu’on écrit des choses qui se rapprochent de ce qu’il a fait il y a 30 ans ! », avant de poursuivre : « Un artiste emblématique pour nous, pour la jeunesse, pour Bastia et pour la Corse. Ce qui est important dans l’humour, c’est d’être intemporel. Il nous fera toujours rire. »
José Oliva, du groupe I Mantini, le considère comme un « père spirituel » qui a su « porter la macagna bastiaccia sur scène », avec « l’intelligence » de quelqu’un qui peut « vous citer des passages entiers de Molière et de Racine ». Hubert Tempête s’est dit fier de voir la jeunesse reprendre ses chansons. Le meilleur hommage pour celui qui, lorsqu’on lui demande ce qu’il aimerait que l’on retienne de lui, répond tout simplement : « Ma modestie. »
« À partir de demain, je ne discute plus avec ceux qui n’ont pas de médaille », a lancé Hubert Tempête juste après avoir reçu des mains de Gilles Simeoni la médaille de la Ville de Bastia. Même dans les moments les plus solennels, celui qui a érigé la macagne bastiaise au rang d’art n’a pas pu s’en empêcher, avant d’entonner la chansonnette.
Laissant éclater de longs applaudissements et rires dans l’assistance, composée de sa famille, d’amis, d’élus et d’artistes comme Feli, I Mantini ou encore des membres du groupe L’Albinu, venus assister à l’hommage mérité que lui devait sa ville. « J’ai l’honneur de partager la scène avec un grand artiste. Le moment est venu, enfin, que votre ville vous rende l’hommage légitime qui vous est dû », lui dira Gilles Simeoni avant de parler de l’homme derrière « Tempête ».
Hubert Barbaggio, de son vrai nom, qui, à l’aube de ses 90 ans et depuis des décennies, « incarne l’esprit de cette ville, de ses langues, son art de vivre et sa joie de vivre ». Celui des « moments heureux, des risate et des macagne », mais aussi des lieux mythiques aujourd’hui disparus de la vie bastiaise comme « le Ranch Mangano, le Paradis Terrestre ou encore la Pizzeria », se remémore le maire de Bastia.
Au fil de sa très longue carrière, Hubert Tempête a su imposer sa patte. Celle de jouer avec les mots. L’un de ses plus grands succès, « Où vas-tu Bastia ? », composé au moment de l’épopée européenne du Sporting Étoile Club de Bastia en 1978, est devenu un classique de la chanson corse, dont l’expression est aussi entrée dans le langage commun lorsqu’il s’agit d’évoquer le ballon et même la politique.
Modeste et pudique, l’artiste ne s’étalera pas sur la remise de sa médaille ! « Je suis très heureux, je pense que c’est bien. Et grâce à vous tous, je continue à faire mon spectacle et jusqu’à la fin, je le ferai », dira-t-il, préférant plutôt lire l’un de ses textes sur « le déséquilibre universel ».
Sous son allure nonchalante, Hubert Barbaggio laisse un héritage artistique qui lui est propre et ne rechigne pas à travailler son art. Celui qui a encore, et pour longtemps on l’espère, des dizaines de nouveaux textes dans ses cahiers reste une source d’inspiration pour toutes les générations. Dumè Monti, fondateur d’I Kongoni, qui a réalisé plusieurs vidéos avec Hubert Tempête, ne cache pas son admiration : « On s’aperçoit qu’on écrit des choses qui se rapprochent de ce qu’il a fait il y a 30 ans ! », avant de poursuivre : « Un artiste emblématique pour nous, pour la jeunesse, pour Bastia et pour la Corse. Ce qui est important dans l’humour, c’est d’être intemporel. Il nous fera toujours rire. »
José Oliva, du groupe I Mantini, le considère comme un « père spirituel » qui a su « porter la macagna bastiaccia sur scène », avec « l’intelligence » de quelqu’un qui peut « vous citer des passages entiers de Molière et de Racine ». Hubert Tempête s’est dit fier de voir la jeunesse reprendre ses chansons. Le meilleur hommage pour celui qui, lorsqu’on lui demande ce qu’il aimerait que l’on retienne de lui, répond tout simplement : « Ma modestie. »