Sacha Bastelica (Via Citadina) appelle à bâtir un mouvement de gauche à l’échelle de la Corse

Rédigé le 30/08/2026
Christophe Giudicelli

Sacha Bastelica entend désormais porter ses ambitions au-delà de Bastia. Pour sa rentrée politique, le leader de Via Citadina a annoncé, aux côtés d’Ecologia Sulidaria et de Ghjuventù di Manca, vouloir construire un nouveau mouvement de gauche à l’échelle de la Corse. Une première étape avant les prochaines élections territoriales.

Sacha Bastelica (Via Citadina) appelle à bâtir un mouvement de gauche à l’échelle de la Corse

Sacha Bastelica, leader de Via Citadina, faisait sa rentrée politique ce vendredi 28 août à Bastia. Celui qui a réalisé 6,44 % aux dernières élections municipales bastiaises et s’est imposé, à seulement 22 ans, comme l’un des leaders de la gauche en Corse compte bien poursuivre son engagement au-delà du territoire bastiais.

Prochaine étape, la construction : « d’un véritable mouvement politique de gauche à l’échelle de toute la Corse », a lancé Sacha Bastelica devant ses partisans rassemblés place Vincetti, aux côtés de ses partenaires d’Ecologia Sulidaria, représentée par Agnès Simonpietri, et Ghjuventù di Manca.

« Un mouvement qui n’a pas de nom et dont tout reste à construire. » Ce sera la lourde tâche à laquelle il devra s’attaquer en cette rentrée et qui débute avec ces trois premières formations politiques, mais qui vise à s’élargir à toute l’île : « On a envoyé des messages à tout le monde, ceux qui le veulent sont les bienvenus », pour se retrouver autour de valeurs comme « la justice sociale, l’écologie, l’antimafia », a expliqué le leader de Via Citadina.

On ne passera pas par quatre chemins, et pas besoin d’être un analyste politique chevronné pour s’en apercevoir. En Corse, en 2026, la gauche est exsangue sur l’échiquier politique depuis de nombreuses années.

Pourtant, comme l’a rappelé Agnès Simonpietri d’Ecologia Sulidaria : « L’attente en Corse pour un mouvement de gauche, démocratique, autonomiste et solidaire existe. » Elle avance pour preuve les nombreux réseaux d’associations citoyennes en tout genre qui parsèment l’île. Pour celle qui fut un temps conseillère exécutive, au tout début de l’ère Simeoni, l’objectif est aujourd’hui de « mutualiser les forces car la situation est particulièrement difficile ».

Concrètement, donner un poids politique aux idées, valeurs et initiatives de gauche. Sacha Bastelica le martèle : « Des gens qui ont des convictions, il y en a partout. Peut-être qu’ils ont peur de se montrer car l’extrême droite est aux portes du pouvoir », et lance un appel pour « s’engager politiquement pour changer la Corse ».

Critiquant la majorité territoriale, qu’il juge « de droite et libérale », il dresse le bilan d’une politique actuelle qui ne « permet pas de lutter contre la spéculation, de vivre mieux ou encore d’avoir une autonomie alimentaire ». Sous une chaleur de plomb, c’est aussi la gestion de l’eau et le plan Acqua Nostra qui ont été critiqués par les mouvements.
Une fois le socle de ce nouveau mouvement de gauche posé, le cap sera mis sur les prochaines élections territoriales. Avec l’objectif de présenter une liste pour « proposer des politiques ambitieuses pour la Corse », a conclu Sacha Bastelica.