Réunis jeudi soir devant les préfectures de Bastia et d’Ajaccio, les soutiens de Scola Corsa ont maintenu la pression sur l’État afin d’obtenir la contractualisation de onze postes et la sécurisation budgétaire du réseau d’écoles immersives. Malgré une journée marquée par plusieurs rencontres avec les représentants de l’État, les discussions n’avaient toujours pas permis de déboucher sur un accord en soirée.
(Photos Gérard Baldocchi)
Faute de réponse de l’État à leurs revendications - à savoir la contractualisation de onze postes et la sécurisation budgétaire du réseau d’écoles immersives - les membres du comité de soutien à Scola Corsa se sont de nouveau réunis jeudi en fin de journée devant les préfectures de Bastia et d’Ajaccio. Cette mobilisation intervient alors que deux délégations ont été reçues dans la journée. À Ajaccio, des représentants du collectif ont d’abord rencontré les présidents des différents groupes siégeant à l’Assemblée de Corse avant d’être reçus, dans l’après-midi, par le préfet de région et le recteur de l’académie de Corse. À Bastia, une seconde délégation s’est entretenue avec la préfète de Haute-Corse, en visioconférence avec la réunion organisée à Ajaccio. Une motion de soutien à Scola Corsa a par ailleurs été adoptée lors de la session de l’Assemblée de Corse.
À Bastia, une centaine de personnes - parents d’élèves, enseignants, élus et soutiens - avaient fait le déplacement pour faire entendre leur voix. Après plus d’une heure et demie d’attente, et alors qu’aucune avancée n’avait filtré des discussions en cours, les manifestants ont décidé de rejoindre la Maison des Affaires sociales, où se tenait l’entretien avec la préfète. Munis de pancartes « A mo scola, a mo vita », « Ùn tuccà à a mo scola », « A mo lingua, u mo avvene » ou encore « Parlà corsu, ghjè esse corsu, ghjè esse mondu », ils ont remonté l’avenue Jean-Zuccarelli afin d’apporter leur soutien aux six représentants de Scola Corsa engagés dans les discussions avec les services de l’État.
Après près de six heures de réunion, les échanges ont finalement été suspendus peu après 21 heures. Resté à l’intérieur du bâtiment, Sylvain Giannecchini a tenu à informer les personnes rassemblées à l’extérieur de l’état des négociations. Selon lui, aucune garantie jugée satisfaisante n’avait alors été obtenue. « Nous ne bougerons pas tant que les garanties proposées ne nous conviendront pas », a-t-il lancé. Avant d'ajouter : « On a toujours tenu nos promesses, et elles seront tenues ce soir aussi. »