Devant ses militants et avec ses alliés du Rassemblement national et de l’UDR, Nicolas Battini, leader de Mossa Palatina, est officiellement entré dans la campagne des municipales à Bastia ce 28 novembre avec « Populu di Bastia ». Une démarche « populiste » assumée dont l’objectif est de redonner la priorité aux Corses.
- Qu’est-ce qui a motivé votre candidature ?
- C’est la même chose qui la motivait aux dernières législatives. C’est la volonté de monétiser, d’un point de vue politique et électoral, la parole qui est la nôtre et le combat que nous menons au sein du nationalisme corse pour le réformer et le pousser vers des préconisations populistes et plutôt de droite. Mais aussi la volonté de faire comprendre aux autres forces politiques en présence que nous avons une capacité de nuisance et une possibilité d’alternance municipale.
- Votre démarche : « Populu di Bastia »
- C’est un symbole représentatif de la doctrine populiste, qui est la nôtre, et qui s’emploie à définir notre priorité. Avec pour boussole les intérêts du peuple et des classes populaires.
- Vous n’êtes pas seul, vous partez avec le Rassemblement national et l’UDR.
- Aujourd’hui, les conditions politiques ont évolué dans le sens de notre prise de force, car nous avons réussi à établir, par un travail politique de plusieurs mois, une plateforme commune entre Mossa Palatina, le Rassemblement national et l’UDR. Cette campagne municipale prend pour nous une autre tournure, car nous l’engageons avec une force conséquente du point de vue du potentiel électoral.
- Vous êtes nationaliste. Cette union avec le RN et l’UDR n’est pas forcément concevable pour certains nationalistes.
- Il y a eu des mutations de la société corse et de la société occidentale en général, et puis aussi des positionnements des différents partis politiques. J’incarne aujourd’hui la volonté d’une profonde réforme du nationalisme corse. Je veux un nationalisme corse qui se tourne vers des forces populistes de droite pour s’entendre avec elles sur la pertinence de nos revendications.
Autour de notre proposition, on a des personnes qui se définissent comme nationalistes corses, d’autres comme des Corses de droite, du Rassemblement national, et puis aussi des personnes qui viennent d’une gauche qui a été trahie par le wokisme. Une gauche ouvrière qui veut défendre les conditions de vie et les intérêts des travailleurs. La grande performance dans cette pré-campagne, c’est d’établir des points de convergence et une union solide, contrairement à d’autres forces politiques à Bastia qui n’ont pas réalisé l’union qu’elles espéraient.
- C’est aussi un moyen pour Mossa Palatina de compter sur les électeurs du Rassemblement national.
- Nous nous appuyons sur nos discours, mais il est évident que le RN, avec qui nous avons contracté un partenariat politique sur le long terme à travers l’Unione di i Patriotti, partage les mêmes constats que nous concernant l’état de précarisation absolue des travailleurs et des classes populaires. C’est aussi ce constat commun et le discours qu’ils tiennent au niveau national qui leur permet d’engranger un large plébiscite.
- Draguer aussi l’électorat nationaliste qui vote RN aux élections nationales ?
- Il ne s’agit pas de draguer. Je pense qu’il y a un électorat nationaliste corse qui est naturellement positionné autour de nos propositions, et qui l’a été lors des dernières législatives, et présent par habitude dans d’autres offres nationalistes avant notre existence. Je pense que nous allons fédérer l’essentiel des nationalistes corses qui ont une vision de notre société, auxquels nous allons agréger un électorat RN, mais aussi celui des abstentionnistes qui ne se retrouvaient pas dans les configurations politiques précédentes. Mais aussi une partie de cette gauche des travailleurs et des fonctionnaires qui ne se sentent plus défendus par une gauche qui ne s’occupe que des minorités et des revendications délirantes du wokisme.
- Quel bilan faites-vous de la mandature nationaliste à la mairie de Bastia ?
