Présenté en octobre dernier au festival Arte Mare, le très beau et très émouvant documentaire de Jérémy Alberti est à l’affiche du Régent jusqu’au 27 janvier.
« En 2021, en filmant ma grand-mère et ses sœurs dans mon village natale de Moncale, j’ai découvert qu’elle entretenait un lien presque mystique avec ses rêves, mais aussi avec ce qu’elle percevait lorsque seule chez elle. Ce qu’elle entend, ce qu’elle voit, pour elle, ce ne sont pas des hallucinations, mais des signes » explique son réalisateur et acteur Jérémy Alberti qui a, en effet, été à l’affiche de « La Papesse Jeanne » (2016), « Chocolat » (2016), Les Exilés (2015), « Une vie violente » (2017), Back to Corsica (2019), « I Comete » (2021) ...
Avec ce documentaire il passe donc de l’autre côté de la caméra, apportant un beau témoignage de la relation privilégiée qu'il a avec sa grand-mère. « C'est un film documentaire de 52 minutes qui parle de la disparition, la question de la disparition, plus que de la mort. Un film intimiste. J'ai passé presque quatre ans avec ma grand-mère et je l'ai filmée dans son intimité la plus profonde. Je me suis assez rapidement rendu compte qu'elle avait un rapport très fort avec ses rêves et qu'on avait quelque chose en commun : La présence de nos morts, qui sont nos fantômes. Et j'ai vraiment voulu aller vers ça dans ce film car j’avais la conscience que les choses étaient en train de disparaître dans ce village. En tout cas, cette génération-là, la génération de ma grand-mère qui a 95 ans qui vit seule dans son village de Moncale depuis 30 ans, après le décès de son mari. Elle vit avec ses trois sœurs, toutes veuves également. Et j’ai eu envie de saisir ces instants dans un village qui n'est plus habité quasiment que par des femmes. De pointer aussi une génération, qui a eu la langue corse comme langue maternelle, disparaître avec cette langue. C'était pour moi presque un devoir de mémoire. Petit à petit, le tournage a évolué, touchant des couches un peu plus profondes sur la question de la mort et des fantômes. Et de ces présences-là, parce que ce sont des personnes qui connaissent plus de monde au cimetière que dans le village ».
À savourer sur grand écran au Régent ce samedi 24 à 16h25, dimanche 25 à 14 heures et mardi 27 à 19 hzures.
Avec ce documentaire il passe donc de l’autre côté de la caméra, apportant un beau témoignage de la relation privilégiée qu'il a avec sa grand-mère. « C'est un film documentaire de 52 minutes qui parle de la disparition, la question de la disparition, plus que de la mort. Un film intimiste. J'ai passé presque quatre ans avec ma grand-mère et je l'ai filmée dans son intimité la plus profonde. Je me suis assez rapidement rendu compte qu'elle avait un rapport très fort avec ses rêves et qu'on avait quelque chose en commun : La présence de nos morts, qui sont nos fantômes. Et j'ai vraiment voulu aller vers ça dans ce film car j’avais la conscience que les choses étaient en train de disparaître dans ce village. En tout cas, cette génération-là, la génération de ma grand-mère qui a 95 ans qui vit seule dans son village de Moncale depuis 30 ans, après le décès de son mari. Elle vit avec ses trois sœurs, toutes veuves également. Et j’ai eu envie de saisir ces instants dans un village qui n'est plus habité quasiment que par des femmes. De pointer aussi une génération, qui a eu la langue corse comme langue maternelle, disparaître avec cette langue. C'était pour moi presque un devoir de mémoire. Petit à petit, le tournage a évolué, touchant des couches un peu plus profondes sur la question de la mort et des fantômes. Et de ces présences-là, parce que ce sont des personnes qui connaissent plus de monde au cimetière que dans le village ».
À savourer sur grand écran au Régent ce samedi 24 à 16h25, dimanche 25 à 14 heures et mardi 27 à 19 hzures.