- Il est partagé par des milliers de Bastiais. Notamment quand on évoque les questions de sécurité, les conditions d’attribution des logements sociaux. On voit des personnes âgées abandonnées face à des situations de harcèlement et d’insécurité liées aussi à l’immigration récente et massive qui a remplacé les familles corses dans leur immeuble. Derrière son vocable de nationalisme qui ne veut plus rien dire aujourd’hui, c’est une majorité de gauche, voire d’extrême gauche sur un certain nombre de sujets. Aujourd’hui, il faut se positionner. Il faut dire si nous sommes un nationaliste corse proche de Mélenchon, Macron ou Marine Le Pen. C’est pour ça que nous avons porté cette union avec le Rassemblement national qui nous permet d’avoir une cohérence totale entre ce que nous disons et ce que nous voulons faire.
- Quel est le programme de « Populu di Bastia » ?
- Il est très clair. On aura l’occasion de le décliner dans le détail. Mais c’est la priorisation des Corses dans l’attribution des HLM, pour les questions de places en crèche et tout ce que la commune peut mettre à disposition des citoyens pour améliorer le confort de vie. Moraliser la vie publique avec un abaissement de 30 à 50 % des indemnités des élus, car nous voulons promouvoir une gestion rigoureuse de la ville, qui est très endettée. Ce sera le rétablissement du débat sur le port de Bastia, car nous voulons promouvoir un développement économique harmonieux mais qui s’empare pleinement de la question touristique et balnéaire. Le centre-ville de Bastia a vocation à s’ouvrir sur la mer. Nous sommes favorables à un déplacement du port de Bastia vers l’extérieur de la ville pour des questions de normes, de sécurité et d’aménagement urbanistique. Et à la mise en place d’un port de plaisance devant la place Saint-Nicolas pour permettre une irrigation, créatrice de richesse et d’emplois, par la mer de tout le centre-ville.
- Vous mettez aussi en avant la sécurité au cœur de votre programme.
- C’est aussi la sécurisation des lieux où vivent les classes populaires. L’armement de la police municipale par une réattribution des missions, pour défendre les personnes qui sont en position de précarité sécuritaire. La création d’une brigade d’intervention municipale de cinq fonctionnaires armés qui auront vocation à mener des missions d’intervention bien précises lorsque des situations problématiques se posent. Notamment en termes de désordre constant dans certains immeubles, face à des comportements de plus en plus banlieurisant et racaillisant .
- Votre ambition électorale est claire également ?
- Le but, c’est de prendre la ville et, à défaut, de représenter la première force d’opposition. Les triangulaires et quadrangulaires peuvent être très redoutables pour les sortants.
- C’est la même chose qui la motivait aux dernières législatives. C’est la volonté de monétiser, d’un point de vue politique et électoral, la parole qui est la nôtre et le combat que nous menons au sein du nationalisme corse pour le réformer et le pousser vers des préconisations populistes et plutôt de droite. Mais aussi la volonté de faire comprendre aux autres forces politiques en présence que nous avons une capacité de nuisance et une possibilité d’alternance municipale.
- Votre démarche : « Populu di Bastia »
- C’est un symbole représentatif de la doctrine populiste, qui est la nôtre, et qui s’emploie à définir notre priorité. Avec pour boussole les intérêts du peuple et des classes populaires.
- Vous n’êtes pas seul, vous partez avec le Rassemblement national et l’UDR.
- Aujourd’hui, les conditions politiques ont évolué dans le sens de notre prise de force, car nous avons réussi à établir, par un travail politique de plusieurs mois, une plateforme commune entre Mossa Palatina, le Rassemblement national et l’UDR. Cette campagne municipale prend pour nous une autre tournure, car nous l’engageons avec une force conséquente du point de vue du potentiel électoral.
- Vous êtes nationaliste. Cette union avec le RN et l’UDR n’est pas forcément concevable pour certains nationalistes.
- Il y a eu des mutations de la société corse et de la société occidentale en général, et puis aussi des positionnements des différents partis politiques. J’incarne aujourd’hui la volonté d’une profonde réforme du nationalisme corse. Je veux un nationalisme corse qui se tourne vers des forces populistes de droite pour s’entendre avec elles sur la pertinence de nos revendications.
Autour de notre proposition, on a des personnes qui se définissent comme nationalistes corses, d’autres comme des Corses de droite, du Rassemblement national, et puis aussi des personnes qui viennent d’une gauche qui a été trahie par le wokisme. Une gauche ouvrière qui veut défendre les conditions de vie et les intérêts des travailleurs. La grande performance dans cette pré-campagne, c’est d’établir des points de convergence et une union solide, contrairement à d’autres forces politiques à Bastia qui n’ont pas réalisé l’union qu’elles espéraient.
- C’est aussi un moyen pour Mossa Palatina de compter sur les électeurs du Rassemblement national.
- Nous nous appuyons sur nos discours, mais il est évident que le RN, avec qui nous avons contracté un partenariat politique sur le long terme à travers l’Unione di i Patriotti, partage les mêmes constats que nous concernant l’état de précarisation absolue des travailleurs et des classes populaires. C’est aussi ce constat commun et le discours qu’ils tiennent au niveau national qui leur permet d’engranger un large plébiscite.
- Draguer aussi l’électorat nationaliste qui vote RN aux élections nationales ?
- Il ne s’agit pas de draguer. Je pense qu’il y a un électorat nationaliste corse qui est naturellement positionné autour de nos propositions, et qui l’a été lors des dernières législatives, et présent par habitude dans d’autres offres nationalistes avant notre existence. Je pense que nous allons fédérer l’essentiel des nationalistes corses qui ont une vision de notre société, auxquels nous allons agréger un électorat RN, mais aussi celui des abstentionnistes qui ne se retrouvaient pas dans les configurations politiques précédentes. Mais aussi une partie de cette gauche des travailleurs et des fonctionnaires qui ne se sentent plus défendus par une gauche qui ne s’occupe que des minorités et des revendications délirantes du wokisme.
- Quel bilan faites-vous de la mandature nationaliste à la mairie de Bastia ?
- Il est partagé par des milliers de Bastiais. Notamment quand on évoque les questions de sécurité, les conditions d’attribution des logements sociaux. On voit des personnes âgées abandonnées face à des situations de harcèlement et d’insécurité liées aussi à l’immigration récente et massive qui a remplacé les familles corses dans leur immeuble. Derrière son vocable de nationalisme qui ne veut plus rien dire aujourd’hui, c’est une majorité de gauche, voire d’extrême gauche sur un certain nombre de sujets. Aujourd’hui, il faut se positionner. Il faut dire si nous sommes un nationaliste corse proche de Mélenchon, Macron ou Marine Le Pen. C’est pour ça que nous avons porté cette union avec le Rassemblement national qui nous permet d’avoir une cohérence totale entre ce que nous disons et ce que nous voulons faire.
- Quel est le programme de « Populu di Bastia » ?
- Il est très clair. On aura l’occasion de le décliner dans le détail. Mais c’est la priorisation des Corses dans l’attribution des HLM, pour les questions de places en crèche et tout ce que la commune peut mettre à disposition des citoyens pour améliorer le confort de vie. Moraliser la vie publique avec un abaissement de 30 à 50 % des indemnités des élus, car nous voulons promouvoir une gestion rigoureuse de la ville, qui est très endettée. Ce sera le rétablissement du débat sur le port de Bastia, car nous voulons promouvoir un développement économique harmonieux mais qui s’empare pleinement de la question touristique et balnéaire. Le centre-ville de Bastia a vocation à s’ouvrir sur la mer. Nous sommes favorables à un déplacement du port de Bastia vers l’extérieur de la ville pour des questions de normes, de sécurité et d’aménagement urbanistique. Et à la mise en place d’un port de plaisance devant la place Saint-Nicolas pour permettre une irrigation, créatrice de richesse et d’emplois, par la mer de tout le centre-ville.
- Vous mettez aussi en avant la sécurité au cœur de votre programme.
- C’est aussi la sécurisation des lieux où vivent les classes populaires. L’armement de la police municipale par une réattribution des missions, pour défendre les personnes qui sont en position de précarité sécuritaire. La création d’une brigade d’intervention municipale de cinq fonctionnaires armés qui auront vocation à mener des missions d’intervention bien précises lorsque des situations problématiques se posent. Notamment en termes de désordre constant dans certains immeubles, face à des comportements de plus en plus banlieurisant et racaillisant .
- Votre ambition électorale est claire également ?
- Le but, c’est de prendre la ville et, à défaut, de représenter la première force d’opposition. Les triangulaires et quadrangulaires peuvent être très redoutables pour les sortants.


